B) rhodeæformus, P. et B. Fig
Ce sont des restes généralement plus grands que notre forme éypica, ramifiés en dichotomies souvent répétées, et dont les ramifications de plus en plus fines se terminent par des extrémités fréquemment un peu recourbées (fig. 47, 50). Nous avons trouvé plusieurs échantillons semblables; nous en avons parlé à propos de notre Rhodea (voir pages 13, 14), et nous avons signalé déjà les travaux et les opinions de Solms à ce sujet. Cet auteur a décrit une forme qui rappelle de très près nos échantillons, et qui, par ses dichotomies souvent répétées, par ses extrémités un peu recourbées, ferait penser aux Z?hodea. Nous ne voulons pas affirmer cependant la parenté de nos empreintes avec les restes que nous avons décrits ci-dessus comme Spiropteris et Rhodea (2), mais nous voulons indiquer seulement que cette parenté ne doit pas être repoussée @& priori. Il est regrettable que, par suite de l’allochtonie, les extrémités de ces branches délicates semblent être toujours cassées. Les petites frondes que nous avons décrites pourraient n'être que les extrémités des ramifications du type qui nous occupe. Cependant, comme il se pourrait aussi que ce fût autre chose, nous n'avons pas voulu les ranger dans la même catégorie et nous ne leur donnons pas le même nom. Afin de faciliter la discussion et pour qu’on puisse en parler, nous avons nommé notre
ï Pt f l ones À : eÛ a z j Fa
NL no
Fig. 47—49. Hostimella hostimensis, P. et B.
B) rhodeaeformis.
A7. Hostim. (K. k. geol. Reichsanstalt) a) Ramifications
nombreuses +, 0) montre les points à la
surface +.
48. Hostim. (K.k. geol. Reichsanstalt.) Ramifications nombreuses +.
49. Srosko. (Hofmuseum, Wien.) Ramifications nombreuses, bourgeons“? +.
type Hostimella hostimensis, B) rhodeæformis, de façon à n’affirmer en aucune manière une parenté avec un genre Connu.
Nous avons pu voir parfois sur certains rameaux des espèces de cicatrices rappelant les ,bourgeons“ que nous avons décrits ci-dessus à propos de notre forme «&) fypica et ces ,bourgeons“ nous ont permis d'établir un rapport entre les deux types. Il se peut que, si les ,bourgeons“ sont moins nombreux ici, c’est justement par le fait que les
Æ ramifications sont beau-
A ; D coup plus abondantes.
Nous avous pu constater
: à aussi (fig. 47 b)les petits
| points à la surface de lempreinte.
Ces deux types de Hostimella hostimensis ont été décrits par les auteurs précédents sous les noms de Fucoides hostinensis, Barr. ex parte, Hostinella hostinensis, Barr. (in Stur) ex parte, Haliserites sonarioides, Kr. ex
parte.
Stur, dans les figures qu'il donne, n’a pas clairement représenté les détails de ces échantillons. Il s’en tient au nom de Barrande et les considère comme des
Algues. Quant à nous, nous ne pouvons que
répéter que nous ne savons où les placer.
A cause des ,bourgeons“ qu’on rencontre à la fois dans nos formes «æ et B, et à cause
de l’analogie de la for- 50. Hostim. (K. k. geol. Reïchsanstalt.) Ramifications, ,bourgeons“ :. me rhodeæformis avec
2408 tie armee
Fig. 50. Hostimella hostimensis, P. et B. £) rhodeaeformis.
les Rhodea, nous pourrions peut-être y voir une parenté avec ce genre. D'autre part, nos deux types ne peuvent se séparer absolument, car certaines de nos figures montrent à la fois les caractères des formes « et GB: ramifications nombreuses (fig. 13 et 39), un peu courbées (fig. 20), ,bourgeons“ bien nets (fig. 49 et 50). Les fig. 49 et 37 présentent entre elles de nombreuses analogies.
