‹ Flore du MorbihanChapitre 40 sur 156 · Styles libres, non agglutinés entre eux · texte numérisé non relu

Styles libres, non agglutinés entre eux

R. PIMPRENELLE. R. pimpinellifolia L. — Petit arbrisseau en buisson, armé d’aiguillons inégaux, en général très rapprochés, droits, plus ou moins grêles. Racine rampante. Feuilles entièrement glabres, à 7 ou 9 folioles petites, ovales-arrondies ou ovales-obtuses, dentées en scie. Fleurs solitaires, assez grandes, à pédoncule ordinairement glabre, quelquefois hispide; calice à godet ovoïde-globuleux, à divisions étroites, entières ou presque entières, relevées après la floraison; pétales blancs, à onglet jaunâtre. Fruit globuleux, passant du rouge sonbre au noir. — Mai-juillet. Région maritime ; coteaux picrreux, talus secs. AC.

Var. — sabulosa. Racine longuement rampante. Rameaux couchés , les derniers très courts, dressés, formant ensemble un gazon. Fleurs à pédoncule souvent hispide, à corolle tantôt blanche, tantôt rosée ou même rouge. — Dunes. AC.

Obs. On réunit depuis longtemps les deux espèces linnéennes Rosa pimpinellifolia et R. spinosissima. Celle-ci ne différerait de la première que par l’abondance des aiguillons et par l’hispidité des pédoncules. On trouve parfois sur le même pied des rameaux très chargés d’aiguillons, et d’autres qui n’en présentent qu'un petit nombre. | ” R, DE cn. À. canina L.— Arbrisseau assez élevé,

à rameaux élancés, flexibles, à aiguillons épars, robustes, courbés. Feuilles glabres; d'un vert clair ou foncé ou même luisant, à 5 ou 7 folioles ovales-oblongues, aiguës , dentées en scie. Fleurs presque en corymbes ou solitaires, assez grandes et quelquefois grandes, rosées ou blanches; pédoncules glabres ; calice glabre, à godet oblong , à divisions pinnatifides, 3 au moins, et réfléchies après la fleuraison. Fruits ovoïdes-elliptiques, tardivement colorés, rouges, à saveur légèrement acide et agréable en pleine maturité. — Quelques botanistes, prenant en considération la couleur des feuilles et une légère différence en largeur, forment les variétés glaucescens et nitens.—J uin. Haies, talus, lieux buissonneux, bois. TC.

Var. — pubescens. Feuilles à pétiole pubescent ou légèrement velu, à folioles ovales-aiguës ou ovalesarrondies, pubescentes en dessous et quelquefois même sur les deux faces. Pédoncules glabres; fleurs le plus souvent blanches. Fruits ovoïdes ou même ovoïdesglobuleux. — Avec ce rosier on forme deux variétés qui paraissent bien faibles : l’une caractérisée par des folioles ovales-aiguës, R. canina dumetorum, R. dumetorum Thuil.; l’autre par des folioles plus petites, ovales-arrondies, sans pointe ou presque sans pointe, R. canina obtusifolia Desv. C.

Var.— intermedia. Feuilles à pétiole pubescent et glanduleux, à folioles ovales-arrondies, ou ovalespointues, souvent doublement dentées, pubescentes en dessous. Pédoncules plus ou moins hispides; fleurs le plus souvent rosées. Fruits ovoïdes ou ovoïdes-globuleux. C’est le rosier des collines, R. collina Jacq., lorsque les folioles sont ovales-arrondies, les corymbes ou bouquets peu fournis et les fruits ovoïdes-globuleux ; c'est le Rosier fastigié, R. fastigiata Bast.,

lorsque les folioles sont ovales-pointues, les corymbes bien fournis et les fruits seulement ovoïdes. R.

Var.— hispida. Feuilles à pétiole glanduleux, à folioles ovales ou ovales-elliptiques, aiguës, glabres. Pédoncules et calices hispides. TR.

Obs. Le Rosier blanc, Rosa alba Aubry, n’est probablement que le Rosier de chien à fleurs grandes et blanches.

