LAICHE
CAREx. Facile à reconnaître à ses fleurs unisexuées , ordinairement monoïques, rarement dioiques , disposées en châtons globuleux , ovoides ou cylindriques et allongés, tantôt unisexués mâles ou femelles , tantôt androgynes , c’est-à-dire composés de fleurs mâles vers leur sommet et de fleurs femelles à la base. Plus rarement les châtons femelles et les châtons mâles sont portés sur 2 individus. Les fleurs mâles ont 2 ou 3 étamines placées à l’aisselle d’une écaille, les fleurs femelles sont composées d’une écaille à l'aisselle de laquelle se trouve un pistil triangulaire, ou comprimé, renfermé dans un utricule tronqué et bidenté à son sommet. Style court à 2-3 stigmates filiformes ou velus. Akène trigone ou lenticulaire , entièrement renfermé dans l’utricule.
Ce genre est un des plus considérables de la monœcie triandrie et le plus difficile
dans la détermination des espèces. Nous recommandons extrêmement l'étude des subdivisions méthodiques que nous avons employées, elles sont de M.r Guépin.
dre Sect. Épi unique formé de fleurs solitaires.
L. Puce. C. Pulicaris. Racine fibreuse, tige filiforme, sillonnée, lisse, de 6-8 pouces, engainée à la base. Feuilles sétacées-canaliculées , roulées, scabres au toucher sur les bords. Épi terminal composé de 12-15 fleurs mâles au sommet et femelles à la base, de couleur roussâtre. Les semences ressemblent à de petites puces pendantes. Glume brunâtre. Capsule oblongue, unie sur les angles. Dans les prés tourbeux. Mai.
20 TRIANDRIE MONOGYNIE. — CYPÉRACÉES.
2e Sect. Épi ou panicule spiciforme, formé de plusieurs épillets multiflores, 2 stigmates.
A. Épillets unisemuels.
L. INTERMÉDIAIRE. C. Intermedia. Good. Disticha. De. Ressemble beaucoup au suivant. Racine rampante. Tige de 1-2 pieds à 5 angles scabres. Feuilles étroites, un peu denticulées sur les bords, d’un vert obscur. Épi brun de 50 à 60 épillets brunûtres, les épillets inférieurs et supérieurs femelles, les intermédiaires tous mâles. 2 stigmates. Fruits ovales, comprimés , à 2 dents au sommet. Dans les prés, les fossés et les étangs. Mai et juin.
B. SricaATA. Lmk. Multiformis. Thuil.
L. pes SagLes. C. Arenaria. Remarquable par la longueur de sa racine qui est une souche horizontale rampante, noueuse et enveloppée de gaines des feuilles desséchées et devenues brunûtres. Tige droite, triangulaire , striée, scabre sur les angles, feuillée inférieurement. Feuilles engainantes, étroites, aiguës, très rudes au toucher. Fleurs canaliculées, roussâtres, en grappe de 5 à 6 épillets ovoïdes , allongés , imbriqués. Les fleurs des épillets inférieurs sont femelles, des supérieurs entremélées de mâles et de femelles. Écailles ovales, lancéolées , très aiguës , plus longues que les fruits qui sont triangulaires et terminés par 2 petites pointes. Dans les sables mouvants. Mai et juin.
L. Dioïque. C. Dioica. Racine rampante , Stolonifère. Chaume capillaire , droit, triangulaire, feuillé à la base, d’un demi pied. Feuilles un nn raides, triangulaires. Épi solitaire, terminal, simple, composé de re ne du même sexe, ou mâle ou femelle. Lesmäles linéaires à peine d’un pouce. Les femelles plus courtes et plus larges. Capsules dressées, pointues, triangulaires. Prés humides. Avril et mai.
B. Épillets tous androgynes , mâles au sommet.
L. Ronne. C. Teretiuscula. Chaume droit, gréle, feuillé inférieurement , arrondi à la base, puis nu et triangulaire, scabre sur les angles $ d’un à 2 pieds. Feuilles subulées , étroites, pointues. Capsules à 3 angles bien marqués. Épillets ovales, les inférieurs femelles. Racine stolonifère. Le long de l’Escaut. Mai.
L. Parapoxe. C. Paradoxa. Chaume droit presque triangulaire, scabre sur les angles, enveloppé d’une gaïne brune à la base, feuillé inférieurement , haut d’un pied. Feuilles subulées, comme carénées, égalant le chaume. Panicule droite. Épillets oblongs, les inférieurs femelles. Bractée sétacée. Racine fibreuse. Le bec du fruit bidenté. Prés marécageux. Mai et juin.
TRIANDRIE MONOGYNIE, — CYPÉRACÉES. 21
L. Jaunarre. C. Vulpina. Chaume triangulaire, accrochant en ses angles , feuillé inférieurement , d’un demi pied ét plus. Feuilles carénées, plus longues que le chaume, d’un vert sombre. Épi obtus, dense, interrompu. Fleurs jaunâtres. Bractée très fine. Fruit à bec long bidenté, Dans les marais, bords des ruisseaux. Mai. Escanaffles.
L. pes Bois. C. Nemorosa. Très semblable au précédent. Bractées lancéolées à la base, puis linéaires, foliacées, les inférieures très longues dépassant l’épi. Glumes mucronées. Fruit comme comprimé , moins convexe. Bois humides. Juin et août.
L. Rupe. C. Muricata. Racine fibreuse. Chaume menu, triangulaire, rude. Tiges en fleurs plus longues que les feuilles qui sont lisses, étroites. Épillets serrés 6-8 , hérissés par les capsules dures et arrondies. Semences horizontales, planes et convexes , dentées à la base, en étoile. Les haïes, les bois et les prés. Avril et mai. Hérinnes.
*L. Écanrée. C. Divulsa. Racine fibreuse poussant un grand nombre de tiges droites, débiles, penchées au sommet, triangulaires , feuillées à la base, Feuilles étroites, carénées, plus hautes que les tiges en fleurs. Épillets très écartés. Semences glabres et bordées, à bec ne bidenté. Prés humides. Mai.
L. PanicuLée. C. Paniculata. Racine épaisse. Tige très rude, triangulaire , de 2 à 5 pieds, nue dans sa partie supérieure et garnie inférieurement de touffes de feuilles larges, pliées en gouttière, presque toutes radicales. Épi paniculé de 20-50 épillets, d’un brun grisâtre. Écailles blanches sur les bords. Fruits un peu ailés. Terrains tourbeux. Mai et juin.