INTRODUCTION
Le département du Morbihan forme avec celui des Côtes-du-Nord la partie moyenne de la péninsule bretonne. Il a l'avantage d’être situé au sud, et se trouve compris entre 470 15° et 480 10° de latitude septentrionale ; mais il ne se rapproche autant du quarante sep-
tième degré que par une de ses îles. On évalue sa su. perficie à 699,641 hectares, dont les deux cinquièmes au moins sont des landes ou bruyères. Les plateaux et les plaines ont en général peu d’étendue; le nombre des coteaux et des vallons est considérable ; quelques col- » lines se montrent vers le nord. Les eaux courantes, comme les eaux tranquilles, sont abondantes. Le sol, en sa plus grande partie, est granitique; en sa moindre partie , schisteux , à schistes souvent modifiés; le calcaire manque. Les terres cultivées sont ordinairement grave- . leuses ou argileuses , quelquefois sablonneuses. La ré- … gion maritime comprend plusieurs iles et de nombreux -ilots ; elle offre des marécages salés, des étangs sau = mâtres et de vastes dunes. La côte est très découpée , et l'un des bras de mer est tellement large qu'il a été | appelé petite mer, mor-bihan , d’où vient le nom du département. :
La Flore du Morbihan, réduite aux plantes vaseulaires, compte 1127 espèces , distribuées en 472 genres, qui servent à former 102 familles. Mais, parmi les espèces inscrites, 20 sont douteusement indigènes, peuvent avoir été introduites ; et 27 sont, ou exotiquesnaturalisées, ou cultivées comme éminemment utiles , par exemple les céréales, le sarrasin, le chanvre. Il m'a semblé convenable de joindre aux végétaux indigènes les végétaux que le pays s’est depuis longtemps appropriés. En cela, au reste, je me suis conformé à l'usage. D’autres espèces seront certainement découvertes, surtout dans les parties du département qui ont été peu visitées. Pour en faciliter la recherche, jai noté et décrit succinctement soixante et quelques plantes, dont l'existence dans le pays peut être regardée comme un fait assez probable. Je ne crois pourtant pas que notre flore puisse s'enrichir au point de présenter 1200 espèces vasculaires.
Par le nombre des espèces qu’il produit, le Morbihan l'emporte de beaucoup sur le département des Côtes-du- Nord. Il est aussi plus riche, sous le même rapport, que le département du Finistère et que celui dIlle-et- Vilaine. S’il est loin d’égaler le département de la Loïre- Inférieure, qui doit plusieurs plantes au cours de la Loire et au voisinage de l’Anjou et du Poitou , il représente mieux la végétation bretonne, il en donne une idée plus nette, plus précise.
M. De Candolle, dans sa carte botanique de la France, ne soumet pas à la même teinte notre département; une portion à lorient et au midi est colorée en rouge vermillon, tandis que l’autre portion, bien plus grande, est colorée en jaune. La ligne séparative, qui semble vartir de la barre d’Etel, située en face de Belle-Isle, passe un peu au-dessus de Vannes et doit aboutir à la rivière d’Aff, près de la Gacilly. Suivant l’auteur de la carte, le rouge vermillon indique une végétation en
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quelque sorte moyenne entre celle des plaines du nord de la France et celle des provinces méridionales. Sans examiner si l'application est ici bien faite, je puis dire que!la petite portion du Morbihan ainsi colorée offre au moins 99 plantes qui ne se trouvent pas dans l’autre portion ; elle offre aussi en plus quelques vignobles , à la vérité peu dignes d’être conservés.
A l'embouchure de la Vilaine, entre Arzal et Billiers, un terrain dépendant du lieu de Coëtsurho réunit un tel nombre de plantes rares pour le département qu'il a d’abord presque passé pour un dépôt calcaire; c’est seulement un terrain schisteux modifié par des roches feldspathiques. Je saisis cette occasion de faire remarquer que le manque de dépôt calcaire ne prive pas le département de toutes les plantes dites calcicoles. Quelquesunes de ces plantes se montrent sur nos rivages et dans nos îles, soit parce que le sel se substitue à la chaux , soit parce que la terre y est composée en partie de débris de coquilles et de madrépores. Ainsi, nous possédons la Renoncule à feuilles d’ophioglosse , la Renon cule capillacée , le Lin à feuilles étroites , la Guimauve hérissée, la Chlore perfoliée, lOphrys abeille, Ophrys araignée , l'Epipactis des marais, le Brome droit, le Carex luisant.
