‹ Flore du MorbihanChapitre 131 sur 156 · Epi unique , simple · texte numérisé non relu

Epi unique , simple

C. pucrer. C. pulicaris L. — Petit ou assez petit , à racine fibreuse en touffe. Tiges droites, très grêles, un peu anguleuses, lisses. Feuilles longues , rouléessélacées, à peine rudes au sommet. Epi grêle, cylindracé-pointu , d'un brun clair, à fleurs inférieures femelles , à fleurs supérieures mâles ; écailles des premières caduques pendant la maturation , celles des secondes persistantes; utricules ellipsoïdes, atténués aux deux bouts, lisses, plus longs que l’écaille, réfléchis à la maturité et d’un brun foncé; stigmates 2. Akène oblong, mucroné, gris ou brun-grisâtre. — Mai , juin. Marécages , prairies très humides. AC.

Le Carex de Davall, €. Davalliana Smith, n’a pas été vu dans le Morbihan. On a pris pour cette espèce des échantillons du €. pulicaris à épi mal développé, presque entièrement femelle ou mâle. Dans le Carex de Davall, l'épi est presque toujours unisexuel. Les utricules, oblongs-lancéolés, sont finement striés et scabres au sommet. L'akène est ovoïde, blanchâtre. Les liges sont triquêtres et plus ou moins scabres sur les angles. Les feuilles sont plus longues, presque tri; quêtres, à bords rudes.

2, Epi unique, composé. Deux stigmates.

A. Epillets tous androgyns , à fleurs inférieures femelles et les supérieures mâles.

C. nivisé. C. divisa Huds. — Assez petit ou moyen, à racine longuement rampante, épaisse, tortueuse. Tiges peu feuillées, droites, grêles, triquêtres, rudes sous l’épi. Feuilles dressées, linéaires-étroiles , trigones, scabres au sommet, d'un vert gai et de longueur très variable; la florale dépassant ordinairement l'épi, quelquefois plus courte et même réduite à l'état de bractée. Epi ovoïde, à 3-6 épillets rapprochés, simples , oblongs-pointus ; écailles ovales, mucronées, brunes, à carêne pale; utricules plus courts que les écailles, ovales-acuminés, convexes en dehors, un peu ailés , striés, à bec dentelé, bifide. Akène ovaleorbiculaire, assez convexe d’un côté, gris-brunûâtre. — Mai, juin. Marécages maritimes, prairies humides voisines de la mer , bords des étangs salés. AR Etel, Gâvre, Larmor en Plæmeur, Quibéron (N.), Coëtsurho (M. Taslé), Hædic (M. l'abbé Delalande).

C. RuDE. C. muricata L. — Assez petit ou moyen, rarement assez grand, à racine fibreuse, touffue. Tiges seulement feuillées à la base, droites, grêles, trigones, striées, un peu rudessous l’épi. Eeuilleslinéaires-aiguës, étroites, à bords scabres. Epi oblong-cylindracé,à 4-7 épillets ovoïdes-globuleux, rapprochés, ou les inférieurs seulementun peuespacés; écailles ovales, acuminées-mucronées, d’un roux pâle, avec la carène verte; utricules étalés-divergents, verdâtres, mais passant enfin au brun, ovales-acuminés, convexes en dehors, à peu près sans nervures, plus longs que les écailles, à bords rudes dans leur partie supérieure, à bec bidenté , scabre. Akène ovale-orbiculaire, bien convexe

d'un côté, brunâtre. — Mai, juin. Bords des bois et des chemins, talus, endroits pierreux. C. — Je possède des échantillons de cette plante à tige longue de 7 à 8 décimètres.

Var. = virens. — Epillets inférieurs plus écartés et les supérieurs moins rapprochés ; écailles d’un vert pâle; utricules un peu plus grands que ceux du type.— L'épi est souvent accompagné d’une feuille florale assez longue, filiforme. C. virens Lam. |

C. ÉCARTÉ. C. divulsa Good. — Assez petit ou moyen, à racine fibreuse. Tiges grêles, faibles, droites, enfin un peu inclinées, trigones, striées, rudes vers le haut. Feuilles généralement fort longues, à aresstes , linéaires-aiguës, étroites, à bords scabres. Epi allongé, à 6-12 épillets ovoïdes, les inféricurs très espacés et quelquefois composés; écailles ovales, acuminées - mucronées, blanchâtres ou faiblement brunâtres, à carène verte; utricules dressés, au moins non divergents-étalés, longtemps verdâtres, enfin brunâtres, ovales-acuminés, convexes en“dehors, presque lisses , plus longs que les écailles, à bec bidenté, un peu scabre. Akène comme celui de l'espèce précédente. — Les épillets sont pourvus d’une bractée ovale bien mucronée , ou même prolongée en pointe: foliacée parfois très longue. — Mai, juin. Bords des haïes, endroits pierreux ombragés. C.

