Camomille romaine. Dec. FL. FR., IV
Anthemis nobilis. Willd. Sp. pL., III, 2180.
Feuilles bipennées. Folioles partagées en trois lanières linéaires-subu- , lées, plus ou moins velues. Tige rameuse à la base. Vivace. a. La même à fleurs doubles.
J'ignore si cette plante croît spontanément dans quelques cantons de ce département ; mais les pharmaciens qui se piquent d’exactitude la cultivent dans leur jardin pour répondre à l'intention des médecins instruits qui, en prescrivant les fleurs de camomille, entendent celles de l'espèce dont il s’agit dans cet article. Elles sont en effet plus odorantes et plus amères que celles de toutes les autres plantes du même genre. Baglivi les recommande comme un remède spécifique dans toutes les coliques, quelle que soit leur cause. Elles sont généralement employées dans le traitement des fièvres intermittentes. Pringle a multiplié les expériences pour constater leur vertu antiseptique et pour ajouter quelque chose aux éloges des anciens et des modernes sur l'efficacité de ce remède.
4. Camomille des champs. Dec. FL. FR., IV, 206. Anthemis arvensis. Willd. Sp. pL., III, 2180. Réceptacles coniques. Paillettes lancéolées. Semences couronnées par un rebord membraneux. Feuilles bipennées à découpures lancéolées-linéaires. Bisannuelle.
Cette plante croît dans les champs. Sa tige est diffuse. Ses fleurs ne sont que faiblement aromatiques, ce qui, joint au rebord membraneux qui couronne les graines, distingue la camomille des champs de la camomille cotule, à laquelle elle ressemble par son feuillage.