ORDRE PREMIER
VALÉRIANE , type de la fam. des Valérianées, 11e classe, ord. 2. VALERIANA (vient de valere, valoir, parce qu'on lui attribue de grandes vertus ). Calice supérieur à peine visible , à 5 dents ou à bord presque entier, se développant dans la maturité en une aigrette.
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sessile et plumeuse. Corolle monopétale en entonnoir dont le tube est renflé à sa base ou terminé par une bosse ou un éperon, et dont le limbe est découpé en 5 segments obtus, ordinairement égaux. 1 à 4 étamines, plus souvent 3, érigées, faites en alène. 1 style; 3 stigmates. Le fruit varie comme la fleur ; c’est, ou une semence aigrettée, où une capsule à 3 loges contenant 2 ou 3 semences, dont le sommet est nu ou recouvert par les dents du calice.
Ce genre est, comme on le voit, très mauvais, puisqu'il n’est point déterminé par des caractères invariables. Les espèces assez nombreuses qu’il renferme présentent des différences dans toutes les parties de la fructification. C’est parce que la plupart ont 5 étamines que L. les a toutes comprises dans sa triandrie; mais quelques-unes n’en ont qu’une ou 2, d’autres en ont 4, il y a même une espèce qui est dioïque. Ainsi les Valérianes sont un exemple frappant du vice des méthodes artificielles. Ee botaniste même doué de génie a beau se tourmenter, il a beau former des systèmes, la nature le surprend toujours en défaut. Ce n’est point dans un cadre étroit, imaginé par l'homme, que peuvent se ranger les immenses productions du règne végétal.
V. Dioïque. 7”. Dioica. Tige courte, glabre, lisse, anguleuse et grêle. Feuilles pinnées , très entières, les supérieures imparipinnées à folioles entières, se couronnant ainsi que les rameaux de grappes fleuries de couleur purpurine ou blanche. Elle fait exception au genre, puisque ses fleurs unisexuelles viennent mâles ou femelles sur des pieds différents. On appercoit dans les unes et les autres fleurs les rudiments de l’organe avorté. Les mâles ont deux étamines , et la corolle des femelles est plus petite. Les semences sont couronnées par trois dents. Cette plante s'élève beaucoup plus dans les lieux humides. Dans les prés humides des terrains calcaires, en mai et juin. Gaurain.
V. Orricinace. VW. Offhicinalis. Tige fistuleuse, simple presque jusqu’au sommet qui produit des branches trois à trois. Feuilles toutes pinnatifides à folioles lancéolées, dentées, velues. Fleurs blanches et légèrement pourprées au dehors. Sa racine est fibreuse, rampante et douée d’une odeur aromatique. Juillet. Dans les bois frais.!
V. GranDe. 7. Phu. Tige lisse, rameuse ou bifurquée, haute d’un mètre. Feuilles caulinaires ailées , les radicales sans division , quelquefois en forme de lyre. Fleurs blanches rarement purpurines, ombellées au sommet des tiges; semences plates et aigrettées. Sur les montagnes.
V. Trirines. Ÿ’. Tripteris. Feuilles radicales en cœur, dentées, velues; celles de la tige ternées ou découpées en trois segments. Dans le Haïnaut, d'après M." Dumortier. Juin et juillet.
1 Calmante, antispasmodique.
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FÉDIE. Roth. VALÉRIANELLE. Haller.
VALERIANELLA. Ü. FEprA. Gært. Limbe du calice à cinq dents. Corolle tubuleuse, monopétale, presque régulière à cinq lobes, sans éperon , gibbeuse à sa base. Deux ou trois étamines. Fruit sec à trois loges , dont une seule est séminifère , couronné par les dents du calice. Feuilles opposées, simples. Tiges très souvent dichotomes. Fleurs très petites d’un blanc rosé, entourées de bractées ciliées.
V.ouMacne cuLrivée. Ÿ, Olitoria-Locusta, Tige faible, ronde, cannelée, rameuse, creuse, noueuse et dichotome. Feuilles opposées, linéaires ou oblongues, lancéolées, un peu dentées, un peu épaisses, molles, tendres. C’est du milieu des feuilles que s'élève la tige. Fleurs d’un blanc améthiste, en ombelles aux sommités des tiges. Racine fibreuse, menue, blanchâtre. Dans les champs. Avril et mai. Sert pour la salade.
