Armoise estragon. Dec. FL. FR., IV
Artemisia dracunculus. Lin. sP., 1189.
Vulgairement estragon.
Feuilles lancéolées, glabres et très entières. } ivace. Réceptacle nu. Fleurs femelles au nombre de six. Fleurs hermaphrodites au nombre de douze, suivant Haller.
Cette espèce est originaire de la Sibérie et de la Tartarie. On la cultive dans nos jardins pour l'assaisonnement des salades et pour donner un goût aromatique et piquant au vinaigre. Tous les gourmets savent que les feuilles
de l’estragon augmentent l'appétit. Les plantes de ce genre ont une odeur forte et pénétrante, une saveur âcre et piquante avec plus ou moins d’amertume. Leurs feuilles recèlent une quantité remarquable d'huile volatile qu'on en retire par la distillation. Celle d’absinthe n’est point amère, quoique la plante le soit beaucoup. Les armoises figurent dans la liste des remèdes stomachiques, vermifuges, emménagogues et fébrifuges. On pourrait employer indistinctement toutes les espèces que nous venons de citer. Cependant on préfère l'armoise citronnelle et l'armoise absinthe comme stomachiques, vermifuges et fébrifuges à cause de leur plus grande amertume ; l’armoise pontique et l’armoise vulgaire comme emménagogues à cause de leur plus grande âcreté. La manière la plus ordinaire de les employer est en infusion dans l’eau ou dans le vin. Les anciens faisaient un très grand cas de l’armoise vulgaire pour provoquer les règles, favoriser l'accouchement et la sortie de l’arrière-faix ; ils ne se contentaient pas .d’en faire prendre intérieurement la décoction, l’eau distillée ou autres préparations : ils la faisaient encore entrer dans la composition des bains et des lavements, ils l’appliquaient sur le basventre en fomentations et en cataplasmes dans les suffocations hystériques, dans la suppression des règles et des lochies. Cependant cette plante est a peu près abandonnée, mais il y en a peu dont on puisse espérer un meilleur succès.
TANAISIE (1). Réceptacle nu. Aigrette nulle. Calice imbriqué, hémisphérique. Corolles du rayon trifides, linéaires, ligulées, quelquefois nulles.