‹ Flore du HainautChapitre 148 sur 352 · CHÉLIDOINE · texte numérisé non relu

CHÉLIDOINE

CneLiponivM (signifie, en grec, kirondelle, parce que les anciens croyaient que les hirondelles se servaient du suc de cette plante

182 POLYANDRIE MONOGYNIE.

pour rendre la vue à leurs petits). 2 sépales ovales , glabres. 4 pétales en croix. Etam. nombreuses. Siliques à 2 valves linéaires. Graines remarquables par la crête glanduleuse , comprimée, que

l’on trouve au-dessus de l’ombilic.

C. GRANDE ÉCLAIRE. C. Majus. Tige droite, rameuse, contenant ainsi que les feuil. un suc jaune abondant. Feuil. molles très découpées en segments arrondis , glauques en dessous. F1. jaunes en bouquets. Pétales entiers. Lieux humides, ombragés, — vieux murs. Mai et juillet.

C. Laciniée. C. Zaciniatum. On l’a regardée longtemps comme une variété de la précédente; elle s’en distingue cependant par les lobes de ses feuil. linéaires et incisées, par ses poils plus épais, par ses pétales découpés et souvent plus de 4. Sur les murs, le long des haies. Mai et juil. ‘Je l'ai observée sur les vieux remparts de Chièvres.

HÉLIANTHÈME, fam. des Cistinées, 13e cl, ord. 30.

HELIANTHEMUM (Fleur du soleil). Calice de 5, rarement de 3 sépales égaux , persistants , étalés au moment de l'épanouissement de la fleur et redressés contre le fruit. 5 pétales arrondis en cœur, rosacés , étalés. Étam. nombreuses , hypogynes. Ovaire arrondi à style court, à stigm. en tête aplatie.

H. Comwun. ÆZ. Vulgare. Gœrt. Variabile. Spach. Cistus Helianthemum. L. Tige de 6 à 10 pouces, couchée, rameuse, diffuse, velue, suffrutescente. Feuil. très entières, oblongues, repliées, ou velues des deux côtés ou tomenteuses , blanches en dessous. Calice très velu. F1. jaunes, penchées avant lanthèse.

Si l’on touche le matin le bas des filets de ses fleurs, on apercoit un élan du pistil et des étamines qui se rapprochent et paraissent s’embrasser.

Dans différentes localités il est presque toujours accompagné du Cistus barbatus, L. qui a les fl. blanches, les feuil. vertes de deux côtés, et barbu dans toutes ses parties. Montagnes arides des ter. calcaires. Environs de Beaumont. Juin et juillet.

H. Macuré. A. Gultatum. Miller. Tuberaria annua. Spach. Cistus. L, Tige rameuse, herbacée, de 9 à 10 pouces. Feuil. opposées, lancéolées, velues, à 3-5 nervures; les radicales au nombre de 4-6, obtuses. Rameaux presque sans bractées, solitaires, lâches, pauciflores. F1. jaunes avec une tache violette à l'onglet des pétales. Lieux arides et sablonneux. Hs août, Je ne l’ai pas observé dans la province.

POLYANDRIE MONOGYNIE. 133 TILLEUL, typ. de la fam, des Tillacées , 13e cl, ord. 29.

TrziA. Calice coloré, caduc, à 5 sépales. 5 pétales obtus, accompagnés à leur base interne d’une écaille nectarifère. Etamines nombreuses. Style simple à 2-5 stigm.

T. Onninaime. 7. Vulgaris. Hayne. Europæa. L. Racine rampante, rameuse et ligneuse. Tige haute, droite, avec une belle tête. Écorce gercée sur le tronc, d’un gris verdâtre sur les branches. Feuil. alternes, pétiolées, simples, ovales en cœur, pointues au sommet , à bords dentés en scie. FL. d’un blanc un peu jaunâtre. Dans nos bois et le long de nos promenades. Juin et juillet.

Ses fleurs sont d’un grand usage , pour le thé, dans notre province. Les abeilles sont aussi friandes de leur suc.

Antispasmodique. Calmant.

T. A periTes FeuiLes. T, Microphylla. Vent. Reconnaissable à ses jeunes rameaux verts, ses feuil. plus petites, poilues à l’aisselle des nervures. F1. axillaires , inodores. Fleurit un peu plus tard. Dans les bois.

T. PaucrrLore. 7, Pauciflora. Roth. Feuil. velues-pubescentes , barbues dans les aisselles des nervures. Pédoncules souvent triflores. Filaments polyadelphes à la base. Capsule à 5 côtés. Mai et juin. Dans les bois et le long des chemins.

NÉNUPHAR , type des Nymphéacées , 4e cL., ord. 4.

NymPxÆA (Fleur des Nymphes ). Calice à 4 ou 5 sépales persistants , très grands , colorés. 15 à 30 pétales disposés sur plusieurs rangées. Étam. nombreuses à filaments élargis et attachés autour de l'ovaire ; les plus extérieures se confondent et se changent, par des nuances insensibles, en pétales. Anthères adnées et terminales , à 2 loges linéaires, s’ouvrant par un sillon longitudinal. Ovaire ovale presque supérieur , sans style , couronné par un stigm. sessile en forme de chapeau, divisé en 16 ou 20 lobes.

N. BLanc. NW. Alba. Sa souche charnue, que l’on désigne communément sous le nom de racine est la véritable tige. Feuil. très longuement pétiolées, orbiculaires, très entières, glabres, nageant à la surface de l’eau pour la floraison. F1. blanches, magnifiques, solitaires, très grandes, closes pendant la nuit. Dans les étangs. Masnuy, château de M." Decroës. Erbisœul. Juillet et août,

Page 1