‹ Flore des damesChapitre 100 sur 169 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

charmant ornement que nous admirons et que nous imitons encore.

A propos de cette plante et de sa signification comment ne pas citer ces beaux vers :

Ali ! si favorisé du Dieu de l’harmonie,

Si de son feu sacré ranimant mon "énie.

Je pouvais tout à coup offrir à vos regards ,

Ces mortels inspirés, créateurs des beauxs arts ;

Ces sages qui, marchant loin des routes tracées ,

Nous ont faits héritiers de toutes leurs pensées ;

Je voudrais, mesurant la profondeur des cieux,

Suivre du grand Newton le vol audacieux ;

Le peindre triomphant au bout de sa carrière;

Et dans un pur cristal appelant la lumière,

Déployer tout à coup à vos regards surpris Les riantes couleurs de l’écharpe d’iris.

D’un siècle tout entier interrogeant l’histoire,

Mes vers vous rediraient la splendeur et la gloire. Molière avec gaîté châtiant nos erreurs,

Se moquant de Paris pour corriger ses mœurs ;

Racine d’Athalie enfantant la merveille;

Rome se réveillant à la voix de Corneille,

Et ses héros, toujours plus grands que leurs revers,

De leur antique gloire étonnant l’univers.

NOUVEAU LANGAGE DES FLEURS

Je peindrais Lafontaine et ses doux badinages,

Ecrits pour les enfants , et qui charment les sages; Fénélon, dont les cœurs gardent le souvenir,

Qui légua son exemple aux siècles à venir,

Et qui, pour éclairer les maîtres de la terre ;

Parlait comme Socrate et chantait comme Homère ; Bossuet, proclamant d’une éloquente voix Le néant des grandeurs sur le tombeau des rois,

Et le front couronné d’une palme immortelle , Implorant pour ces rois la clémence éternelle.

Hélas! ces jours fameux sont passés pour jamais,

Et ce siècle, en fuyant, emporte nos regrets.

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