R. pes maïes. R. sepium Thuil. — Arbrisseau peu élevé, en buisson, à rameaux un peu grêles, à aiguillons plus ou moins épars, robustes, courbés. Feuilles odorantes, à pétiole glanduleux , à 7, rarement. à 5 folioles oblongues, pointues aux deux bouts, doublement dentées en scie, glabres, bien vertes et luisantes en dessus, chargées en dessous de glandes visqueuses, rousses. Fleurs assez grandes, blanches, rarement rosées , souvent solitaires, quelquefois en corymbes ou bouquets peu fournis; pédoncule et tube du calice glabres ; divisions calicinales souvent plus longues que la corolle, pinnatifides, 3 au moins, un peu glanduleuses. Fruits ovoïdes-oblongs ou même oblongs, rouges. — Juin, juillet: Lieux buissonneux et coteaux près de la mer. R. Lorient, Plouharnel, Quibéron, etc. A chercher dans l'intérieur du département. — Cette espèce n’est pas admise par tous les botanistes ; quelques-uns la réunissent au Rosier de chien, quelques autres au Rosier rouillé. |

«R. rouizzé. R. rubiginosa L.— Arbrisscau assez élevé, touffu, armé. d’aiguillons épars , robustes, courbés. Feuilles très odorantes, à pétiole pubescent et glanduleux, à 5 ou 7 folioles ovales-arrondies, doublement dentées en scie, glabres ou presque glabres et bien vertes en dessus, couvertes en dessous de

glandes ferrugineuses et souvent de poils courts. Fleurs presque solitaires, assez grandes , rosées ou rouges; pédoncule hispide ; calice à godet hispide ou glabre, à divisions pinnatifides, au moins 3, et plus courtes que la corolle. Fruits ovoïdes ou presque globuleux, rouges, assez coriaces, à peu près insipides. — Juin, juillet. Haies, talus, bois. AC. — L'odeur émise par les feuilles est celle de la pomme de reinette. Les jeunes folioles sont souvent rougeûtres.

Var. — umbellata. Rameaux plus allongés. Fleurs réunies comme en bouquets. Fruits globuleux. AC. :

R. TomMENTEUx. À. tomentosa Smith. — Arbrisseau assez élevé, à rameaux allongés, un peu flexueux, à aiguillons distants, la plupart droits, quelques-uns courbés. Feuilles à pétiole légèrement tomenteux , à 5 ou 7 folioles ovales-oblongues, doublement dentées,; molles, pubescentes et d’un vert pâle en dessus, assez tomenteuses et grisâtres en dessous; stipules des dernières feuilles très dilatées, oblongues. Fleurs assez grandes ou même grandes, bien rosées, solitaires ou rapprochées en petit nombre; pédoncule hispide-glanduleux ; calice à godet oblong, un peu hispide, à divisions pinnatifides, au moins 3, hispides et tomenteuses. Fruits ovoïdes, coriaces, d'un rouge vif, —Juin, juillet. Haies, bois. TR. Baud, Ploërmel. (N).

2,— Styles agglutinés en colonne.

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R. aA-STYLES-RÉUNIS. R. stylosa Desv.— Arbrisseau assez élevé, à rameaux dressés, à aiguillons robustes, eourts , crochus. Feuilles à pétiole pubescent, parfois un peu glanduleux, à 5 et quelquefois à 7 folioles ovales-oblongues ; dentées en scie, glabres en dessus, pubescentes en dessous, au moins sur les nervures.

Fleurs assez grandes , un peu rosées ou blanches, solitaires ou presque en corymbes; pédoncule glabre ou chargé de poils roides, glanduleux; calice glabre, à divisions pinnatifides, 3 au moins; styles en colonne glabre, courte, ou assez courte. Fruits ovoïdes-oblongs, rouges. — Juin, juillet. Haies, coteaux buissonneux. TR. Coteaux du Blavet près d'Hennebont (N). — Cet arbrisseau a tout le port du Rosier de chien. Je ne l'ai vu dans le Morbihan qu'avec des fleurs rosées; mais il a été trouvé en Bretagne avec des pétales blancs à onglet jaune.

