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PLANTES MALVACÉES

La famille des malvacées comprend un très grand nombre de genres, dont la plupart sont étrangers à l’Europe, et ce département n'en possède que trois, savoir : la mauve, la guimauve et l’hibisque. Les principaux caractères de cette famille sont : 1° des feuilles alternes, souvent palmées, digitées ou lobées, toujours munies à leur base de deux stipules axillaires ; 2° un calice, souvent double, à cinq divisions ; 3° une corolle régulière formée de cinq pétales ordinairement réunis dans la partie inférieure et adhérents à la base d’une colonne tuberculeuse ; 4° plusieurs étamines dont les filaments, réunis dans leur plus grande étendue, forment un tube cylindrique qui enveloppe le style et dont la base se confond avec la corolle ; 5° un ovaire simple, un seul style, ordinairement divisé ; 6° une capsule multiloculaire ou plusieurs petites capsules disposées en verticille autour de la base du style.

Si les familles des plantes étaient susceptibles d’orgueil comme celle des Scipion et tant d’autres que je ne veux pas nommer, la famille des malvacées pourrait se glorifier de renfermer dans son sein l'arbre précieux dont le fruit est la base du chocolat, différentes espèces de gossypium qui nous fournissent le coton, et les plantes médicinales les plus utiles à raison du mucilage qu'elles contiennent dans leurs différentes parties.

Les substances mucilagineuses sont employées avec un succès non équivoque dans toutes les maladies inflammatoires et principalement dans les phlegmasies des membranes muqueuses et dans les ulcérations qui en sont la suite.

Le médecin doit les avoir pour ainsi dire sous la main dans l’angine gutturale et trachéale, dans le catarrhe pulmonaire, dans les inflammations de l'estomac et des intestins, surtout lorsqu'elles sont l'effet de poisons corrosifs, dans la dysenterie, dans les affections inflammatoires, calculeuses ou ulcéreuses des voies urinaires, dans les inflammations et dans les ulcères de la matrice, etc. La nature n’a voulu nous accorder qu’un petit nombre d’espèces malvacées, maïs elle a choisi celles dans lesquelles le mucilage est le plus pur et le plus abondant ; et la multiplication spontanée des individus compense la disette des genres et des espèces.

L'écorce des plantes malvacées peut être convertie en filasse, dont on peut faire des cordes, et peut-être aussi de bons tissus.

MAUVE (1). Calice double : l'extérieur à trois folioles. Plusieurs capsules monospermes disposées circulairement en verticille.

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