V. CaRéNÉE. W. Carinata. Tige de six pouces, rameuse , velue à Ja base. Feuilles entières , obtuses ; graines très nombreuses d’une forme naviculaire , leur face interne est creusée d’un sillon longitudinal. Dans les champs en friche. Avril et mai.
V.Rantée. Y. Radiata. Ne diffère des précédentes que par une collerette qui environne ses fleurs. Commune dans les moissons.
V. Denrée. V, Dentala.Tige tétragone , droite, dichotome au sommet. Feuilles entières , lancéolées , ciliées. Fleurs rosées, paniculées. Semence à trois dents et à cinq angles peu visibles. Dans les champs. Juin-août. Tournay, Casteau.
V. VésicuLeuse. Ÿ. Vesicaria. Calice enflé; six dents courbées en dedans. Involucres 5 - phylles, triflores, blanchâtres. Dans les seigles. Havré.
V. En 5ec. JV, Auricula. Tige pubescente , assez haute, anguleuse. Feuilles obtuses, ciliées à leur base et dentées. Fleurs en corymbe. Fruit glabre , sillonné d’un côté. Juillet-août. Sur les coteaux et dans les blés.
Toutes ces espèces sont alimentaires.
IRIS , Type de la fam. des Iridées, 3e classe, ordre 7.
Iris (Ce nom vient des couleurs de quelques espèces qui se rapprochent de celles de l'arc-en-ciel). Le port de ces plantes leur est particulier ; elles ont un aspect à la fois triste et noble. Une spathe membraneuse , enveloppant une ou plusieurs fleurs. Corolle à six divisions grandes et profondes ; 3 intérieures et 3 extérieures, alternativement érigées et abaissées , réunies en tube à leur base. Trois
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étamines insérées au sommet du tube du calice. Leurs filets sont libres et leurs anthères allongées à deux loges. Style à 3 stigmates fort grands qui recouvrent les étamines et ont l’apparence de pétales. Nul autre plante n’a de tels stigmates. Capsule ovoïde allongée, quelquefois un peu triangulaires, à 3 loges, contenant plusieurs graines presque rondes.
I. Nane. Z. Pumila. Petite flambe. Tige de 4 à 6 pouces et plus courte que les feuilles qui sont ensiformes. Une seule fleur très belle, assez grande, bleue, pourpre, jaune , blanche ou panachée, selon les variétés. Cette iris est précoce. Avril ou mai. On la voit sur les murailles et les chaumes des villages. Tournay. Dmitr. Basècles. Hocq.
I. GERMANIQUE. Z. Germanica. Tige droite, cylindrique , terminée par de belles fleurs d’un pourpre violet ou d’un bleu plus ou moins foncé, et dont les divisions extérieures sont marquées d’une raie velue. Les feuilles, moins longues que la tige, sont planes, ensiformes, assez épaisses, pointues et d’un vert glauque. Racine tubéreuse et charnue. Dans les lieux incultes et sur les vieilles murailles. Mai et juin.
I. Sureau. 7. Sambucina. Feuilles ensiformes , glabres, redressées , plus courtes. Scape multiflore. Pétales courbés, planes. Sur les rochers schisteux. Dmtr.
I. Faux ACORE. I. Prbdiuronis: I. Des Marais. Tige cylindrique, haute de 2 à 5 pieds, dont le sommet un peu fléchi en zigzag, porte quelques fleurs jaunes qui s’épañouissent alternativement. Feuilles ensiformes, droites, planes, striées, engainant la tige. Divisions extérieures du calice longues de 2 centimètres et les divisions intérieures extrêmement petites. Capsule ovoïde, à 5 loges, contenant chacune un très grand nombre de graines. Dans les bois humides etsur les bords des eaux. Havinnes.Mai-juin.
I. Férine. I. Fœditissima.Tige marquée par un angJle saillant, comprimée, terminée par quelques fleurs assez petites, d’un bleu triste tirant sur le pourpre, exhalant une odeur fétide. Feuilles étroites, ensiformes , d’un vert sombre. Les capsules sont remplies de semences d’un . rouge de corail, d’unesaveur piquante. Dans les taillis et les lieux humides.
I. Graminée. 1. Graminea. Feuilles linéaires engainant la tige qui est comprimée. Corolle bleue déchirée extérieurement. Ovaires hexagones. Mai et juin. La plupart de ces espèces sont exotiques. — Purgative, expectorante.