Nos forêts offrent peu d'arbres différents. Le Chêne pédonculé et le Hêtre y dominent. Le Châtaignier y est parfois assez commun; le Bouleau y tient souvent une trop grande place. Sur plusieurs points du littoral, le Pin maritime s’est beaucoup multiplié et forme maintenant quelques grands bois.
L’Ajone d'Europe et l’'Ajonc nain, réunis à la bruyère cendrée, à la Bruyère ciliée et à la Callune commune, constituent généralement le fond de nos landes. Entre ces végétaux, plus ou moins ligneux , croissent quelques plantes herbacées, notamment la Ptéride aigleimpérial , l’'Agrostis sétacée, le Nard roide , la Solidage
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verge-d’or. Dans les parties humides , les Ajones sont assez souvent remplacés par le Genêt d'Angleterre ou par le Saule rampant ; la Bruyère quaternée s’y montre et devient dominante. Les plantes secondaires les plus apparentes sont alors la Scabieuse suceise, la Gentiane pneumonanthe , la Molinie bleue et la Canche des fanges. Près de la mer, un troisième Ajonc , encore peu connu, Ulex Gallii Planchon, vient se joindre à VAjonc d'Europe et à l’Ajonc nain. Dans un petit nombre de localités , la Bruyère à balais et la Bruyère vagabonde se mêlent aux autres Bruyères. C’est dans les parties basses et seulement herbeuses de quelques landes du littoral que vit la plante intéressante découverte par le docteur Hémon, plante que j’ai rapportée au Panicaut nain, Eryngium nanum L., mais dont M. Gay fait une espèce nouvelle sous le nom d’Erynqium viviparum. C’est aussi dans les landes maritimes, sur les portions rases, que M. l’abbé Delalande a découvert l’Isote fort curieux qui lui a été dédié par M. Lloyd, Isoetes Delalandei.
Trois plantes fort communes au bord de nos champs et sur nos talus, le Sarothamne à balais (vulgt Genêt), la Digitale pourprée et la Ptéride aigle-impérial, s’emparent promptement des jachères. Quelques autres plantes , non triviales, croissent en grand nombre sur notre sol, savoir : dans les terres cultivées, une fumeterre dont le nom spécifique est un objet de contestation entre les botanistes; dans les prés, au bord des champs et des bois, le Conopode sans involucre ; sur les pelouses fraîches et au bord des chemins, la Camomille romaine ; dans les marécages , la Grassette de Portugal; sur les coteaux arides et sur les rochers, le Millepertuis à feuilles linéaires et le Sedum d'Angleterre.
Dans nos dunes, la végétation est bien variée. En réunissant les nombreuses plantes qui s’y plaisent à celles qui se montrent dans les landes sablonneuses
Vi] voisines , dans les marécages salés, dans les étangs saumâtres et sur le rivage de la mer , on a une flore littorale très remarquable. Voici quelques-unes des espèces qui la composent :
Ratoncule naine. Myosurus minimus L.
Renoncule de Baudot. Ranunculus Baudotii Godron. Glaucion jaune. Glaucium luteum Scop.
Mathiole sinuée. Mathiola sinuata KR. Br.
Arabette sagittée. Arabis sagittata DC.
Crambé maritime. Crambe maritima Scop.
Cranson anglais. Cochlearia anglica L.
Frankénie lisse. Frankenia lævis L.
OŒillet de France. Dianthus gallicus Pers.
Siléné conique. Silene conica L.
Sagine maritime. Sagina maritima Don.
Spargoute noueuse. Spergula nodosa L.
Sabline pourpier. A{renaria peploides L.
Ceraiste à 4 étamines. Cerastium tetrandrum Curt. Lavatère en arbre. Lavatera arborea L.
Geranion sanguin. Geranium sanguineum 1.
