Cirse de Syrie. Mutel. FL. FR., Il
Cnicus syriacus. Willd. Se. pL., III, 1683.
Feuilles amplexicaules, anguleuses, épineuses. Fleurs solitaires, à peu près sessiles, entourées d'environ cinq folioles en forme de bractées. Annuelle.
Tige droite, rameuse, cannelée, glabre et feuillée, s’élevant jusqu’au delà d’un pied et demi. Feuilles sessiles ou amplexicaules, sinuées, à découpures inégalement dentées : chaque dent terminée par une forte épine avec d’autres petites épines sur les bords et une médiocre aux angles rentrants ; d’un vert pâle et luisant, très glabres en dessus et en dessous, souvent avec des taches laiteuses comme celles du chardon-marie. Fleurs blanches, solitaires et terminales. Calice ovale, composé d’écailles subulées, simples et terminées par une épine recourbée. Quatre, cinq ou six folioles semblables aux feuilles caulinaires, plus petites, plus finement découpées, placées en collerette à la base de chaque calice. Fleurons profondément découpés en cinq divisions droites et linéaires. Étamines et styles blancs.
Cette plante croît dans les Pyrénées. Je l’ai trouvée aux environs de la forge de Peyrenère, à l'extrémité de la vallée d’Aspe. Elle fleurit pendant l'été.
5. Cirse d'Angleterre. Dec. FL. FR., IV, 118. Mutel. FL. FR., Il, 192.
Chardon anglais. DicT. BOT., n° 43.
Tige nue dans sa partie supérieure, subuniflore. Feuilles oblongues, dentées, sinuées, bordées de cils spinuliformes, cotonneuses en dessous : les radicales pétiolées ; les caulinaires amplexicaules. Bisannuelle.
Racine composée de grosses fibres rampantes et très profondes. Tige droite, simple, striée, cotonneuse, uniflore, s’élevant jusqu'à un pied et demi, quelquefois deux. Feuilles lancéolées, d’un vert blanchâtre en dessus, blanches et cotonneuses en dessous, irrégulièrement dentées par de petits sinus arrondis et rabattus : chaque denticule terminée par une spinule non piquante ; les radicales pétiolées, les caulinaires droites, amplexicaules, plus petites et en petit nombre. Fleurs flosculeuses, purpurines, formant des têtes ovales ventrues, médiocrement grandes. Écailles calicinales terminées par une pointe spinuliforme non piquante, ayant les bords garnis d'une laine fine et blanche. Réceptacle pileux. Aigrette sessile et plumeuse, dont la base est un
‘petit anneau.
Cette espèce est très commune dans nos marais. Elle fleurit depuis le commencement de mai jusqu’au commencement de juin.