‹ Flore du MorbihanChapitre 50 sur 156 · PANICAUT. ERYNGIUM L · texte numérisé non relu

PANICAUT. ERYNGIUM L

Calice à 5 lobes. Pétales oblongs, dressés, ns partie supérieure pliée en dedans. Fruit ellipsoïde, ovoïde ou même globuleux, dépourvu de côtes, chargé de petites écailles et couronné par les lobes calicinaux ; axe entièrement soudé aux méricarpes. Fleurs sessiles, disposées sur un réceptacle conique ou cylindrique, garni de paillettes et entouré d'un involucre polyphylle.

P. cnampÊTRE. E. campestre L. Vulg.t Chardonroland. — Moyen, vivace, glabre, d’un vert pâle. Racine pivotante, cylindrique. Tige droite, dure, striée, à rameaux nombreux, très ouverts, dichotomes. Feuilles coriaces, veinées en réseau, pinnées ou pinnatipartites, à folioles ou divisions plus ou moins profondément découpées, à découpures froncées, épineuses; les feuilles florales verticillées par trois. Capitules nombreux , pédonculés, globuleux, plus courts que linvolucre ; celui-ci à 6-8 folioles coriaces, étroites, épineuses ; paillettes simples , se terminant en forte épine; fleurs blanchâtres, à lobes calicinaux lancéolés-subulés. Fruits ellipsoïdes.— Juilletseptembre. Terres arides à fond sablonneux , Dunes. C.

P. mariTIME. E. maritimum L.—Moyen, vivace, glabre et d'une couleur glauque-blanchâtre. Racine rampante, très longue, un peu aromatique. Tige droite, dure, striée, à rameaux dichotomes. Feuilles très coriaces, veinées en réseau, arrondies lobées ,

er

à lobes froncés, incisés, épineux ; feuilles ‘florales opposées ou verticillées par trois. Capitules pédonculés, globuleux ou médiocrement coniques, assez gros, plus courts que l'involucre; celui-ci bleuâtre, à 5-7 folioles coriaces, larges, sinuées , épineuses ; paillettes trifides , à divisions terminées par une épine ; fleurs bleues, à lobes du calice lancéolés-subulés,. Fruits ellipsoïdes, bruns, très chargés d'écailles. — Été. Dunes, rivage de la mer. C.

P. nain. E. pusillum L.—Pelit ou assez petit, bisannuel, glabre, d'un vert bleuâtre. Racine fibreuse à fibres simples ou peu rameuses, noirâtres en dehors. Tiges plus ou moins couchées , enfin radicantes, très rameuses-dichotomes, grêles, un peu anguleuses , légèrement striées. Feuilles radicales nombreuses , assez molles, plus ou moins pétiolées, ordinairement oblongues-lancéolées, presque entières ou nettement dentées, quelquefois plus larges, incisées ou pinnatipartites spinescentes ; les caulinaires opposées , sessiles, dures, irrégulièrement palmatipartites, à divisions étroites plus ou moins dentées, un peu épineuses. Capitules sessiles, assez déprimés, lâches, pauciflores, bien plus courts que l'involucre ; celuici formé de folioles lancéolées-linéaires, subulées , dentées-épineuses à la base; paillettes en très petit nombre , semblables aux folioles de l’involucre, mais généralement très entières ; fleurs petites , faiblement odorantes ; calice à lobes ovales, scarieux , mucronésépineux ; corolle bleuâtre. Fruits globuleux, blanchâtres, seulement écailleux au sommet ; graines arrondies, semilenticulaires , brunâtres. — Vers Ja fin de l'été ou en automne, des racines et des feuilles radicales naissent au dessous des capitules et se dé-

veloppent sans nuire à la maturation des fruits ; ainsi, la plante a deux manières de se propager. Les jeunes rosettes de feuilles se trouvent rapprochées et forment un gazon assez remarquable. Si l'espèce qui vient d'être décrite n’était pas véritablement l’Eryngium pusillum de Linné, le nom d'Eryngium radicans pourrait lui convenir. Été. Bords des mares et parties humides des landes. TR. Ce Panicaut, qui n'est pas encore mentionné dans les flores françaises, a été trouvé par le docteur Hémon sur les landes entre Auray et le bras de mer dit rivière d’Étel. La découverte date de 1839.

Fam. XXXVI.—ARALIACÉES Juss.

Calice tubuleux, plus ou moins denté, quelquefois entier; tube soudé avec lovaire. Corolle de 4-10 pétales, seulement contigus en préfleuraison. Étamines en même nombre que les pétales, rarement en nombre double, insérées devant un disque épigyne. Ovaire infère ; un ou plusieurs styles terminés par un stigmate simple. Fruit plus ou moins charnu (baie ou drupe), à 2 ou plusieurs loges. Embryon petit, à pérysperme charnu. — Végétaux généralement ligneux, à feuilles alternes ou rarement opposées, privées de stipules, à fleurs souvent disposées en ombelles régulières ou irrégulières.

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