Erodion maritime. Ærodium marilimum Sm.
Ononis renversée. Ononis reclinata 1.
Anthyllide vulnéraire. Anthyllis vulneraria L. Luzerne marine. Medicago marina L.
Melilot à petites fleurs. Melilotus parviflora Desf. Trèfle roide. Trifolium strictum Waldst.
Lotier hispide. Lotus hispidus Desf.
Ornithope comprimé. Ornithopus compressus L.
Vesce fausse-gesse. J’icia lathyroides L.
Spirée filipendule. Spéræa filipendula 1.
Pesse commune. Hippuris vulgaris L.
Tamarix d'Angleterre. Tamarix anglica Web.
Sédum acre. Sedum acre L.
Carotte maritime. Daucus maritimus Lam.
Torile noueux. Torilis nodosa Gærtn.
OEnanthe de Lachenal. OEnanthe Lachenalii Gmel. Buplèvre aristé. Buplevrum aristatum Bart.
Panicaut maritime. Eryngium maritimum L.
Garance voyageuse. Rubia peregrina 1.
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Gaillet des sables. Galium arenarium Lois.
Asperule à l’esquinancie. Asperula cynanchica L. Valerianelle à fruit velu. Y’alerianella eriocarpa Desx. Erigeron acre. Erigeron acris L. | Diotis très blanche. Diotis candidissima Desf. Armoise maritime. A4réemisia maritima L.
Chrysocome à feuilles de lin. CArysocoma linosyris L. Helichryse stæchas. Helichrysum stæchas DC.
Scolyme d’Espagne. Scolymus hispanicus L.
Tolpide ombellée. Tolpis umbellata Bert.
Laitron maritime, Sonchus maritimus L.
Crépide bulbeuse. Crepis bulbosa Tausch.
Prismatocarpe hybride. Prismatocarpus lybridus L’Hér. Cynanque dompte-venin. Cynanchum vincetoricum L. Erythrée maritime. Ærythræa maritima Pers.
Liseron Soldanelle. Convolvulus Soldanella L. Ompbhalode des rivages. Omphalodes liftoralis Lehm. Bartsie bicolore. Bartsia bicolor DC.
Linaire radicante. Linaria radicans N.
— des sables — arenaria DC.
Orobanche améthiste. Orobanche amethistea Thuil. Germandrée Scordium. Teucrium Scordium L.
Népéta chataire. Nepeta cataria L.
Lysimaque lin-étoilé. Lysimachia linum-stellatum L. Statice hybride. Séatice hybrida Mont.
— occidentale. — occidentalis Lloyd.
Plantain subulé. Plantago subulata 1.
Soude vulgaire. Salsola soda L.
Arroche à rosettes. Aériplex rosea L Rumex des marais. Rumeæx palustris Sm.
— des rochers. — rupestris N.
Renouée maritime. Polygonum maritimum L.
Thesion couché. Thesium humifusum DC.
Aristoloche clématite. Aristolochia clematitis L. Euphorbe ésule. Zuphorbia esula 1.
— peplide. — peplis L.
Ephedra double-épi. £Ephedra distachya 1.
Triglochin de Barrelier. Triglochin Barrelieri Lois. Potamot pectiné. Potamogeton pectinatum L.
Ruppie en bec. Ruppia rostellata Koch.
Zanichelle dentée. Zanichellia dentata Wild.
Zostère naine. Zostera nana Roth.
Trichoneme bulbocode. Trichonema bulbocodium Ker. Glayeul dIlyrie. Gladiolus illyricus Koch.
Pancrace maritime. Pancratium maritimum L.
Asperge officinale. 4sparagus officinalis L. Var. maritinu. Ornithogale sulfuré. Ornithogalum sulfureum Rœm et Sch. Ail à tête ronde. 4/lium spærocephalum L.
Jonc aigu. Juncus acutus L.
Choin noirâtre. Schœnus nigricans L.
Scirpe fort petit. Scirpus parvulus Rœm. et Sch. — deSavi. — Sayii Sebasti
— jonc. — Holoschœnus L.
Carex des sables. Carex arenaria 1.
