‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 833 sur 1213 · Trèfle étalé. Dec. FL. FR., IV · texte numérisé non relu

Trèfle étalé. Dec. FL. FR., IV

Trifolium procumbens. Willd. Sr. pL., III, 1383. Épis ovoïdes. Fleurs imbriquées. Étendards inclinés sur les fear) striés longitudinalement et persistants. Folioles obovales. Fleur jaune. Annuelle.

Cette plante, extrêmement commune dans nos champs, offre un grand nombre de variétés qui la rapprochent du trifolium agrarium, du trifolium spadiceum et du trifolium filiforme. Tantôt droite, tantôt couchée, ses rameaux sont toujours étalés. Les fleurs sont ordinairement serrées : j'en ai compté jusqu'a cinquante dans chaque épi ; mais souvent aussi on n’en trouve que sept ou huit un peu lâches. Les feuilles sont tantôt glabres, tantôt velues, ainsi que le calice. Mais dans toutes ces variétés il y a toujours deux caractères invariables : la foliole intermédiaire pétiolée et l'étendard régulièrement sillonné. Elle offre aux bestiaux une excellente pâture après la moisson. On pourrait augmenter la provision des fourrages en la fauchant ;

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mais nos cultivateurs préfèrent l'engrais qui résulte de la destruction du chaume et des excréments d'animaux qu’ils y introduisent.

MÉLILOT (1). Fleurs en grappe. Gousse polysperme, saillant hors du calice, tombant sans s'ouvrir. Calice du trèfle. Feuilles ternées,

1, Mélilot officinal. DicT. BOT., n° 2.

Melilotus officinalis Trifolium officinale. Willd. SP. pL., Il, 1355. Gousse disperme, aiguë, ridée, nue. Stipules lancéolées -subulées sans division. Tige droite. Annuelle. Bisannuelle.

a. Mélilot blanc.

b. Melilotus altissima.

Fleurs jaunes, blanches dans la premiere variété, quelquefois aussi dans la seconde.

Le mélilot officinal croît naturellement dans la plupart des cantons situés entre le gave de Pau et les Pyrénées ; on le trouve aussi dans les cantons de Garlin et de Lembeye. Il préfère les haies et les fossés, où il s'élève souvent jusqu’à deux mètres, sans aucune différence dans les caractères spécifiques, ce qui prouve que le melilotus altissima n’est réellement qu'une variété du mélilot officinal, dont la hauteur est ordinairement au-dessous d’un mètre dans les lieux découverts. Nous voilà donc en possession d’une plante indigène recommandée comme un excellent fourrage, très volumineuse par ellemême et susceptible d'acquérir par la culture un développement considérable. Tantôt annuelle, tantôt bisannuelle, elle serait préférable au trèfle incarnat pour utiliser les terres destinées aux jachères ; car si on la fauchait avant l'apparition des fleurs elle repousserait vigoureusement de la racine et on pourrait profiter de deux ou trois récoltes, au lieu que le trèfle incarnat périt infailliblement après la première coupe.

Les fleurs du mélilot ont une odeur qui devient plus agréable par la dessication. Elles sont au nombre des meilleurs remèdes résolutifs et nous avons grand tort de ne pas imiter les anciens, qui les prescrivaient si fréquemment, avec les fleurs de camomille, que ces deux plantes faisaient la fortune des apothicaires.

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