R. pes cHamps. À. arvensis L. — Arbrisseau très médiocre, armé d'’aiguillons courbés, fort aigus; rameaux arqués-tombants ou couchés et parfois rampants, les derniers dressés. Feuilles à pétiole glabre ou légèrement pubescent, à 5 ou 7 folioles ovales ou ovales -elliptiques, obtuses ou pointues, fortement dentées en scie, très glabres et d'un vert mat en dessus, glabres ou très légèrement pubescentes et presque glauques en dessous. Fleurs solitaires, ou 2, 3 rapprochées, assez grandes , blanches ; pédoncule long, hispide-glanduleux, quelquefois glabre ; calice glabre, à godet oblong ou ovoïde, à divisivns assez courtes, entières ou presque entières ; styles en colonne glabre aussi longue que les étamines, rarement plus courte. Fruits globuleux , d’un rouge noirâtre. — Juin, juillet. Talus et bois frais, lieux buissonneux humides. C.

Var.—bibracteata. Rameaux assez forts ; feuilles moins pâles en dessous; fleurs disposées comme en corymbe ; pédoncules d’un violet glauque ; 2 à 3 bractées assez remarquables au point d'insertion des premiers pédoncules.

Secrion IV.e— Ovaire infère soudé avec le tube du calice. Stipules libres.

AUBÉPINE. CRATÆGUS L.

Calice urcéolé-adhérent, à 5 lobes. Corolle à 5 pétales arrondis. Étamines assez nombreuses (15 à 20). Styles { à 5. Fruit ovoïde, charnu, bien ombiliqué, couronné par le limbe du calice, à 1-5 loges osseuses, mono ou dispermes.

A. MONOGYNE. C. monogyna Jacq. Vulgairement Epine-blanche. — Arbrisseau plus ou moins élevé, très rameux, épineux. Feuilles pétiolées, glabres et d'un vert clair, ovales dans leur forme générale, à 3 ou 5 divisions dentées au sommet ou même lobées et dentées; stipules souvent lunulées-dentées, de grandeur variable. Corymbes nombreux , terminant les: petits rameaux ; fleurs très médiocres, blanches, rarement rosées, bien odorantes ; pédicelles glabres ou pubescents ; lobes calicinaux ovales-pointus ou lancéolés ; un seul style. Fruits petits, uniloculaires, rouges. — Mai. Haies, talus, bois, coteaux arides. TC. — Les feuilles des rameaux florifères sont quelquefois moins découpées, seulement lobées. L’aubépine monogyne devient, dans certaines circonstances et surtout par les soins de l'homme, un arbre de petite taille.

À. ÉPINEUSE. C. oxyacantha L. — Arbrisseau élevé, touffu, très épineux. Feuilles pétiolées, glabres, d’un vert foncé et luisant en dessus, d’un vert pâle en dessous, obovales, ordinairement trilobées ou quinquélobées, à lobes peu profonds, incisés-dentés. Corymbes glabres, terminant les petits rameaux. Fleurs médiocres, blanches, odorantes ; lobes du calice ovales; 2 Styles. Fruits assez petits, rouges, à 2 loges.— Fin

d'avril ou commencement de mai. Haies. — Cet arbrisseau ne me paraît pas indigène. Je l'ai seulement vu dans quelques haies servant à clore des jardins; il s'y trouvait mêlé à l'aubépine monogyne.

Obs. Plusieurs botanistes rejettent l'espèce créée par Jacquin et regardent le Cratægus monogyna comme une variété du C. oxyacantha. La circonstance que le premier abonde dans notre pays, tandis que le second y semble à peine naturalisé, n'est pas favorable à l'opinion qui les réunit.

NÉFLIER. MESPILUS L.

Calice turbiné-adhérent , à 5 divisions foliacées. Corolle à 5 pétales arrondis. Étamines assez nombreuses. Styles 5. Fruit turbiné, très largement ombiliqué, couronné, charnu, enfin pulpeux, à 5 loges osseuses, mono ou dispermes.

