‹ Flore du HainautChapitre 280 sur 352 · HÊTRE · texte numérisé non relu

HÊTRE

Façus (Du grec phagein, manger, parce que la féne se mange). FI. mâles en chatons globuleux; chacune d’elles composée d’un involucre calicinal campanulé , à 6 divisions , contenant 8 à 12 étam. dont les filets sont plus longs que l’involucre. F1. femelles réunies deux ensemble dans un involucre à 4 lobes et hérissé mollement. Périgone adné à l'ovaire, tomenteux, à 6 lobes. 3 stigm. Fruit composé de deux noix triangulaires.

H. pes Forèrs. F. Sylvatica (Faux, fayard , foyard). Très bel arbre à écorce lisse et blanche; branches étendues et rameuses. Feuil. ovales,

MONOECIE POLYANDRIE. — CUPILIFÈRES. 291

pointues, denticulées, plissées, à nervures latérales, lisses-beau vert, qui rougit en automne. F1. verdâtres en chaton. Har.

Tous les poètes de l'antiquité parlent de cet arbre à chaque page de leurs idylles, bucoliques et géorgiques, et c’est toujours au pied d’un hêtre, sub tegmine fagi, qu’ils ont placé les scènes pastorales de ces heureux temps où la classe des bergers se distinguait autant par la variété de ses connaissances que par les agréments d’une conversation poétique.

B. Atropurpureu.

CHATAIGNIER.

CasTANEA (Ville de Thessalie abondante en châtaigniers). Arbre monoique ou polygame , selon la manière dont on considère les f1. où sont les pistils. F1, mâles disposées en chatons très longs , cylindriques , composés de fl. agglomérées le long d’un axe grêle, dont le périgone à six divisions profondes renferme un nombre d’étam, qui varie de 5 à 20 fl. herm. distinctes entre elles, mais réunies dans un involucre quadrilobé, hérissé d’épines, dans lequel on observe 12 étam. qui, n’existant qu’à l’état rudimentaire, ont fait regarder le tout comme un assemblage de fl. simplement fem. Ovaire à 6 loges dispermes , dont 5 avortent ; 6 styles arqués. Le fruit est une noix uniloculaire couverte d’un test brun et lisse, qu’on appelle marron ou châtaigne.

C. Commun. C. F’ulgaris. De. Faqgus castanea. Lin. Feuil. grandes, alternes, pétiolées, lancéolées-aiguës, dentées, d’un vert agréable, nombreuses et donnant une ombre épaisse. F1. blanchâtres ; les fl. mäles disposées en chatons longs et droits, répandent une odeur spermatique qui porte à la tête; les fl. fem. sont quelquefois solitaires et plus souvent réunies au nombre de 2-5 ou # dans un calice commun, qui les enveloppe étroitement ; ce calice devient une coque verte, hérissée de piquants déliés, rudes et nombreux. Dans les villages. Juin.

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