Mauve sauvage. Dec. FL. FR., IV
Malva sylvestris. Willd., Sp. pL., III, 787.
Tige droite, herbacée. Feuilles découpées en sept lobes crénelés, obtus, quelquefois aigus. Pédoncules et pétioles velus. Bisannuelle.
a. Fleurs rouges.
b. Fleurs blanches.
Cette plante, connue dans les environs de Pau sous le nom vulgaire de cousine, croit naturellement dans les champs, dans les haies et dans les places incultes. Elle se multiplie sans culture dans les jardins et on la trouve partout dans nos villes et dans nos campagnes.
Le mucilage est plus abondant dans ses feuilles que dans les autres parties, et comme elle en produit abondamment dans toutes les saisons elle offre dans tous les temps et dans tous les lieux une grande ressource pour la cuisine et pour le traitement des maladies inflammatoires. La nature a indiqué ses vertus adoucissantes et émollientes par la douceur et par la mollesse de ses feuilles. Son nom grec wxh4yn exprime cette mollesse, et l'utilité de cette plante était si généralement reconnue dans la plus haute antiquité qu'Hésiode traite d'imbéciles ceux qui ne savent pas combien la mauve est salutaire : vartot 000 Ioucuwv... ‘hoov àv WadXyNn LÉ Ovetap.
Les feuilles de la mauve sauvage sont rarement employées comme remède à l'intérieur. On en prescrit seulement la décoction en lavage pour favoriser l’action des purgatifs ; mais on la mêle tous les jours aux épinards, à la bourrache et autres plantes potagères pour en préparer des soupes avec un bouillon de viande ou simplement à l’eau avec un peu de graisse. Ces soupes, connues sous le nom vulgaire de cousinette, sont préférables aux soupes ordinaires dans les convalescences et dans les maladies chroniques. Les fleurs de mauve sont employées en infusion édulcorée avec le sirop de guimauve ou de capillaire dans les catarrhes pulmonaires. On en ajoute souvent une