C. cHausserRArE. C. calcitrapa L.—-Moyenne, bisan
nuelle. Tige droite, très rameuse, diffuse, anguleuse, poilue. Feuilles assez molles, velues:; les radicales pétiolées, lyrées ou pinnatipartites, élalées en xosette; les caulinaires inférieures sessiles ou presque sessiles, une ou deux fois pinnatipartites, à divisions linéaires lobées ou dentées, mucronées; les caulinaires supérieures étroites, irrégulièrement dentées, ou même entières. Capitules latéraux, presque sessiles, médiores, à fleurons conformes, rougcâtres, très rarement
blancs; involucre à folioles cartilagineuses, ovales, terminéés par une longue et forte épine ayant à sa base 2 ou # épines courtes. Akènes glabres, gris, tachés de noir, dépourvus d’aigrette. — Juillet, août. Lieux stériles, bords des chemins. C.
C. nuDE. C. aspera L.. — Assez petite ou moyenne, vivace, rude. Tige droite, rameuse, anguleuse, rougeâtre ; ramcaux très ouverts. Feuilles oblongueslancéolées dans leur forme générale; les radicales et les caulinaires très inférieures pétiolées , lyrées, à lobe terminal grossièrement denté ; les autres feuilles sessiles, souvent auriculées, plus ou moins pinnatipartites, à découpures ovales ou cblongues, mucronées. Capitules terminaux, solitaires, très médiocres, ovoïdes , à fleurons conformes, rougeâtres ; involucre un peu cotonneux, enfin glabre, à folioles cartilagineuses, ovales, terminées par 3-5 épines petites, à peu près égales. Akènes giabres, surmontés d’une aigreètte très courte, roussâtre. — Été. Sables maritimes. TR. Falaise de Quibéron sous le fort Penthièvre (N). Je n y ai trouvé celle plante qu'une fois.
ve à
SECTION Ille CHICORACÉES. Capitules uniquement formés de demi-fleurons hermaphrodites. Style non articulé. Plantes à suc luiteux.
SCOLYME. SCOLYMUS L.
: InVolucre ovoïde , imbriqué , entouré de grandes broctées ; folioles appliquées, pointues ou même terininées en épine courte. Réceptacle garni de paillettes larges. Chaque akène enfermé dans sa paillette, soudé
avec elle et comme ailé, couronné par quelques écailles.
S. p'EsPaGne. S. hispanicus L.— Assez grand, bisannuel, pubescent. Tige droite, rameuse, robuste, striée, ailée avec interruption par la décurrence des feuilles. Celles-ci coriaces, pinnatilobées, à lobes épineux; nervures très prononcées, jaunâtres. Capitules axillaires, sessiles, à demi-fleurons jaunes ; involucre à folioles lancéolées, très pointues, à bractées assez semblables aux feuilles. Akènes obtus ; aigrette à 3-5 écailles sétacées. — Juillet-septembre. Terrains pierreux-sablonneux près de la mer. TR. Sarzeau, Houat (M. Taslé) ; Belle-île (M. Bourassin, N.)
LAMPSANE. LAPSANA L.
Involucre anguleux , simple, avec quelques folioles accessoires à la base. Réceptacle nu. Akènes sans aigretle.
L. commune. L. communis L.— Moyenne ou assez grande, annuelle. Tige droite, rameuse, sillonnée, un peu velue. Feuilles pétiolées, molles, pubescentes ou presque glabres; les inférieures ovales-lyrées, fortement dentées, un peu anguleuses ; les supérieures ovales -lancéolées ou lancéolées, dentées. Capitules assez petits, disposés en panicale; involucre cylindracécampanulé, bien anguleux, glabre, à folioles accessoires très pelites ; demi-fleurons jaunes. Akènes très oblongs, amincis à la base, un peu courbés et finement striés. — Eté. T erres cultivées , bords des haies. TC.
L. eLugrre. L. minima Lam. Hyoseris minima L. Arnoseris pusilla Gœærtn.— Annuelle , pelite ou assez petite, rarement moyenne. Feuilles Loutes ‘radicales, étalées en roselte, cblongues-spatulées ou presque obovales, fortement dentées , un peu rudes, principatement sur les bords. Hampes droites, rameuses ou
simples, glabres, fort grêles inféricurement, Lihiies et creuses: vers le haut. Capitules terminaux, assez petits, à pédoncule très renflé, à demi-fleurons d'un jaune pâle; involucre globuleux, pubescent-rude, à folioles lancéolées-acuminées, les accessoires petites. Akènes obovales-oblongs, sillonnés, anguleux, terminés par un petit rcbord.— Mai -septembre. Champs, pelouses sèches, landes sablonneuses. C.— Dans les terrains gras, les hampes se changent quelquefois en tiges uni ou bifoliées.
ss
CHICORÉE. CICHORIUM L.
Involucre double; l'extérieur court à 5 ou 6 folioles, l'intérieur allongé à 8 folioles soudées à la base. Réceptacle nu ou garni de quelques poils. Akènes courounés par de très petites écailles.