— étiré. — ezxtensa Good.
— ponctué. — punctata Gaud.
Digitaire filiforme. Digitaria filiformis Kel.
Chamagrostis exiguë. Chamagrostis minima Borkh.
Spartine roide. Spartina stricta Schreb.
Fléole des sables. PAleum arenarium L.
Alpiste fluet. Phalaris minor Retz.
Calamagrostis des sables. Calamagrostis arenaria Roth.
Lagure ovale. Lagurus ovatus L.
Polypogon des rivages. Polypogon littoralis Smith.
Corynéphore blanchâtre. Corynephorus canescens Beau.
Keulérie à crête. Xœleria cristata Pers.
Cynosure hérissé. Cynosurus echinatus L.
Glycérie couchée. Glyceria procumbens Smith.
Fétuque fausse-rottbolle. Festuca rottboellioides Kunth.
— queue de rat. Festuca myuros L.
Froment à feuilles de jonc. Tréticum junceum L.
Orge maritime. Hordeum maritimum With.
Lepture courbé. Lepturus incurvatus Trin.
Doradille maritime. 4splenium marinum L.
Charagne noircissante. Cara nigrescens N.
Deux orchidées fort curieuses , découvertes dans le département de la Loire-Inférieure , ont été trouvées plus tard dans le Morbihan, savoir : le Malaxis des marais, Malaxis paludosa Swartz, et le Sérapias trilobé ,
Serapias triloba Viviani. Cette derniere plante eroît avec le Serapias en cœur , autre belle orchidée, mais assez répandue.
Notre île la plus méridionale, Belle-Isle, possède seule la Mathiole blanchâtre, la Spargoute à 5 étamines, la Guimauve hérissée, le Trèfle de Micheli, le Trèfle squarreux , le Chrysocome à feuilles de lin, la. Tolpide ombellée , la Bartsie bicolore, la Linaire radicante , la Menthe pyramidale, lOphrys abeille, le Glayeul d'Illyrie, le Scirpe jonc , le Carex ponctué et l'Adianthe capillaire. Elle partage avec l’ile de Houat , qui n’est pas fort éloignée , la possession de l’'Ophioglosse de Portugal et de l’intéressant Isote, découvert par M. Delalande et spécifié par M. Lloyd.
Le dénombrement des plantes du Morbihan, fait par le docteur Aubry, en 1801 et 1802, dans les programmes de l'Ecole centrale , est à peu près de moitié inférieur au dénombrement actuel; mais, à l’époque qui vient d’être indiquée, beaucoup de plantes imparfaitement décrites étaient presque partout confondues. Plus tard, à la suite de nombreuses et fructueuses herborisations, Madame Cauvin, qui résidait à Napoléonville (Pontivy), dressa une liste moins incomplète de nos plantes. Cette liste, qu’elle communiquait très vo- Jontiers , resta manuscrite. Plus tard encore, après de longues recherches, je pus comprendre un millier de plantes dans un catalogue raisonné , auquel je donnai beaucoup de soin. Je me disposais à le faire imprimer , lorsque la Sociétè polymathique , pour mieux favoriser l'étude de la Botanique dans le département, me fit prier de convertir ce catalogue en flore. Je sentis trés bien qu’une flore, même peu complète, serait plus utile qu’un catalogue raisonné , contenant seulement la description des espèces nouvelles ou des espèces peu connues ou controversées. Mais je ne songeai pas assez au peu de temps que je pouvais accorder à la composi-
x) tion de l’ouvrage, et j'ai souvent mis à l'épreuve la pa tience de l’ami qui a bien voulu s’en faire l'éditeur. Une assistance large et non interrompue m’a été donnée par M. Amand Taslé, de Vannes. Les communications qu’il m'a faites, les renseignements qu’il m'a fournis ont rendu ma tâche plus facile et la flore plus complète. Qu'il me permette de lui témoigner publiquement toute ma reconnaissance. Bien des pages de ce livre constatent le succès des herborisations qu’il organisait et faisait avec M. Pontarlier , qui habite maintenant le département de la Vendée. Je n'oublie pas les services que m'a rendus, au commencement de mon travail, M. Richard, demeurant alors à Vannes. M. James Lloyd a toujours eu la bienveillance de me faire connaître le résultat de ses recherches dans le Morbihan. M. l'abbé Delalande, dont la perte est si regrettable, voulait bien aussi m’annoncer ses découvertes. Il nous laisse, dans son ouvrage sur les îles d'Hœdic et de Houat , une liste des plantes qui composent la végétation de ces deux îles. Je dois des remerciments à M. le commandant Toussaints et à M. Bourassin, de Quimper, qui m'ont donné des indications fort utiles et des échantillons de plantes rares. J'en dois également à M. le docteur Thépault et à M. Sachet, professeur : le premier a soigneusement exploré l’ile de Groix et les environs de Port-Louis ; le second, les environs de Ploërtmel et de Guer. M. le docteur Hémon, habile exploraeur , est décédé depuis quelques années ; il a fourni à la Flore Française une espèce très remarquable.
