FRAISIER
FRAGARIA. (Fragrans odoriférant). Calice monophylle, divisé en 10 parties dont 5 extér. alternes et plus étroites. 5 pétales ovales et arrondis , étalés et attachés au calice par des onglets très courts. 20 étam. à peu près. Ovaires nombreux , fort petits, situés sur un réceptacle convexe qui grossit considérablement , devient ovoide, succulent , coloré, caduc et bacciforme.
178 ICOSANDRIE POLYGYNIE. — ROSACÉES.
F. Commun. F. Vesca. Racine donnant naissance à des drageons. Feuil. radicales , souvent velues, à 5 fol. ovales, presque soyeuses en dessous, longuement pétiolées et fortement dentées en scie. F1. blanches, pédonculées et terminales. Mai et juin.
F. PerréTuez. F. Semperflorens. Remarquable par la vivacité de sa végétation. Fleurit toute l’année. Son fruit est plus allongé et moins gros. Sur nos montagnes.
F. Buisson. F. efflagellis. Se distingue des autres par l'absence de drageons. Le nombre des œilletons et des feuil. est si considérable que leurs touffes forment une sorte de buisson.
F. pes Bois. F. Sylvestris. Duch. Type de toutes les espèces de fraisiers, remarquable par son parfum qui surpasse celui de tous les autres. Se plait dans les taillis, et se multiplie rapidement dans les futaies abattues, particulièrement dans la place des fourneaux à charbons.
Nous en cultivons beaucoup de var. dont les fruits aromatiques sont tempérants et rafraichissants.
POTENTILLE.
PoTENTILLA (De potentia puissance, à cause de ses grandes propriétés }. Calice muni extérieurement de 4 à 5 bractées , ouvert à 10 div. alternativement grandes et petites. 4 à 5 pétales insérés sur le calice. Étam. nombreuses. Un grand nombre d’ovaires , réunis en tête, à styles filiformes. é
Ce genre ne se distingue du fraisier que par le réceptacle des fruits qui est sec, et non succulent. Nous y avons aussi réuni les genres comarum et tormentilla, qui n’en diffèrent que par des caractères d’une valeur minime.
P. Fraisier. P. Fragariastrum. Eh. Fragaria sterilis. L. Plante rampante. Tiges faibles, filiformes, rougeâtres. Feuil. ternées, soyeuses, largement crénelées, non blanchâtres en dessous. Placenta sec et non pulpeux comme dans le fraisier. Le long des chemins et dans les bois. Mai et juin. Soignies.
P. pes Rocuers. P. Rupestris. Tiges droites, sans traînants, un peu velues, supérieurement dichotomes, souvent rougeâtres. Feuil. infér. pinnées et ternées, longuement pétiolées; celles du milieu binées, les supérieures ternées , sessiles, opposées. F1. grandes, blanches, droites, pédonculées , terminales. Bois montueux, rochers ombragés. Lendelies. Mai et juin.
P. ANSÉRINE. P. Anserina. (Argentine). Tige rampante, herbacée.
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Feuil, assez grandes, ailées de 15 à 17 folioles ovales, oblongues , dentées, velues , soyeuses , alternativement grandes et petites. FI. axillaires, uniflores, pédonculées , jaunes. Ter. argileux. Le long des fossés et des chemins. Mai-juillet.
P. RampanTe. P, Reptans. Tiges rampantes, glabres, filiformes, à jets flagelliformes, plus ou moins rameuses. Feuil. à 5 folioles. Pédoncules uniflores droits, Corolle jaune. Ter, argileux et humides. Juillet et août, C’est la quinte-feuille.
BLancuaTre. P. Canescens. Beff. Tiges couchées à la base, puis droites, rameuses , un peu tomenteuses, parsemées de poils longs, blanchâtres. Feuil, inf. à 5 découpures, pétiolées ; les autres ternées, sessiles, FI. jaunes en corymbe lâche. Antoing. W.
P. PriNTaniÈRE. P. Verna. Tiges couchées , très rameuses, filiformes, menues, velues. Feuil. à 5-7 folioles ovales, dentées, pubescentes. Les feuil. supér. sessiles, simples ou ternées. FI. terminales éparses, pédonculées, jaunes, quelquefois un peu maculées à la base. Pétales cordiformes plus grands que le calice. Fleurit dès les premiers jours du printemps. Le botaniste ne la voit jamais sans un nouveau plaisir, parce qu’elle lui annonce le retour de la belle saison. Se trouve abondamment sur les montagnes exposées au midi.
P. ArGENTÉE. P. Argentea. Tige droite, rameuse, velue-blanchâtre. Feuil. à 5 folioles cunéiformes, dentées, tomenteuses en dessous. FI. jaunes en corymbe. Terrains sablonneux arides. Juillet. Roucourt; Bonsecours.
P. Drorre. P. Recta. Tige droite, striée, dichotome supérieurement, chargée, comme toute la plante, de poils soyeux. 7 folioles lancéolées , grossièrement dentées. Pétales en cœur plus grands que les divisions du calice. Fleurs d’un jaune de soufre, en corymbe terminal. Montagnes expos ées au Soleil. Mai-juillet. Erquelines. Bersillies.
P. TormenTiLLe. P. Tormentilla. Schr. Tormentilla erecta. L. Tige diffuse, rameuse, menue, dichotome supérieurement. Feuil. sessiles de 5 à 7 digitations, dentées en scie. FI, jaunes, opposées aux feuil. penchées avant l’anthèse, à pédoneules solitaires. Dans les bois. Ghlin. Juillet et août.
a. Procumbens. Tige couchée. Feuil. radicales quinées.
P. Cowarer. P. Comarum. Rich. Comarum palustre. Lin. P. Palustris. Lehman. Tige faible, moitié couchée, comme comprimée, un peu pourpre; glabre infér. pubescente au sommet. Feuil. pinnées, pétiolées, à 5-7 folioles oblongues , assez étroites et blanchâtres. F1. d’un pourpre
180 POLYANDRIE MONOGYNIE. — PAPAVÉRACÉES,
noirâtre, axillaires et terminales, pédonculées. Dans les lieux maréca= geux et tourbeux. Casteau. Maï - juillet.