POLYCNÈME , fam, des Paronychiées.
PoLycneMUM (en grec, plusieurs jambes). Calice pentaphylle. Étam. 3, rarement 2 ou 5. 2 styles ou un, bifide. Caps. monosperme. Graine lenticulaire, ponctuée.
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P. pes cuamps. P. Arvense. Tige très rameuse, couchée, ou droite, Feuil. prismatiques, linéaires, éparses, nombreuses. FI. blanchätres, axillaires, sessiles, quelquefois géminées. Anthères purpurines. Champs sablonneux. duillet-août. Mon ami Westendorp a trouvé cette plante dans les moissons, à la porte de Valenciennes, à Tournay.
CHOIN, fam. des Cypéracces, 2e classe , ordre #.
ScHoENvSs. Plante herbacée, marécageuse, très commune. Fleurs hermaphrodites , glumacées , peu nombreuses, disposées en épis. Écailles florales imbriquées, les inférieures vides, les supérieures renfermant 2 à 3 étamines à filets capillaires. 2 à 3 stigmates. Semence nue ou entourée de soies, Ce genre est très voisin des scirpes dont il ne diffère réellement que par la stérilité de ses fleurs inférieures.
S. NorraTRe.S. Nigricans.Tige nue, lisse , renflée au sommet. Feuilles nombreuses en faisceau , longues , étroites , raides, aiguës, presque arrondies et canaliculées. Gaines larges, fendues, noirâtres. Fleurs en capitule terminal et ovoïde. Involucre de deux feuilles ventrues , et une des valves de la fleur plus longue. Fruit lisse. Soies courtes ou invisibles. Dans les marais qui se dessèchent l’été. Casteau. Mai et juillet.
C. BLanc. S. Albus. Tige grêle, feuillée, triangulaire, portant trois bouquets des fleurs dont un est terminal, ayant à sa base des bractées verdâtres; les autres sont axillaires à épilletsblancs. Feuilles sétacées, planes, carénées. Fruit entouré de 6 à 8 soies. Abonde dans les marais tourbeux. Jurbise.
C. Brun. S. Fuscus. Tige filiforme, nue, arrondie, cannelée d’un côté à sa partie supérieure. Feuilles filiformes, canaliculées, géminées. Feuille florale très longue et élargie. Épillets bruns, comme en faisceau. Fruit triquètre, blanchâtre. Dans les lieux humides. Rebaiïx. Juin et Juillet.
C. Comrrimé. S. Compressus. Chaume comme triangulaire, nu. Épi distique. Involucre monophylle. Dans les marais. Dmtr. 5. Rufus.
SOUCHET , type de la famille.
CyPEerus. Fleurs hermaphrodites , disposées en épillets formés d’écailles uniflores toutes fertiles, de toutes les couleurs et de toutes les formes, et tenant lieu de calice. Trois étamines à filets courts. Ovaire supérieur très petit, et un long style couronné par 3 stigmates capillaires. |
S. Brun. C. Fuscus. Chaumes triangulaires, nus, gazonnants, haut de 6 à 8 pouces. Ombelle terminale trifide, entourée de 5 bractées folia-
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cées, inégales. Épis serrés, linéaires, pointus et roussâtres. Deux étamines. Trois stigmates. Fruit blanc trigone. Dans les marais sablonneux. Juin et juillet. Ogies.
S. JaunarTRe. C. Flavescens. Chaumes triangulaires , nus, nombreux, pourvus de 2 feuilles engainantes, pliées. Panicule triphylle à pédoncules inégaux, garnis à leur base de deux ou trois folioles en gouttière, dont une plus longue; contenant huit à dix épillets, sessiles, comprimés, à écailles très rapprochées. Deux ou trois étamines. Deux stigmates. Fleurs jaunâtres ou noirâtres. Juin et août. Prairies humides. Je l'ai rencontré à Ghlin, près du chemin de fer, dans un endroit où l’on avait enlevé beaucoup de sable et où cette plante ne s'était jamais trouvée. Bois du Coucou.
S. Loxc. C. Longus. Chaume triangulaire de 2 à 5 pieds de hauteur, sortant de tiges souterraines ou racines rampantes d’une odeur aromatique. Feuilles très longues, étroites et comme carénées et denticulées. Fleurs d’un jaune rougeûtre, à ombelle simple, composée d’un grand nombre de rayons. Trois à cinq bractées. Lieux humides. Juillet et août.