Nous devons relever en outre, un point qui pourrait venir à l’appui de ce que nous disions, plus haut, du rapport de ce type avec notre Spiropleris. C'est que Nathorst dans ses terrains dévoniens de l'Ile des Ours a signalé, sous le nom de Sphenopteridium Keilhaui, des formes tres semblables aux nôtres, tant par la dichotomie des rameaux que par les points de la surface et par les »bourgeons“ qui sont à l’angle des dichotomies. En outre Nathorst a été en possession des ramifications latérales portant les pinnules, pinnules qu’il dessine et qu’on peut reconnaître très analogues aux Rhodea, comme nous l'avons déjà relevé. Nous n'avons pu constater de nervures ni sur les uns ni sur les autres de nos échantillons; c’est pour cela que nous ne pouvons prétendre que nous soyons en présence du Sphenopteridium, et nous préférons ne rien préciser. Nous n'avons jamais pu non plus
trouver réunis les deux types Rhodea et Hostimella sur le même échantillon; mais puisque nous avons d’une part les extrémités des pinnules, d’autre part les axes, nous serions presque en droit de les rapporter les uns aux autres.
Sous Je nom de Æhachiopteris tenuistriata, Dawson a décrit, dans sa ,Flora of the Devon- Period“, 1862/63, des axes avec des cicatrices rappelant certaines de nos formes de Hostimella.
Nous devons relever aussi le fait qu’un de nos Pseudosporochnus était accompagné d’un tel fragment dichotomique avec ,bourgeon“. Nous ne croyons pas cependant que notre Æostimella puisse se rapporter à notre Pseudosporochnus, car cette constatation était un fait purement isolé; d'autre part, ce fragment dichotomique n'était pas directement réuni au Pseudosporochnus et pouvait être un débris ne se trouvant là que par hasard.
Incertæ sedis.
Nous avons représenté dans la fig. 52 un type que nous ne Savons pas à quoi rapporter; nous le plaçons ici, non pas qu'il soit possible de lui supposer un rapport quelconque avec Hostimella, mais parce que, sur cet axe et à l’aisselle d’appendices en forme de feuilles, il y a des ,bourgeons“ ou du moins des espèces de marques arrondies
qui pourraient faire penser aux bourgeons de Fig. 51. Hostimella hostimensis Hostimella. La fig. 51 montre en effet en deux £) rhodeaeformis.
ou trois places des ,bourgeons* dont la disposition 51. Srbsko. (Geol. Landesmuseum, Berlin) Ramifirappelle vaguement celle des organes similaires de cations nombreuses, ,bourgeons“ à.
la fig. 52. Cette dernière représente du reste, un échantillon assez mal conservé que nous avons eu avec sa contre empreinte; il était en trop mauvais état pour mériter une dénomination spéciale, mais assez curieux pour être signalé.
Cf. Asterocalamites scrobiculatus, (Schloth.) Zeiller. Fig. 53.
Voir la synonymie dans Potonié: Protocalamariacées, p. 558 dans Engler & Prantl, Pééridophytes.
C’est le type Calamites transitionis des auteurs, suffisamment connu pour qu’il nous soit inutile d’en donner une nouvelle description. (Voir à ce sujet: Potonié dans Engler & Prantl, L. c. et Potonié, Lehrbuch, p. 365—366, et Silurflora.) Ce dernier auteur disait dans sa ,Silurflora“, que Asterocalamites commençait avec le Culm et qu'on ne le connaissait pas encore certainement des étages précédents. Notre échantillon pourrait donc laisser croire que ce genre apparaîtrait déjà dans le Dévonien. Du reste, dans le même ouvrage, p. 66, l’auteur signale un reste qu'il considère comme semblable
à Asterocalamites; ce serait donc une première apparition de ce genre dans des terrains encore beaucoup plus anciens que ceux qui nous occupent et où nous signalons sa présence probable.
L'unique échantillon que nous rattachons à cette espèce, et provenant de la région dévonienne du centre de la Bohême nous est arrivé avec sa contreempreinte, par l’intermédiaire de M. Dusl, mais il est malheureusement trop mal conservé pour que nous soyons autorisés à le déterminer certainement et définitivement comme appartenant à la même espèce que les pièces si caractérisées du Culm (Potonié). Mais on peut voir assez clairement les caractères de l’espèce.