Le principal but d’une flore départementale est d’inspirer le goût de la botanique , en facilitant l'étude des plantes que produit le pays. Elle est un livre élémentaire , destiné même aux personnes qui n’ont pas étudié les langues anciennes ou qui ne les ont pas assez étudiées. Le nom français du genre et de l'espèce, placé avant le nom latin ou grec, indique que l'emploi de ce
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dernier n’est point de rigueur en France. Il importe même de connaître le premier , car, dans la conversation ordinaire , on se rendrait ridicule en disant ranunculus, dianthus, sulvia, triticum , au lieu de renoncule, œillet, sauge, froment. La connaissance du nom français est d’ailleurs nécessaire ou , du moins, fortutile pour recourir à nos dictionnaires d'histoire naturelle.
Une flore départementale doit être portative; mais il faut tâcher d'obtenir cet avantage sans trop réduire les descriptions. Les phrases caractéristiques , suffisantes pour les botanistes, ne le sont pas pour les personnes qui commencent l'étude du règne végétal. On peut atteindre la concision désirable , er: évitant les répétitions et en laissant de côté les détails relativement inutiles ou difficilement appréciables. Mon travail a été fait dans cet esprit.
Il m'a semblé bon, dans la description des espèces, d'appeler en premier lieu l’attention sur la taille, la consistance et la durée de la plante. J’indique comme très petite où naine la plante herbacée qui ne dépasse pas 6 centimètres ; comme petite , celle qui a plus de 6 centimètres et moins de 15; comme assez petite, celle qui en à 15-25. Puis vient la plante moyenne, ayant 25-40 centimètres ; la plante assez grande, k-7 décimètres ; grande , 7-10 ; très grande, 1 à 2 mètres. H s’agit de la plante dans son état normal. Certaines causes en changent par fois les dimensions. Ainsi, par exemple, telle plante moyenne de nos prairies, de nos champs devient grande , lorsqu’elle se trouve placée entre des buissons , et petite ou même naine, lorsqu'elle passe dans les dunes. La consistance ligneuse d’une plante.est annoncée par un de ces mots : arbre, arbrisseau, sousarbrisseau. La plante qui n’est pas ainsi désignée est de consistance herbacée, et sa durée est GéRp nn mentionnée,
Il n'es pas facile d'exprimer les degrés de petitesse
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ou de grandeur que présentent les fleurs. En prenant pour type de la fleur médiocre la fleur bien développée de la Renoncule aquatique, on a en dessous la fleur très médiocre, assez petite, petite, fort petite ; eten dessus la fleur assez médiocre, assez grande, grande. La Drave printanière et la Sibthorpie d'Europe ont des fleurs fort petites ; l’'Ancolie commune et le Pavot coquelicot ont de grandes fleurs.
Dans le cours de cet ouvrage, je me suis servi des mots techniques les plus usités. Quand j'ai eu recours à des mots moins connus, j'ai pris soin d’en expliquer la signification.
J'aime à penser que ce livre élémentaire , en facilitant la connaissance des végétaux qui couvrent notre sol, disposera quelques personnes à l’importante étude de la Botanique agricole, étude qui ne peut manquer d’avoir des conséquences très avantageuses pour notre département.