Vesce multiflore. Mut. FL. FR., I
Orobus aristatus. La Peyr. FL. DES PyR.
Eaux -Bonnes.
10, Vesce fève. DICT. BOT., n° 46.
Vicia faba. Willd. Sp. PL., IT, 1111.
Gousses sessiles, ternées. Folioles ovales et très entières. Pétioles dépourvus de vrilles. Stipules sagittées, dentées à la base. Fleurs blanches avec une grande tache noire au milieu de chaque aile. | a. Faba major, la fève des marais.
b. Faba minor, la feverolle.
Cette plante, originaire des bords de la mer Caspienne, est généralement cultivée dans les champs et dans les jardins. Ses grandes feuilles et ses jeunes tiges engraissent promptement les bœufs et les chevaux, les brebis et les chèvres, qui les mangent avec avidité. Ses fleurs très précoces sont une des principales ressources des abeilles au retour du printemps. Ses graines, connues sous le nom de fèves, sont très nourrissantes ; comme elles sont très volumineuses et que la nature nous les offre dans la saison de la plus grande cherté des grains, elles sont d’une grande ressource pour économiser le pain dans les familles nombreuses. On les sert sur les meilleures tables, préparées en ragoût lorsqu'elles sont jeunes, ou en purée après avoir été dépouillées de leur robe coriace. On sait que les pythagoriciens ne mangeaient point de fèves, mais il ne faut pas croire qu'ils fussent déterminés par la crainte d'y rencontrer les âmes des morts, comme quelques auteurs l'ont dit sérieusement (Cicéron. De divinitate, lib. I.) et quelques autres en plaisantant.
O ! quando faba Pythagoræ cognata...
(Horace. Satire 6, lib. Il.)
Plutarque dit avec une plus grande apparence de raison que Pythagore, en recommandant à ses disciples l’abstinence des fèves, entendait leur interdire l'administration des affaires publiques : on se servait de fèves pour compter les suffrages (ITeot raiduv 4ywyñc.). Aristote avait indiqué le même motif dans l’énumération des causes qui pouvaient avoir donné lieu à ce précepte, et celle que Cicéron indique ne s’y trouve point comprise (Diogène Laërce, dans la vie de Pythagore.). Tant de contes absurdes et contradictoires sur la vie et les opinions d’un si grand philosophe ne viennent que d'une grande erreur qui consiste à regarder le dogme de la métempsychose comme la base de sa doctrine, alors qu'il n’était évidemment qu'une fiction très ingénieuse pour accréditer ses principes fondamentaux sur l'abstinence des viandes.
— 577 — DIADELPHIE — DÉCANDRIE
Les fèves, considérées comme un aliment médicamenteux, sont convenables dans la diarrhée habituelle et à la fin de la dysenterie. Considérées comme remède externe, leur farine est souvent la base des cataplasmes résolutifs ou maturatifs. Toutes les autres espèces de vesce sont très nuisibles aux moissons par leurs vrilles, qui empêchent le développement des blés, et par leurs ramifications, qui les étouffent. La fève, au contraire, qui n’a point de vrilles, et dont la tige droite et ferme offre un excellent soutien aux blés, devrait engager les cultivateurs à en garnir les bords des sillons.
ASTRAGALE (1). Gousse biloculaire, gibbeuse.
Carène prolongée en pointe droite. Cloison formée par le repli de la suture supérieure. (Oxytropis de de Candolle.)