N. D'ALLEMAGNE. M, Germanica L. — Arbrisseau élevé ou petit arbre, à rameaux très ouverts, tortueux, plus ou moins épineux, les jeunes pubescents. Feuilles courtement pétiolées, ovales-lancéolées ou lancéolées, entières ou faiblement dentées, presque glabres et bien vertes en dessus, cotonneuses et blanchâtres en dessous. Fleurs solitaires , terminales, presque sessiles, assez grandes, blanches; calice tomenteux ; fruits assez gros, pubescents, d'un brun jaunâtre, à saveur très austère, avant d’être pulpeux, puis à saveur vineuse, fort agréable. Ils portent le nom de Néfles ou de Méles. — Mai. Haies, talus, bois, AC,

POIRIER. PYRUS Lindl.

Calice urcéolé-adhérent, à 5 divisions. Corolle pentapétale. Étamines assez nombreuses, dressées, Styles

2-5, entiérement libres. Fruit charnu, ombiliqué, couronné, à 2-5 loges, à cloisons membraneuses.

1.— Fleurs en corymbes bien formés. Fruits à loges monospermes par avortement.

P. auisiErR. P. torminalis Ehr. Cratægus torminalis L. Sorbus torminalis Crantz. Vulgairement Aliser. — Arbre médiocre, nullement épineux. Feuilles longuement pétiolées , d'abord pubescentes, puis glabres, cordiformes-ovales , anguleuses à 5 ou 7 lobes inégaux, aigus ou même acuminés, dentés, les inférieurs divergenis. Corymbes terminaux, à ramifications un peu cotonneuses ; fleurs médiocres, blanches ; calice tomenteux; styles 2 ou 3. Fruits assez petits, obovoïdes, enfin pulpeux et alors d’une acidité agréable (Alises). — Printemps. Talus, bois. AC.

P. sorgier. P. sorbus Gœrtn. Sorbus domestica L. Vulgairement Cormier. — Arbre assez élevé, inerme, à bourgeons glabres, glutineux. Feuilles pinnées avec impaire, à folioles nombreuses, très oblongues ou allongées, en partie dentées en scie, d’abord pubescentes en dessus, soyeuses-cotonneuses en dessous, puis glabres ou presque glabres, même à la face inférieure. Corymbes terminaux, à ramifications un peu cotonneuses ; fleurs médiocres, blanches ; calice tomenteux; styles 3 ou 5, coudés, laineux. Fruits assez petits ou médiocres, un peu en toupie, d'un vert rougeâtre , à chair enfin pulpeuse et légèrement acide (Cormes). — Mai. Talus, bois. AC. , mais rare en belle venue. — L'arbre nommé par M. Aubry Sorbier des oiseleurs, Sorbus aucuparia, ct indiqué comme se trouvant dans nos bois, dans nos taillis, n’est en réalité que le Cormier. Le Sorbus aucuparia L., Pyrus aucu-

paria Gœrtn., est un arbre introduit dans les parcs ou jardins anglais. S'il a des feuilles à peu près semblables à celles du Cormier , il s’en distingue bien par sa petite taille, par ses bourgeons tomenteux, par ses styles droits et glabres, enfin par ses fruits ovoïdes, d’un rouge vif.

2,— Fleurs en bouquets. Fruits à loges dispermes.

P. commun. P. communis L. — Arbre assez élevé, à rameaux spinescents. Feuilles bien pétiolées , ovales et quelquefois ovales-cordiformes, un peu acuminées, finement dentées, d'abord plus ou moins pubescentes, même tomenteuses, puis glabres. Bouquets terminant les petits rameaux ; pédoncules assez longs; calice d'abord un peu tomenteux, puis glabre; corolle assez médiocre, blanche, formée de pétales obovales-arrondis; cinq styles; fruits turbinés, atténués à la base, médiocres, acerbes. — Print. Talus, bois. AC.

Var.—piraster. Feuilles ovales-arrondies, à peine pubescentes dans leur jeunesse. Fruits moins turbinés, arrondis à la base. AC.