SCIRPE.
Scrrpus. Fleurs herma. Épis ovoïdes composés d’écailles planes, imbriquées dans tous les sens. A la base de chaque écaille 3 étamines à filets plus longs que les écailles, insérées sous le pistil et portant des anthères oblongues. 2 à 3 stigmates à soies hypogynes plus courtes que les écailles , style caduc.
Are Division. ‘pi unique.
S. DES Marais. S. Palustris. Racine stolonifère ; tige cylindrique ou comprimée de 1 à 2 pieds, nue, terminée par un épi presque ovale, imbriqué d’écailles roussâtres, scarieuses , blanchâtres à leurs bords. Gaïnes tronquées horizontalement. 5 à 4 soies. Lieux humides.FontainelEvêque. Juin et Août. 2. Major. >. Reptans. Dmtr.
S. DES TourBièREs. S. Bœothryon. Racine rampante; tiges gréles, striées, de 2 à 6 pouces, munies d’une gaine tronquée au sommet, triangulaire; épi brunâtre lancéolé ; 5 stigmates, 6 soïes. Bords des Marais. Erbisœul, Stambruges. Ê. Campestris.
- S. En Gazon. S. Cespitosus. Tige nue, striée , fasciculée; gaîne tubuleuse accompagnée d’une foliole courte, canaliculée. Épi bivalve, très petit, terminal, de la longueur du calice, à écailles jaunâtres ; 6 soies. Style caduc. Pommerœul, Stambruges. Mai et juin. 8. Nemorosus.Dmtr.
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S. Erineue. S. Acicularis.Fimbristylis de Vahl qui a séparé des scirpes toutes les espèces dépourvues de soies hypogynes et munies d’un style comprimé et renflé à sa base.
Tiges triangulaires, nues, capillaires, de 3 pouces; munies à leur base de gaînes tronquées. 5 à 4 fleurs en épi ovale, verdâtre ou panaché de blanc ou de brun. Feuilles très menuesformant un gazon. Bords des eaux. Juin-août. Marchiennes.
B. Comosus. Bed. Les graines à la maturité se couronnent de folioles. Tournay. Dans les prés. Rare. W.
S. FLorranr. S. Fluitans. Isolepis. De Brown.
Bro. faitun genre particulier des Scirpes qui n’ont pas de soies hypogynes autour du fruit.
Tige flottante , très rameuse, grêle, cylindrique, feuillée, donnant par intervalle des faisceaux de feuilles planes, linéaires, transparentes et aiguës. Épi très petit à 3-4 fleurs verdâtres, formé d’écailles scarieuses sans soies. Dans les Marais. Juin-juillet. Lens.
P, Terrestris.
2e Div. Plusieurs épis, tige ronde.
S. pes Éranes. S. Lacustris. Tige très haute, nue, lisse, molle, cylindrique, verte, pleine de moëlle blanche; son diamètre décroissant de la base au sommet, garnie à sa base de gaines remarquables, terminées par une feuille molle. Épis oblongs, ferrugineux , pédonculés nombreux, souvent tournés du même côté. Mai et juin. Les Marais. Masnuy-S.'- Pierre, près du chemin de fer.
Sert à couvrir les chaises.
S. TABERNEMONTANE. S. T'abernœæmontani. Gml. Diffère du précédent par ses tiges plus courtes, triangulaires sous la panicule compacte. 2stig. 6 soïes. Glumes mucronées, marginées. Tous les épillets sessiles. Juin et juillet. Les Marais. Tournay, d’après Lej.
S. Soie. S. Setaceus. Tiges nues, très grêles , sétacées, striées, garnies de quelques feuilles sétacées. Épi terminal surmonté d’une bractée, au nombre de 2 ou 5, sessile à quelque distance de l'extrémité, écailles rougeâtres. Dans les eaux stagnantes. Juillet et août. Mons. Bois de Breuze.
B. Mason. Dmtr.S. Culmis subrepentus. Lej. et Mich. Fossés des prés. Très rare. Tournay.
S. HoLosquÈnE. S. Holoschœnus. Tige cylindrique, nue dans sa plus grande partie, foliacée à sa base.Épis presque globuleux à épillets nom-
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breux, portés sur de courts pédoncules diphylles, inégalement mucronés. 3 stig., receptacle nu. Lieux marécageux. Juillet et août.