Si c’est un Asterocalamites, nous n'avons, comme c’est presque toujours le cas, que le moulage du centre de la tige; les stries sont en continuation et non en alternance d’un entrenœud à l’autre; puis aux noeuds, comme nous n'avons pas les lignes transversales, nous ayons pu constater en deux endroits, et de façon assez nette, les points nodiaux décrits déjà chez Asterocalamites scrobiculatus du Culm (p. ex. Potonié, Silurflora, fig. 49, p. 89). Il est un point à relever, c’est que notre échantillon se présente comme un axe dichotomisé. Or on sait que chez Asterocalamites, qui est la plus vieille des EÆquisetales connues, les feuilles se divisaient dichotomiquement.
On peut supposer que, chez des échantillons du Dévonien, plus anciens donc que ceux du Culm, la dichotomie puisse se retrouver encore dans le tronc, tandis qu'elle n'aurait persisté dans la suite que chez les feuilles. Nous avons, dans le cours de ce travail, assez souvent l’occasion de signaler Fig. 52. Incertæ sedis. cette persistance des caractères ancestraux
52. Srbsko. (Geol. Landesmuseum, Berlin.) ,Bourgeons“ ? chez les feuilles pour qu'il soit inutile de sy feuilles ? +. arrêter longuement ici. Que ce fossile ne
nous soit parvenu du terrain de Bohême qu'à
Fig. 55. Cf. Asterocalamites serobiculatus, (Schloth.) Zeiller. l'état d’un seul échantillon, cela n'a rien non
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Fig. 52. Fig. 53,
53. Srbsko. (Collection de M. Dusl à Beraun.) +. plus qui doive nous étonner: si cette plante
est fréquente dans le Culm, c’est qu’elle aurait acquis dans cet horizon sa plus grande extension, tandis que dans les étages précédents elle n'aurait fait que commencer son développement. Quant au nom, nous avons dit: Cf. Asterocalamites serobiculatus, car nous ne voulons pas affirmer être en présence de cette espèce; les caractères, il est
vrai, semblent concorder, mais nous trouvons les stries moins nettes; l'absence de données très affirmatives ne nous permet pas de dire à coup sûr que nous pouvons ranger ce fossile sous ce nom spécifique, ou lui en attribuer un autre.
Pseudosporochnus Krejéii, (Stur ex parte) P. et B. Fig. 51—81.
Chondrites verticillatus, Kr.
Sporochnus Krejéti, Stur ex parte.
Hostinella hostinensis, Barr. (in Stur) ex parte. ? Barrandites, Ettingsh. (ëx Stur) ex parte.*)
Nous avons eu la chance de trouver suffisamment d'échantillons, et de suffisamment bien conservés pour pouvoir reconstituer dans ses parties les plus essentielles une plante de nos terrains de Bohême.
Nous répétons ce que nous avons dit plus haut à propos de nos restes de Fougères, que nous ne comprenons pas pourquoi Stur a séparé dans deux espèces et dans deux genres différents des échantillons qui nous sont clairement apparus comme ayant appartenu à des plantes semblables.
Comme nous le verrons plus loin, les auteurs ont eu tort, selon nous, de considérer cette plante comme une Aloue. Nous sommes empêchés de conserver un des noms de genre qu'ils lui ont donné, puisque ce nom de Sporochnus est appliqué à une Algue vivante. Aussi, nous avons adopté le nom de Pseudosporochnus, espèce P. Krejéti. Les échantillons que nous allons décrire ont été trouvés dans les stations de Hostim et Srbsko.
