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Carex des bois

Carex sylvatica. SYsT. NAT., Il, 143.

Épi mâle droit. Les femelles pendants, filiformes, lâches, plus courts que les pédoncules. Capsules ovales, aristées et fourchues. Vivace.

Tige triangulaire, feuillée, n'ayant les bords rudes qu'entre les premiers épillets, s'élevant jusqu’au delà d’un pied. Feuilles creusées en canal triangulaire, larges d'environ deux lignes ; les radicales fasciculées, les caulinaires vaginales et plus courtes que la tige. Épillets linéaires, portant les fleurs lâches et moins rapprochées que dans les autres espèces ; le terminal tout à fait mâle, droit ou un peu courbé, long d'environ un pouce, accompagné quelquefois d’un second très petit, également tout à fait mâle, rapproché de sa base ; les inférieurs pendants, au nombre ordinaire de trois dont le premier, presque sessile ou plus long que le pédoncule, porte quelques fleurs mâles au sommet ; l'intermédiaire et le dernier plus courts que leurs pédoncules renfermés dans les gaînes des feuilles qui leur servent de bractées. Écailles calicinales oblongues, mucronées et carénées, verdâtres et rudes sur la carène, blanchâtres et transparentes sur les bords, Stigmate trifide. Capsule ovale, subquadrangulaire, acuminée en longue pointe fourchue.

On trouve cette plante dans les bois. Elle fleurit au milieu du printemps.

22. Carex psilostachya. Willd. SP. pL., IV, 280. Épi mâle solitaire ; les femelles au nombre de cinq, lâches ; le supérieur sessile, les autres pédonculés. Trois stigmates. Capsules oblongues et plus longues que les écailles oblongues lancéolées.

Tiges droites ou inclinées par le poids des fructifications, triangulaires, à angles peu ou point rudes, feuillées, longues de deux à trois pieds. Feuilles carénées très aiguës, rudes sur les bords, peu ou point sur la carène, glabres ; les radicales longues de six à huit pouces, larges de quatre à cinq lignes et d'un vert tirant sur le glauque ; les caulinaires toutes vaginales, plus allongées, mais plus courtes que la tige, ayant à l'entrée de la gaîne une membranule blanche comme dans la plupart des gramens. Épi terminal droit, linéaire, roussâtre, tout à fait mâle, long d'environ un pouce et demi. Trois à cinq épis axillaires tout à fait femelles, écartés, cylin= driques, droits pendant la floraison, ensuite faibles, penchés ou pendants, longs d'un pouce à un pouce et demi ; le supérieur sessile ; les autres portés sur des pédoncules renfermés en partie dans la gaine de la feuille qui leur sert de bractée. Trois stigmates. Écailles calicinales ovales-oblongues, terminées en pointe aristiforme. Capsules ovales-oblongues acuminées en bec bifide, glabres et plus longues que les écailles calicinales.

J'en ai trouvé une variété plus petite des deux tiers.

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