Solem sequitur, suit le soleil
Calendula : fleurit aux calendes, c’est-à-dire tous les mois.
3. — éylvos, hérisson ; ôbi, aspect. L’inflorescence forme une boule hérissée de piquants.
Tige droite, épaisse, cannelée, rameuse, pleine, chargée de poils courts et glutineux, longue de six à neuf décimètres. Feuilles pennatifides, sinuées, amplexicaules, ayant leurs découpures larges, dentées et denticulées : les dents terminées par une petite pointe un peu épineuse ; la surface supérieure chargée de poils courts et glutineux ; l'inférieure blanche et couverte d’un duvet lanugineux. Fleurs blanches, formant des têtes globuleuses, grosses et solitaires aux extrémités de la tige et des rameaux. Réceptacle globuleux, garni de poils roides et blanchâtres. Un involucre général, composé d'un grand nombre de petites folioles réfléchies sur le pédoncule et peu apparentes, occupe la base du réceptacle et tient lieu de calice commun. Chaque fleur a un calice propre, composé d’écailles imbriquées, lisses inférieurement, pubescentes du milieu au sommet, ciliées sur les bords. Chaque calice, lorsqu'on l'arrache, est muni d’une petite touffe de poils durs et blancs qui sont adhérents à sa base ; ils appartiennent donc plutôt au calice qu'au réceptacle. Corolle tubuleuse, divisée en cinq lames linéaires, blanches et très entières. Cinq anthères bleues, réunies en un corps cylindrique. Deux stigmates blancs, plus longs que les anthères. Semences longues, velues, couronnées par une aigrette membraneuse courte en
forme de petit calice.
Cette plante, qui ne se trouve pas dans la plupart de nos cantons, croît en abondance sur les murailles du château de Pau. Elle fleurit au commencement de l'été. L’aigrette, qui paraît membraneuse, est composée d’une bordure de poils fins, courts et très rapprochés.