Laitron commun. Dicr. BOT., n
Sonchus oleraceus. LIN. SP., 1116.
Pédoncules cotonneux. Calices glabres. Annuelle. a. Laitron doux. Sonchus lœvis, laciniatus, latifolius. BAUH. PIN., 124. b. Laitron piquant, Sonchus asper laciniatus et non laciniatus. BAuH. PIN. 124.
Tige droite, anguleuse, fistuleuse, tendre et remplie d’un suc laiteux abondant, s’élevant jusqu’à deux pieds, souvent jusqu’à trois et quatre dans les bons terrains. Feuilles alternes, glabres, embrassant la tige par deux oreillettes arrondies et comprimées, tantôt lyrées avec un grand lobe terminal, tantôt roncinées, quelquefois presqu’entières, bordées de cils spinuliformes, tantôt flexibles, tantôt raides et piquantes. Fleurs jaunes disposées en corymbes ombelliformes au sommet de la tige et des rameaux. Pédoncules cotonneux dans leur jeunesse, souvent garnis de petits poils glanduleux et rares. Calices glabres, ventrus et coniques, souvent garnis de quelques pointes spinuliformes ou de quelques poils glanduleux.
Cette plante croît dans les jardins et dans les champs. La variété b se plaît dans les terrains abandonnés et pierreux. Elle fleurit pendant l'été.
Le laitron commun était une plante alimentaire dans les temps héroïques. La bonne vieille Hécube servit cette plante à Thésée lorsqu'elle lui donna l'hospitalité. Erasistrate en recommandait l'usage pour entrainer les graviers par les urines. Les anciens en faisaient prendre la décoction aux nourrices pour augmenter la sécrétion du lait, pour donner une couleur blanche à leurs enfants et pour dissiper ou pour prévenir les engorgements laiteux des mamelles. On emploie tous les jours des remèdes qui ne méritent pas autant de confiance que le laitron commun dans toutes ces maladies. Les bœufs et les vaches aiment beaucoup cette plante.