Le Poirier cultivé n'offre plus d’épines et produit des fruits très divers sous le rapport de la grosseur, de la couleur et de la saveur.

Obs. Le Poirier coignassier, Pyrus cydonia L., est indiqué par M. Aubry comme naturalisé dans nos haies. J'ai lieu de croire que les haies, dans lesquelles ou près desquelles il se montre, servaient de clôture à des jardins, et que les pieds trouvés presque à l'état sauvage proviennent d'anciens semis. Le genre Coiguassier, Cydonia Tourn., est décidément rétabli, Il diffère du genre Poirier par son calice à divisions oliacées et dentées, par ses fruits à loges polyspermes,

et par ses graines très mucilagineuses. Le Coignassier commun, Cydonia ‘vulgaris Pers., est un arbrisseau élevé ou un petit arbre à rameaux tortueux, à feuilles pétiolées, ovales, entières, vertes en dessus, cotonneuses-blanchâätres en dessous. Les fleurs sont solitaires, médiocrement pédonculées , à calice tomenteux, à corolle assez médiocre, blanche et rosée. Le fruit est gros, turbiné, pubescent, jaune, sé à à saveur toujours austère. — Printemps.

POMMIER. MALUS Tourn.

Calice urcéolé-adhérent, à 5 divisions. Corolle à 5 pétales. Étamines nombreuses, divergentes. Styles 5, soudés entre eux à la base. Fruit charnu, globuleux ou ovoïde-globuleux , ombiliqué aux deux bouts, à 5 loges dispermes, à cloisons cartilagineuses. — Fleurs cn bouquets.

P. commux. M. communis Lam. Pyrus malus L.

— Arbre peu élevé, à rameaux étalés, spinescents. Feuilles pétiolées, ovales, plus ou moins acuminées, obtusément dentées, les jeunes pubescentes, surtout en dessous. Bouquets terminaux, à pédoncules courts, cotonneux ; fleurs assez médiocres, blanches ou mêlées de blanc et de rose, un peu odorantes ; calice à tube coltonneux, à divisions cotonneuses en dessus ; pétales obovales ou elliptiques, très obtus. Fruits médiocres, globuleux ou presque globuleux, acides. Print. Haies, talus, bois. AC.

Var. — acerba. Feuilles glabres, même lorsqu'elles sont très jeunes. Calice à tube glabre. Fruits acerbes. Pyrus acerba DC. Prodr.— Bois. R.

Obs. Par la culture, le Pommier perd ses épines et produit de gros fruits, à saveur plus ou moins agréable.

Fam. XXV°— CUCURBITACÉES Juss.

Fleurs presque toujours unisexuelles. Calice tubuleux à 5 découpures et plus ou moins soudé avec la corolle; tube allongé dans les fleurs femelles et divisé par un rétrécissement , la partie inférieure soudée avec l'ovaire. Corolle ordinairement monopétale à 5 divisions ou lobes, rarement pentapétale. Étamines 5, diversement soudées entre elles ou libres; anthères généralement linéaires et flexueuses. Ovaire infère; un style ; 3 ou 5 stigmates souvent bilobés. Fruit charnu (péponide ou baie) à 3 ou 5 loges, à cloisons s'effaçant souvent vers la maturité, à placentas pariétaux. Graines sans périsperme ; embryon droit, à cotylédons foliacés. — Plantes herbacées à feuilles alternes.

BRYONE. BRYONIA L.

Fleurs monoïques ou dioïques. Calice à 5 lobes bien libres. Corolle monopétale à 5 lobes profonds. Étamines triadelphes, savoir : 4 soudées 2 à 2 par les filets, la cinquième libre. Style à 3 stigmates bilobés. Baie à 3 loges mono ou dispermes. Graines ovoïdes, un peu comprimées.

