Carex vert
Carex acuta. Willd. Sp. pL., IV, 304.
Laîche printanière. Dicr. BOT., n° 60.
Epis mâles au nombre ordinaire de deux, d’un brun noirâtre, cylindriques. Écailles calicinales obtuses. Capsules ovales-subaiguës. Vivace.
Tiges droites, triangulaires, finement striées, à angles tranchants et très rudes, surtout vers la partie supérieure, feuillées inférieurement, s’élevant depuis un pied jusqu'à deux et demi. Feuilles longues de deux à quatre pieds, larges d’une à deux lignes, vertes, glabres, carénées et rudes sur les bords. Épillets d’un pourpre noirâtre avant la floraison ; les mâles au nombre ordinaire de deux, oblongs, aigus et un peu ventrus, le terminal long d’un à deux pouces, l’inférieur plus petit et sessile, portant souvent quelques fleurs femelles à la base ; les femelles sessiles, droits, presque cylindriques, rapprochés des mâles, au nombre de deux ou trois dont le premier et quelquefois les deux premiers sont androgynes, portant quelques fleurs mâles au sommet, l'inférieur un peu pédonculé et placé dans l’aisselle d’une petite foliole bractéale ordinairement plus courte. Écailles calicinales ovales-lancéolées, d’un pourpre noirâtre, portant une ligne verdâtre sur le dos, plus courtes que les capsules ovales, en pointe obtuse. Stigmate bifide.
Plante commune dans les marais du Pont-Long. Ses jeunes feuilles se montrent dès la fin de mars et sont très recherchées par les bestiaux, qui ne trouvent encore à cette époque aucune plante graminée. Nous avons observé que les vaches des montagnards s'engraissent en peu de jours en ne mangeant que les feuilles de cette plante, qu'elles vont brouter au milieu des marais en s’y enfonçant jusqu’au ventre.