CHAPITRE VIII
Vos deux feuilles de menthe.
vertus une branche de la même plante.
sont le lien branchede chèvre- feuille qui m’attache à phrase complétive vous pour sans symbole (1).
la vie. branche de luzerne.
Le même lien embrasse cetle seconde phrase et se fixe encore à la fin par un nœud.
Jeudi ériné des Alpes.
à six heures )
. , . 7 . géranium triste.
après midi | °
venez au rendez-vous trois fleurs de mouron rouge.
Vamour branche de myrte.
et le mystère branche de camomille.
vous prêteront leur asile genévrier.
Ce bouquet doit être fixé par un lien vert emblème d’espérance.
Les arts branche d’acanthe.
et l'amiiiè branche de lierre. 1 .,
sontl asile branche de genevner. (bole de confiance de l'amour branche de myrte. 1 et de pureté de trompe deux branches d’airelle | senlimenls myrtille. (2) 1
(t) Les anthogrammates donnent au chèvre-feuille la devise : je m’attache à vous.
(2) Le participe peut être ici pris dans un sens adjectif et exprimé comme celui-ci.
•)(> NOUVEAU LANGAGE DES FLEURS
Aï aimerez vous feuille de myrte accompagnant une fleur et un bouton de la même plante.
avec constance branche de pyramidale bleue.
Lien vert pour indiquer l’espoir.
Lefaux éclat branche de géranium écarlate.
de la richesse épi de blé.
ne s aurait tromper deux fleurs d’airelle.
le sage -, deux liges de nélumbo.
Lien bleu noue • après l’épi de (blé , tourné à 1 rebours sur les fleurs d’airelle et remis dans son sens naturel pour terminer ce premier membre de phrase.
Il préfère, trois feuilles de géra- 1 nium à odeur de rose et]
une fleur épanouie. S
un heureux deux liges d'armoise. )
repos alysse saxatile. [
aux tourments même plante (signi-1 flcation inverse). I
de la puissance fritillaire. /
Mêmeliennoué, puis tourné à rebours sur l’alysse saxatile et remis dans son sens primitif pour l’impériale.
€l)apiü*f UfUMhttf.
SELAMS ARTIFICIELS.
Je ne sais pourquoi je vous écris aujourd’hui, disposé comme je le suis à la tristesse : le temps est sombre, la pluie fouette contre les vitres de ma croisée, le feu brille dans ma cheminée ; sont-ce là, je vous le demande, des circonstances propres à enflammer l’imagination pour parler des fleurs ?
Les fleurs, hélas ! elles ne sont plus ; les derniers dahlias vont se faner; la triste chrysanthème étale seule sa chevelure pendante au dessus d’un sol parsemé de feuilles jaunes ; les bois n’ont plus d’ombrage,
NOUVEAU LANGAGE DES FLEURS
le soleil n’a plus de force. Oh l 'hiver, l'hiver ! qui nie donnera des ailes comme à l'hirondelle pour fuir devant lui! Que ne puis-je, fortuné voyageur, suivre les printemps successifs qui ceignent le globe d’une ceinture enchantée de verdure, d’une couronne de fleurs nouvelles ! Heureux mille fois celui qui, dévorant les espaces, pourrait épier les baisers d’amour dont le soleil, dans sa course annuelle, embrase la terre émue.
Rêves irréalisables, pourquoi vous présenter à mon esprit? Mais vous, Clémence, revenez, au moins, afin que tous les soleils ne me manquent pas à la fois.
Avec vous, enfermé dans une serre riche de sa verdure artificielle, entouré de fleurs parfumées, je pourrai quelquefois oublier les rigueurs d’une triste saison; les yeux fixés sur vous, j’attendrai patiemment que la terre ait repris sa parure ; en vous écoutant je ne penserai plus que le rossignol est sans voix !
Il faut cependant songer aux moyens d'embellir les instants de cette saison de deuil, et les fleurs vont peut-être encore nous offrir à cet égard des ressources inattendues; mais ne vous faites point illusion, Clémence; vos fleurs sèches, votre herbier ont un immense intérêt scientifique; cependantilsne vous serviraient que bien imparfaitement pour une correspondance florale ; la science botanique dédaigne, vous le