Lotier corniculé. DicT. BOT., n
Lotus corniculatus. Willd. Sp. PL., III, 1395. Fleurs en tête déprimée ou globuleuse. Tiges couchées, quelquefois droites. Gousse cylindrique, ouverte. Vivace. a. Lotus major, capitulis globosis.
b. Lotus villosus, capitulis dimidiatis.
c. Lotus tenuifolius, capitulis paucifloris.
Cette plante est un véritable Protée. Tantôt droite, tantôt couchée, ordinairement glabre, souvent plus ou moins velue, ici d’une petite taille, là d’une grandeur démesurée, portant sa tête ornée de plus de vingt fleurs dans un endroit, n’en ayant que deux ou trois dans un autre ; on dirait qu'elle se
1. — Tant de plantes ont été désignées sous le nom de Awtôs ou de lotus qu’il est impossible de s’y reconnaître. Outre plusieurs légumineuses il y a notamment un zizyphus et un nymphæa.
joue des botanistes en leur offrant l'espoir glorieux d'annoncer la découverte de trois ou quatre nouvelles ‘espèces et en les détrompant toujours par la forme invariable de ses gousses cylindriques, roides et constamment ouvertes presqu'horizontalement. Toutes les variétés peuvent se rapporter à trois déjà connues que j'ai indiquées sous les lettres a, b, c. La première s'élève jusqu'à un mètre dans les haies et dans les buissons. Les fleurs, réunies au nombre de vingt et plus, forment des têtes plus souvent globuleuses qu’aplaties. La seconde, ordinairement couchée dans les pâturages, est remarquable par l'abondance des poils, qui lui donnent un aspect blanchâtre. Ses tiges n'ont que six à huit pouces de longueur et ses fleurs, souvent disposées d’un seul côté, forment des têtes aplaties plus ou moins imparfaites. Enfin dans la troisième variété les tiges sont filiformes, tantôt droites, tantôt couchées ; les feuilles glabres ou velues ont leurs folioles lancéolées, et il n’y a qu'un très petit nombre de fleurs, souvent deux ou trois sur chaque pédoncule. Dans les deux autres les folioles sont ovales, obtuses et quelquefois un peu mucronées avec deux stipules à peu près semblables. Dans toutes les variétés les fleurs odoriférantes sont d’un beau jaune et la surface intérieure des pétales est rouge avant leur épanouissement. Les bestiaux dédaignent cette plante.
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