‹ Flore des damesChapitre 77 sur 169 · chapitre v · texte numérisé non relu

chapitre v

venue d’Afrique cl a été naturalisée sur le sol français, par le bon roi Réné d’Anjou, le Henri IV de la Provence. C’est peut-être pour cela qu’on en a fait remblême de l’amour sincère, de l’affection la plus pure.

Le grand Condé aimait à déposer le bâton du commandement pour se livrer à la culture des œillets; c'est pourquoi Constant Dubos a dit dans ses idylles sur les fleurs :

Au nom de ce héros illustre,

Aimable œillet, d’un nouveau lustre Tu t’élèves enorgueilli;

Ta tête, en ce moment plus fière,

S’applaudit de la main guerrière Qui l’arrosait à Chantilli.

Aimable œillet, c’est ton haleine Qui charme et pe'nètre nos sens ;

C’est toi qui verses dans la plaine Ces parfums doux et ravissants,

Les esprits embaumés qu’exhale La rose fraîche et matinale,

Pour moi sont moins délicieux,

Et ton odeur suave et pure Est un encens que la nature Élève en tribut vers les deux.

NOUVEAU LANGAGE DES FLEURS

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