Centaurée jacée. Dec. FL. FR., IV
Centaurea jacea. Lin. sp., 1293. Willd. Se. pL., Ill, 2303. Calices déchirés. Feuilles lancéolées : les radicales sinuées, dentées. Rameaux anguleux. Vivace.
Tiges rameuses, anguleuses, longues d'environ un pied. Feuilles lancéolées, éparses, couvertes de poils courts qui les font paraître blanchâtres ; les radicales sinuées et dentées. Fleurs purpurines, grandes, solitaires à l'extrémité des rameaux. Calice imbriqué d'écailles longues, vertes, terminées par un plateau noirâtre dont le bord est découpé en filets sétacés, arides et scarieux, Fleurons hermaphrodites, quinquéfides et fertiles, occupant le disque, environnés d’une bordure de corolles infundibuliformes et stériles, plus grandes, irrégulières, sans étamines ni pistils. Réceptacle velu. Semences couronnées par une petite bordure courte et frangée.
J'ai trouvé cette plante sur la route de Pau à Gan, et à Morlaas dans ma prairie et dans celle de M'* de Cazenave ; je ne l'ai jamais vue ailleurs dans le canton de Morlaàs, où le rhapontic est très commun.
C). Écailles calicinales épineuses. Epines composées.
5. Centaurée chaussetrape. Dec. FL. FR., IV, 100. Centaurée étoilée. DicT. BOT., n° 57.
Centaurea calcitrapa. Lin. sp., 1207. Willd. Sr. pL., III, 2317. Calices presque doublement épineux et sessiles. Feuilles pennatifides, linéaires et dentées. Tige pileuse. Annuelle.
Tige rameuse, diffuse, striée, velue, s’élevant jusqu’au delà d'un pied et demi. Feuilles pennatifides, à découpures linéaires, dentées ; sessiles, nerveuses, velues : les radicales lyrées avec un lobe terminal élargi et denté. Fleurs solitaires et sessiles, purpurines, quelquefois blanches. Calices remarquables par un double rang d’épines blanches, canaliculées, ouvertes en étoile et portant latéralement d'autres épines plus petites. Fleurons hermaphrodites et fertiles au milieu de la fleur avec une bordure de floscules, infundibuliformes et irrégulièrement découpés, sans étamines ni pistils et par conséquent stériles.
Cette plante est commune sur les bords des chemins, à l'ouest et au sud de Pau, tres rare à l’est et au nord. Elle fleurit pendant l'été.
La racine de centaurée chaussetrape est un bon remède diurétique dont on se sert avec succès dans les intervalles des accès de néphrétique calculeuse, pour prévenir la formation des graviers. On la prescrit en tisane à la dose de trente grammes pour chaque livre d’eau. Le jus tiré par expression des feuilles de cette plante est un bon remède détersif pour consolider les petits ulcères des yeux et dissiper les taches de la cornée. ’
HÉLIANTHE (1). Réceptacle paléacé, plan. Aigrette du rayon nulle ; celle du disque composée de deux paillettes. Calice imbriqué, presque squarreux.
1. — fhuos, soleil ; &vÜoc, fleur. La fleur se tourne vers le soleil levant. D’après mes observations réitérées, elle n’en suit pas le cours. D'ailleurs son nom vient plutôt de ce que le disque floral ressemble à un soleil rayonnant.