‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 872 sur 1213 · Liondent hispide. Dicr. BOT., n · texte numérisé non relu

Liondent hispide. Dicr. BOT., n

Leontodon hispidum. Lin. sp., 1124.

Toutes les écailles calicinales droites. Feuilles dentées, hispides ; les crins fourchus. Vivace.

Hampes droites, cylindriques, striées, garnies de poils blancs un peu durs et la plupart fourchus, longues d'un à deux pieds, épaissies vers le sommet, portant deux ou trois petites écailles linéaires et hispides. Feuilles étroites, longues de quatre à neuf pouces, plus ou moins profondément sinuées des deux côtés, formant des dents ou des découpures plus ou moins obliquement contournées, couvertes de poils blancs un peu durs et la plupart fourchus. Fleur jaune, solitaire et terminale, ayant un pouce et demi de diamètre, pendante avant la floraison. Écailles calicinales toutes droites, un peu lâches, couvertes de poils blancs plus longs que ceux de la tige et presque tous sans division. Demi-fleurons jaunes, sillonnés, à cinq dents, quelquefois colorés en dessous. Réceptacle nu. Aigrette sessile et plumeuse. Semences striées et linéaires.

Cette plante est très commune dans les prés, où elle ne cesse de fleurir depuis le commencement du printemps jusqu'au commencement de l'hiver. Ses feuilles droites et en touffes nombreuses garnissent très bien le sol des

prairies sans gêner les autres plantes.

2, Liondent écailleux. Dec. FL. FR., IV, 54.

Leontodon pyrenaïcus. Gren. et Godr. FL. DE FR., Il, 298.

Crêtes alpines : Anouillasse, Pambécibé.

1. — }éwv, lion ; 60vs, oùdvr0<, dent. Dentelure des feuilles.

Æ Gir — SYNGÉNÉSIE — POLYGAMIE ÉGALE

ÉPERVIÈRE (1). Réceptacle nu. Calice imbriqué, ovale, quelquefois caliculé. Aigrette sessile, capillaire.

A). Hampe nue, uniflore.

1. EÉpervière piloselle. Dec. FL. FR., IV, 23. Hieracium pilosella. Willd. Sr. pL., III, 1563. Feuilles très entières, ovales, cotonneuses en dessous. Drageons rampants. Vivace.

Hampes simples, uniflores, cylindriques, garnies de poils noirâtres et glanduleux, longues de quatre à six pouces. Rejets traçants partant du collet de la racine. Feuilles toutes radicales, ovales-lancéolées, entières, rétrécies en pétiole, vertes en dessus et garnies de poils blancs un peu roides et écartés ; blanches et cotonneuses en dessous. Fleur jaune, terminale, assez grande.

Calice chargé de poils glanduleux, blancs et noirâtres. Demi-fleurons rouges ou pourprés en dessous. Réceptacle nu. Aigrette sessile, capillaire.

Cette plante est commune sur les crêtes et les revers des fossés et dans les pâturages arides. Les premières fleurs se montrent vers la fin de février. On ne sait trop pourquoi les auteurs de matière médicale l’ont placée parmi les astringents ; elle ne mérite assurément aucune confiance à ce titre ; mais la grande amertume de ses feuilles lui assigne une place à côté de la chicorée et autres plantes semi-flosculeuses dans la liste des remèdes stomachiques, résolutifs et détersifs.

B). Hampe nue, pluriflore.

2, Épervière auricule. Dec. FL. FR., IV, 24.

Hieracium auricula. Willd. Sp. pL., III, 1564. Feuilles très entières, lancéolées. Drageons rampants. Vivace.

Hampe droite, grêle, multiflore, souvent garnie d’une feuille à la base, quelquefois aussi d'une petite au milieu, couverte de poils simples et longs, courts et glanduleux, s’élevant depuis six ou huit pouces jusqu’au delà d’un pied. Rejets traçants partant du collet de la racine. Feuilles lancéolées, entières, quelquefois subdenticulées, garnies de poils blancs, longs, rares surtout vers les bords et sur la côte, d’ailleurs lisses tant supérieurement qu’inférieurement. Fleurs jaunes, petites, n'ayant que sept ou huit lignes de diamètre, disposées au sommet de la hampe en forme de petit corymbe au nombre de trois ou quatre. Calice ovale, imbriqué et un peu caliculé. Écailles calicinales longues, étroites, à bordure blanchâtre ; la carène chargée de poils noirs, simples et glanduleux. Réceptacle nu. Aigrette sessile, capillaire.

Cette espèce croît dans les mêmes lieux que la précédente. On la trouve plus souvent dans les prés secs. Elle fleurit pendant les trois mois du printemps.

1. — fépaë, épervier. La fable raconte que les éperviers s’en servaient pour soigner leurs yeux. C’est pour la même raison que la chélidoine tire son nom des hirondelles.

C). Tige feuillée.

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