1. Nous sommes en présence d'une part (fig. 54—58, 63—69, photographie, fig. 81), de troncs assez grands, pouvant atteindre 40°* et plus (2) de hauteur, sur 2 à 4° et plus (20°) de largeur, selon la hauteur considérée. A la base, ces troncs vont s'élargissant régulièrement comme un cône qui aurait été aplati (fig. 57, 58, 67—70). Dans le cas représenté par notre photographie, fig. 81, nous voyons encore le tronc entier, et nous remarquons que la base à plus ou moins la forme d’un bulbe.
Au sommet, les branches sont divisées en plusieurs rameaux. Les branches et les rameaux sont dûs à une ramification dichotomique, du tronc d'abord (fig. 61, 76), puis qui se répète sur les ramifications ou sur une des ramifications, et cela si rapidement quil en résulte pour le sommet du tronc une ramification en apparence tri-tétra-penta-palmée (fig. 55—58, 62, 63, 69, 82). Plusieurs de nos pièces prouvaient très nettement cette interprétation, et l’on voyait la dichotomie des branches naître presque à la même hauteur que la dichotomie du tronc, mais cependant un peu plus haut de façon à montrer clairement de quoi il s'agit (fig. 55, 57, 60, 63, 64, 67, 68, 70). Très souvent nous avons pu voir les ramifications dichotomiques disposées comme en plusieurs étages (fig. 63, 68, 69). Un autre caractère à signaler est la présence à la base des échantillons, partant de la partie élargie, et sur une hauteur plus ou moins grande, d'appendices (racines?) qui servaient en tous cas à la fixation de la plante au sol (fig. 67, 69, photographie, fig. 81). Ces appendices sont quelquefois en toufles très serrées, peu claires.
Le plus souvent on trouve sur les troncs (fig. 54, 56, 62, 63, 66, 67, 82) et sur les branches (fig. 56. 70) des marques**) knorrioïdes; les Ænorria ne sont autre chose, comme on le sait,
#) Vor noie 5)
#*) Traduction du mot allemand , Mal“, les cicatrices étant des ,Narben“. (Ne pas oublier qu'une cicatrice indique généralement l'endroit où se trouvait un organe qui est tombé, tandis que l'expression , Mal“ peut se rapporter à toutes sortes de marques de différentes natures et que souvent on ne sait comment interpréter.)
que les moulages subcorticaux des tissus parenchymateux (parychnos) qui entouraient les traces foliaires des Zépidodendracées et des Bothrodendracées. Notre type rappelle le plus Xnorria acicularis des Bothrodendracées, qui se caractérise par des bourrelets knorrioïdes (Knorriawulst) longs et minces et assez espacés. Ces Ænorria, s'atténuant peu à peu, peuvent se prolonger assez bas le long du tronc, se disposer de façon plus ou moins régulièrement spiralée; elles ont généralement
Fig. 54. Fig. 55. Fig. 56,
Fig. 54—56. Pseudosporochnus Krejèïi, (Stur ex parte) P. et B.
54. Hostim. (Univ. Wien) Surface knorrivide + 55. Srbsko. (Univ. Wien.) Dichotomie en éventail À. 56. Srbsko. (K. k. Uaiv. Prag) Trichotomie, Knorria +.
2w* de largeur. Nathorst, dans son ,Ile des Ours“ et Potonié dans sa ,Silurflora“, signalent le fait que souvent des ÆXnorria acicularis ont été décrites comme Asterocalamites, et Potonié les désigne comme ,Â. acicularis calamitoïde“. Un cas semblable se rencontre chez notre Pseudosporochnus : chez cette plante, nous avons généralement des Ænorria, mais nous avons constaté (fig. 65) des Knorria si allongées, si étroites et si rapprochées les unes des autres qu’elles donnent l'apparence générale d'une Calamitée.
Quelquefois les Ænorria font défaut, mais on voit sur le tronc de petites traces (fig. 58, 63, 64) comme des lignes très fines, plus ou moins longues, toutes dirigées dans le sens longitudinal du tronc ou des branches, et qui pourraient être les impressions des rayons médullaires d’un bois, car
(a PDA
Fig. 58. Fig. 59.
Fig. 57—60. Pseudosporochnus Krejëii, (Stur ex parte) P. et B.