Gnaphale dioïque. Dec, FL, FR., IV
Antennaria dioïca. Gren. et Godr. FL. DE FR., Il, 180. Pelouses alpines : Pambécibé.
IMMORTELLE (1). Réceptacle garni de paillettes. Semences couronnées par une aigrette composée de cinq paillettes sétacées. Calice composé d’écailles imbriquées, dont les intérieures sont longues et colorées.
Immortelle annuelle. Dec. FL. FR., IV, 130.
Xeranthemum annuum. Willd. Se. PL., II, 1001. Écailles calicinales extérieures obtuses et scarieuses : les intérieures
lancéolées, ouvertes, luisantes et purpurines, quelquefois blanches. Annuelle.
a. Immortelle fermée. Dec. ibid.
Xeranthemum inapertum. Willd. ibid.
Écailles calicinales aiguës, membraneuses sur les bords ; les intérieures lancéolées, aiguës et conniventes. Annuelle.
La plante que je vais décrire offre des caractères communs aux deux espèces mentionnées par MM. Willdenow et de Candolle, quoiqu'elles soient réunies comme variétés dans le Species plantarum de Linné et dans le troisième volume de l'Encyclopédie méthodique de Lamarck.
La tige dure, droite et longue de trois à six décimètres, se divise en plusieurs rameaux étalés, feuillés à la base, prolongés ensuite en pédoncule grêle, anguleux et cotonneux, terminé par une tête de fleurs. Les feuilles sont sessiles, alternes, lancéolées, blanchâtres et cotonneuses. Les fleurs forment une petite tête ovale qui termine chaque rameau. Les écailles calicinales extérieures, étroitement imbriquées, sont très obtuses et souvent même un peu échancrées au sommet. Leurs bords sont scarieux et elles portent au milieu une petite bande cotonneuse qui se termine au dessous du sommet. Les écailles intérieures, plus longues de moitié, lancéoléesaiguës, vivement colorées en pourpre et ouvertes pendant la fécondation, se redressent, se flétrissent, deviennent même un peu conniventes pendant la fructification. Les fleurons, les aigrettes et les écailles redressées sont alors à peu près à la même hauteur.
Cette plante, rare ou tout à fait étrangère dans plusieurs cantons de ce département, croît en abondance dans quelques autres. Je l'ai trouvée aux environs de Lasseube, sur les coteaux du Vicbilh entre Noye et Peyrelongue. Elle fleurit vers la fin du’ mois de juillet. On la cultive dans les jardins, où les écailles calicinales sont plus longues, plus constamment ouvertes en rayon. Comme elles conservent leur couleur, ces fleurs sont très propres.a orner les appartements pendant l'hiver.
1. — Les écailles de l’involucre, scarieuses, se conservent très longtemps. Xeranthemum, de Enpôs, sec ; àyÜnua«, inflorescence.
PAQUERETTE (1). Réceptacle nu, conique. Aigrette nulle. Calice hémisphérique. Écailles égales, Semences obovales.
Pâquerette vivace. Dec. FL. FR., IV, 185.
Bellis perennis. LIN. sP., 1248.
Hampe nue. Vivace.
a. Pâquerette des jardins à fleurs doubles.
b. Pâquerette des jardins à fleurs blanches bullées. c. Pâquerette des jardins à fleurs rouges doubles et fistuleuses. d. Pàquerette des jardins prolifère.
Hampes grèles, simples, velues, longues de trois à six pouces. Feuilles toutes radicales, spatulées, dentées en scie et plus ou moins velues. Fleurs radiées, solitaires et terminales. Fleurons jaunes occupant le milieu. Demi-fleurons femelles blancs en dessus et colorés en rouge en
dessous, plans et lancéolés dans l'état sauvage. Calice hémisphérique composé d'un seul rang d’écailles égales, plus courtes que les rayons. Réceptacle conique. Semences nues et obovales.
Cette plante est très commune dans les prés et sur les bords des chemins. Les fleuristes l’ont admise dans leurs parterres, où ils la disposent en bordure. Elle s'y montre sous un grand nombre de variétés intéressantes par différents degrés de plénitude, par l’éclat et les différentes nuances des couleurs, par le roulement des demi-fleurons en forme de tube et par la production de nouvelles fleurs qui partent du centre de la première. Toutes ces formes peuvent se rapporter aux quatre variétés que nous avons citées d’après Linné.
MATRICAIRE (2). (Matricaria Willd. Chrysanthemum Lin.) Réceptacle nu et conique. Aigrette nulle. Calice composé d'écailles imbriquées, scarieuses sur les bords.
1. Matricaire odorante. Dec. FL. FR., IV, 185. Matricaria suaveolens.. Willd. SP. PL., III, 2161. Feuilles trois fois pennées. Écailles calicinales aiguës. Fleurs plus petites de moitié que celles de l'espèce suivante. Annuelle.
Si cette plante n'est pas une variété de la suivante, je ne l'ai jamais trouvée dans ce département.
2. Matricaire camomille. Dec. FL. FR., IV, 184. Matricaria chamomilla. Willd. Sp. pu., III, 2161. Feuilles bipennées. Écailles calicinales obtuses. Annuelle.
Cette plante a le port et la taille de la camomille puante. Sa tige est droite, rameuse et longue de cinq décimètres. Les feuilles sont glabres, ordinairement deux fois pennées, à découpures linéaires et presque capillaires ; souvent aussi elles sont tripennées et quelquefois simplement pennées. Les fleurs sont radiées. Elles ont ordinairement vingt millimètres de largeur, mais j'ai maintenant sous les yeux les fleurs d'un grand nombre d'individus qui en ont à peine
1. — Fleur de Pâques. Bellus, joli. On a remarqué que chez la pâquerette et les autres fleurs radiées, l’involucre est trop court pour couvrir les fleurons du disque ; les corolles ligulées des demi-fleurons y suppléent comme organe de protection.