C. JaAuNATRE. OC. vulpina L. — Moyen ou assez grand: Racine fibreuse, compacte. Tiges droites , un peu robustes, triquêtres, à faces excavées ; angles scabres, surtout dans la partie supérieure de la tige. Feuilles très longues, linéaires-aïguës, un peu larges inférieurement, striées, à carène et bords très scabres. Epi oblong ou allongé, à nombreux épillets ordinairement rapprochés, quelquefois 2 ou 3 médiocrement espacés ; les inférieurs plus ou moins divisés en sous-

épillets ovoïdes-globuleux ; écailles ovales; acuminées: mucronées, roussâtres, à nervure verte; utricules divergents-étalés, pius longs que les écailles, longtemps d'un vert jaunâtre, enfin à teinte brunâtre, oyales-acuminés, convexes en dehors, à 5-7 nervures, à bec bifide , bien dentelé. Akène ovale, -plan.d'un côté, très convexe de l’autre, légèrement brunâtre. — Les épillets sont munis d'une bractée lancéolée ; souvent prolongée en pointe foliacée. — Mai, juin. Marécages, fossés humides, bord des rivières. C.

© Var.— nemorosa. Epi non interrompu, très dépassé par la bractée du premier épillet, Ecailles moins larges et plus longuement mucronées, dépassant les utricules. — Bois frais , lieux humides ombragés. AR:

— — MINT. — Assez petit. Tiges et feuilles moins scabres. Epillets simples. Marais. AR.

C. cycipracé. C. tereliuscula Good. — Moyen, quelquefois assez grand , à racine oblique, un peu rampante. Tiges droites, grêles , scabres vers le haut, cylindracées près de la base, du reste triquêtres, à faces légèrement convexes. Feuilles longues, dressées, linéaires-aiguës , fort étroites (environ 2 millimètres), à carène et bords scabres. Epi ovoïde-obleng ou oblong; épillets assez nombreux, ovoïdes, les premiers un peu distants et quelquefois composés , les autres contigus, simples ; bractées ovales-mucronées, celle du premier épillet prolongée en pointe verte, peu longue ; écailles ovales-aiguës, brunes, à bords blanchâtres ; utricules petits, bruns ou brunâtres, ovales-acuminés , convexes-ventrus en dehors, à bec verdâtre, bidenté et très scabre, à 2 ou 3 fausses nervures (plis). Akène presque globuleux , brunâtre. — Avril, mai, Marais. TR. Lannenec en Plæœmeur (N.).

C; PANICULÉ. C, paniculata L.— Moyen ou assez grand, à racine fibreuse très touffuc , à collet garni

d’écailles lancéolées , débris de gaines. Tiges droites, fermes, triquêtres, scabres sur les angles, à faces planes. Feuilles longues, dressées, dures, linéairesaiguës , étroites ou assez étroites (#4 à 6 millimètres), à pointe triquêtre , à carène et bords rudes. Epi assez long, paniculé-rameux, à rameaux ou épillets alternes, un peu ouverts, plus ou moins distants ; sous-épillets ovoïdes-oblengs ou même oblongs-pointus, assez distants ou rapprochés; bractées ovales-lancéolées, très aiguës , la plus basse généralement prolongée en pointe verte; écailles ovales-aiguës, brunâtres, à larges bords d’un blanc argenté; utricules petits, brunâtres, ovales-acuminés, convexes-ventrus en dehors, un peu ailés, à bec bidenté, très scabre , à quelques fausses nervures. Akène largement ovale, convexe d'un côté, brunâtre. — Les tiges mal développées n’offrent qu'un épi allongé, interrompu inférieurement; les épillets sont simples ou à peu près. — Mai, juin. Marais , bois humides. C.

Le Carex paradoxal, C. paradoxa Wild., n'a pas été vu dans le département, et paraît même étranger à la Bretagne. Sa racine est celle du Carex paniculé, mais le collet est garni de fibres et non d'écailles, ce qui le distingue aussi du C. cylindracé. La tige est semblable à celle de ce dernier carex et les feuilles sont presque aussi étroites. L'épi, assez long, est moins rameux que ceiui du C. paniculé. Les épillets sont d'abord bruns; mais ils pâlissent après l'anthèse et finissent par être blanchâtres. Les utricules sont marqués en dehors de siries régulières. — Printemps. Marais spongicux.