B. proïque. B dioica Jacq. — Plante vivace, à racine fusiforme, très grosse, charnue. Tiges grimpantes, longues et parfois très longues, rameuses, grêles, anguleuses, scabres. Feuilles pétiolées, calleuses et rudes, cordiformes, à 5 lobes profonds, anguleux, plus ou moins aigus. Vrilles latérales simples, bien roulées en spirale. Fleurs dioïques assez petites, disposées en bouquets ou corymbes axillaires peu fournis ; corolle un peu rude et &’un blanc-jaunâtre, avec des lignes vertes. Baies petites, globuleuses, luisantes, rouges. — Été. Haies, buissons. AC.

MOMORDIQUE. MOMORDICA L.

Fleurs monoïques. Calice à 5 divisions. Corolle à 5 divisions et à 5 plis. Étamines à filets triadelphes, à anthères soudées. Style à 3 stigmates bilobés. Fruit peu charnu, triloculaire, enfin comme uniloculaire, s'ouvrant avec élasticité. Graines aplaties.

M. ÉLasTiQue. M. elaterium L. Ecballium elaterium Rich. — Plante moyenne, quelquefois assez grande, vivace, hérissée de poils courts et rudes. Racine épaisse, charnue. Tiges couchées, rameuses. Feuilles longuement pétiolées, cordiformes , un peu auriculées, anguleuses, légèrement crénelées, obtuses, pâles en dessus, glauques en dessous. Point de vrilles. Fleurs assez médiocres, jaunâtres, disposées à l'aisselle des feuilles en corymbes mal formés ou grappes lâches ; les femelles parfois solitaires ; corolle rude, à divisions ovales, acuminées. Fruits ovoïdes ou ellipsoïdes, pendants, scabres, verdâtres, lançant les graines par le bas. Graines nombreuses, d’un brun rougeâtre.—Juillet-septembre. Bords des chemins, fossés, décombres. TR. La Roche-Bernard (MM. De la Pylaye, Richard, Lloyd). — Cette plante n'est probablement que naturalisée, J'en ai vu quelques pieds fort près de la ville, en septembre 1845. M. Taslé l’a fréquemment rencontrée à Vannes, dans les lieux cultivés.

Obs. La Courge potiron, ucurbita maxima Duch., vulgairement Citrouille, est assez généralement cultivée sur les fumiers placés dans nos champs. Le genre Courge est surtout caractérisé par une corolle campanulée, à 5 lobes étalés ou réfléchis, par un fruit très charnu, et par des graines aplaties, à rebord renflé. La Courge potiron est une plante annuelle, hispide, à

se. É: —

tiges très longues, rampantes, à feuilles pétiolées, amples, cordiformes-arrondies, à fleurs axillaires, solitaires , très grandes, bien évasées , en partie réfléchies, jaunes , à fruits très gros, même énormes, globuleux, déprimés, ayant une chair ferme.— Juin-août.

Fam. XXVI—ONAGRARIÉES Juss.

Calice tubuleux à 4 divisions, quelquefois à 2, 3 ou 5 ; tube tantôt entièrement soudé avec l'ovaire, tantôt à partie supérieure libre et caduque. Corolle ordinairement régulière, quelquefois irrégulière, rarement nulle ; pétales imbriqués et coutournés avant l’anthèse, en même nombre que les divisions du calice. Étamines 2 à 10, libres; anthères ovoïdes ou oblongues. Ovaire infère, souvent couronné par une glande; un style grêle; stigmate tantôt unique, simple ou divisé en quatre parties, tantôt 4 stigmates. Fruit capsulaire ou bacciforme, à 2 ou 4 loges, à placentas centraux. Graines ordinairement nombreuses; embryon droit, sans périsperme; cotylédons courts. — Herbes ou arbrisseaux à feuilles simples, souvent opposées et sans stipules.

ÉPILOBE. EPILOBIUM L.

Calice à tube seulement libre près du sommet, à 4 divisions. Corolle tétrapétale. Étamines 8. Un stigmate simple ou divisé en quatre parties. Capsule linéairetétragone, à 4 loges et s’ouvrant en 4 valves, du sommet à la base. Graines très nombreuses, petites, longuement aigrettées.

Fleurs le plus souvent axillaires et solitaires, mais formant une sorte de grappe par leur rapprochement à la partie supérieure de la tige ou des rameaux.

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