‹ Flore des damesChapitre 98 sur 169 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L’aimable et tendre Philomèle Fait entendre ses doux accents • L’amour a fait naître ses chants, L’e'cho les répète avec elle ;

Le cygne au plumage argenté,

Sur l’onde se jouant sans cesse , Incline son cou, se redresse,

Plonge, et tout fier de sa beauté De sa grâce et de sa noblesse, Navigue avec agilité.

Partout quelle vive allégresse !

Quelle joie au sein des hameaux !

Sur l’herbe que zéphyr caresse Bondissent les jeunes agneaux • J’entends le son des chalumeaux ;

Je vois la folâtre jeunesse Dans les prés, au bord des ruisseaux, Livrant son cœur à la tendresse, Danser à l’ombre des ormeaux.

Quittez votre toit solitaire,

Amis, et venez dans les champs Jouir des plaisirs du printemps, Tandis qu’il règne sur la terre.

Le sombre hiver qu’il a chassé Déjà se prépare à le suivre :

NOUVEAU LANGAGE DES FLEURS

Nous n’avons tous qu’un temps à vivre, Et bientôt il aura passe'.

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