B. Epillets tous androgyns , à fleurs inférieures mâles et les supérieures femelles.

C. DE LIÈVRE. C. leporina L. C. ovalis Good. — Assez petit ou moyen, quelquefois assez grand, à

racine fibreuse, touffue. ‘Tiges nues en grande partie, droites, triquêtres et rudes au sommet, du reste obscurément trigones et lisses, un peu fistuleuses. Feuilles jinéaires-aiguës, étroites, à carène et bords scabres. Epi oblong, puis ovoïde , à 4-6 épillets simples, rapprochés, passant aussi de la forme oblongue à la forme ovoïde et devenant même presque globuleux ; bractées assez semblables aux écailles, un peu plus longues, celle du premier épillet quelquefois terminée en pointe verte ; rarement une feuille à la base de l'épi; écailles ovales-lancéolées , brunâtres , à carène verte, à bords blanchâtres; utricules égalant à peu près l’écaiile, non divergents, ovales-acuminés, convexes en dehors, striés, brunâtres , à bords largement membraneux , dentelés, à bec un peu bidenté , scabre. Akène ovale, convexe d’un côté, brun, assez luisant. — Mai, juin. Prés, bords des chemins, endroits pierreux humides. C.

Var. — pallida. — Epi mêlé de vert et de blanc sale. Ecailles moins larges que celles du type; utricules verdâtres. Akène gris, non luisant. — Lieux frais un peu ombragés. R. Auray, Lorient. — C. argyroglochin Hornem. ? |

C. BLANCHATRE. C. canescens L. C. curta Good. — Assez pelit ou moyen, un peu glauque, à racine fibreuse, touffue. Tiges feuillées inférieurement, droites, gréles, triquêtres, lisses, seulement un peu scabres au sommet. Feuilles longues, linéaires-aiguës, étroites, à carène et bords un peu rudes. Epi allongé, à 4-7 épillets simples, courts, ovoïdes-oblongs, les inférieurs espacés , les supérieurs assez rapprochés ; braciées ovales-mucronées, celle du premier épillet souvent foliacée ; écailles ovales-aiguës , blanchâtres , à carène déliée, verte; utricules petits, mais bien plus longs que l'écaille, non divergents, ovales-pointus, convexes

en dehors , Striés, à bec court , entier ct lissé. Akéné ovale-oblong , convexe d'un côté, brunâtre. — Marais, prés tourbeux. TR. Vannes (MM; Taslé et Pontarlier). — Le dernier épillet se trouve quelquefois réduit, par épuisement, à des fleurs mâles. Dans cet état, la plante semble appartenir à une autre section.

C:éroité. C, stellulata L-— Petit ou assez petit, rarement moyen, à racine fibreuse, touffuc. Tiges nues en grande partie, droites, grêles, assez fermes, obscurément trigones, lisses, à peine scabres au sommet. Feuilles linéaires-siguës, étroites, canaliculées , à bords scabres dans la partie supérieure. Epi oblong ou allongé, à 3-5 épillets, simples , ovuïdesglobuleux , un peu écartés , au moins les inférieurs ; bractées ovales-lancéolées , celle du premier. épillet souvent terminée en pointe verte ; quelquefois une feuille plus ou moins longue à la base de l'épi ; écailles ovales-aiguës , brunâtres , à carène verte, à bords blanchâtres ; utricules bien plus longs que l’écaille, divergents-étalés , ovales-acuminés , convexes et verdâtres en dehors, brunâtres en dedans , finement striés , à bec bidenté , scabre. Akène ovale, convexe d'un côté , brun-jaunâtre. — Print. Marécages. C.

C. EspacÉ. C. remota L. — Moyen et quelquefois assez grand, à racine fibreuse et très touffue. Tiges assez feuillées , grêles , penchées , obscurément trigones , lisses. Feuilles longues, linéaires-aiguës, étroites , molles , à bords rudes. Epi très allongé , à 5-8 épillets oblongs ; épillets inférieurs très espacés , munis , les uns d'une feuille assez longue qui les fait paraître axillaires, les autres d'une bractée foliacée ; épillets supérieurs peu écartés ou même rapprochés ; écailles ovales-lancéolées, blanchâtres, à carène verte; utricules plus longs que l’écaille, non divergents, oblongs-acuminés, verdâtres ou jaunâires , un peu

— 65% — siriés, à bec bidenté, scabre. Akène ovalé-pointü , convexe d'un côté ; brunâtre. — Lieux humides ombragés , douves. AC..

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