Chardon-marie. Dec. FL. FR., IV
Carduus marianus. Willd. SP. PL., III, 1650.
Feuilles amplexicaules, hastées, pennatifides, épineuses. Calices dépourvus de feuilles. Épines canaliculées, deux fois épineuses. Annuelle.
Tige droite, épaisse, cannelée, rameuse, s’élevant jusqu’à trois pieds. Feuilles grandes, larges, hastées, sinuées, épineuses, vertes et parsemées de taches et de veines laiteuses. Fleurs purpurines, grosses, sans bractée, terminales. Ecailles calicinales terminées par des épines et bordées d’épines composées,
Cette belle espèce de chardon croît dans les lieux incultes. C’est la seule qui soit mentionnée honorablement dans les livres de matière médicale, où elle est au nombre des meilleurs remèdes sudorifiques et diurétiques. C’est surtout dans les semences que résident les principes médicamenteux de cette plante : elles contiennent une pulpe amère, résino-gommeuse, qui donne à l'eau simple ou distillée une consistance d'émulsion lorsqu'on les broie dans un mortier. Cette émulsion passe pour un excellent remède dans la petite vérole, dans la rougeole, dans les fièvres intermittentes et contre les vers.
SECTION, DES ,CIRSES
CIRSE (1). (Cirsium Dec. Cuicus Willd. Carduus et Cuicus. Lin. sp.). Calice | cylindrique ou ventru, imbriqué d’écailles acérées ou épineuses au sommet. Réceptacle garni de paillettes. Graines couronnées par une aigrette composée de poils plumeux égaux entr'eux, réunis en
anneaux par leur base (2).
1, — x{0x0ç, cercle, anneau ; disposition de l’aigrette.
2. — Le cirse et le chardon peuvent être réunis en un seul genre, la différence ne consistant guère que dans les poils de l’aigrette, qui sont simples dans le chardon, plumeux dans le cirse.
A). Feuilles décurrentes.