C. SAUVAGE. C. intybus L.—Plante moyenne, vivace, à racine longue, fusiforme, blanche. Tige droite, striée, poilue ou presque glabre , à rameaux peu nombreux, divergents, assez anguleux. Feuilles un peu scabres ; les inférieures pinnatipartites-roncinées, à division terminale élargie, presque triangulaire ; les supérieures moins larges, lancéolées, sinuées ou dentées ; les florales embrassantes, cordiformes-lancéolées, entières. Capitules solitaires ou géminés, sessiles, ou l'un d'eux sessile J'autre Re involucre extérieur enfin étalé, à folioles ovales-lancéolées , hispides, ciliées et ragucuses-cartilagineuses à la base ; involucre intérieur dressé, à folioles allongées-aiguës, un peu hispides ; réceptacle légèrement poilu ; demi-fleurons assez grands, bleus, rarement rosés ou blancs. Akènes -anguleux.— Été. Bords des champs et des chemins ; région maritime, AC. ; intérieur, R. |
Obs. La Chicorée généralement cultivée dans nos jardins passe pour une variété de la Chicorée endive , Cichorium endivia Wild. , originaire de l'Inde.
TOLPIDE. TOLPIS Adans.
Involucre double; l'extérieur lâche, à folioles subulées, enfin roides et courbées en faux; l'intérieur resserré , à folioles droites, carénées. Réceptacle nu, alvéolé. Akènes oblongs-tronqués ou turbinés, striés, couronnés par 2 ou 4 soies longucs et roides, entremêlées de petites écailles, ou par des soies nombreuses, très inégales.
T. ouBELLÉE. TT. umbellata Bert. Crepis ambigua Balb. DC. fl. fr. — Assez petite, rarement moyenne, annuelle, presque glabre, d’un vert cendré. Tige droite, grêle, bien rameuse , à rameaux partant du même point au nombre de 3 à 5, ou disposés comme ceux d’une tige dichotome, mais l'un simple, court ou même très court, l’autre effilé et subdivisé. Feuilles inférieures oblongues-lancéolées, un peu sinuées , dentées; les supérieures lancéolées-linéaires, presque entières. Capitules terminaux, solitaires, assez petits Jia pédoncule plus ou moins renflé et couvert de bractées subulées, roides, ascendantes ; involucre pulvérulent ; l'extérieur égalant ou dépassant un peu l’intérieur ; demi-fleurons d’un jaune clair. Akènes petits, oblongstronqués, fortement striés, noirâtres, couronnés par 4 soies ou arêtes et par quelques écailles très petites ; ceux de la circonférence souvent privés de soies, mais à écailles plus apparentes. — Les rameaux de cette plante ne doivent passer que pour des pédoncules, suivant plusieurs botanistes. Aussi la trouve-t-on indi-
quée comme ayant une tige peu rameuse et des pédon- 14°
cules très grêles, prolifères, presque en ombelle.—Été. Coteaux arides, dunes. TR. Belle-ile. J'ai recueilli cette plante en 1827; elle a été trouvée depuis par MM. Taslé et Lloyd.
HYPOCHÉRIDE. HYPOCHÆRIS L.
Involucre oblong, imbriqué. Réceptacie garni de longues paillettes caduqnes. Akènes allongës, un peu rugueux, souvent atténués en bec filiforme, surmontés d'une aigretle à poils inégaux; les extérieurs simples ou presque simples, les intérieurs plumeux.
H. cLaBre. I. glabra L.— Assez petite ou moyenne, annuelle, à racine en fuseau. Feuilles tuutes radicales, étalées en rosette, oblongues, sinuées ou fortement dentées, quelquefois un peu roncinées, glabres ou légérement hispides. Hampes droites, rameuses ou simples , glabres ; queiquefois une seule hampe. Capitules terminaux , médiocres, à pédoncule renflé ; involucre glabre, un peu glauque, à folioles lancéolées, rougeàtres au sommet ; demi-fleurons à peine plus longs que l'involacre et d'un jaune pâle. Akènes de la circonférence sans bec filiforme et par conséquent à aigrette sessile ; les autres offrant une aigrette bien pédicellée. — Été. Coteaux pierreux, landes sablonneuses. AC., surtout dans la région maritime.
H. RES ENRACINÉE. À. radicata KL. Vulgt Porcelle.— Moyenne, vivace, à racine rameuse s'enfonçant beaucoup en terre. Feuilles toutes radicales étalées en rosette, oblongues, pianatipartites-roncinées, ou pinvuatilobées, plus ou moins hispides. Une ou plusieurs hampes , droites , presque glabres, ordinairement rameuses, detail simples. Capitules terminaux assez médiocres, à pédoncule renflé; involucre un peu
hispide, à folioles lancéolées ; demi-fleurons jaunes, de moitié plus longs que l'involucre. Akènes tous à aigrette pédicellée. — Mai-septembre. Prés, champs, bords des chiemins. TC.—La Porcelle vit aussi dans les dunes, mais elle ne s’y montre qu'avec des hampes courtes , souvent ascendantes ; ses feuilles sont parfois très hispides.
THRINCIE. THRINCIA Roth.
Involucre simple, avec quelques folioles accessoires à la base. Réceptacle nu, alvéolé. Akènes cylindracés ; les extérieurs un peu courbés , tronqués ou faiblement rétrécis au sommet et couronnés par une membrane dentée, chacun d'eux enveloppé dans une des folioles de l’involucre ; les intérieurs droits, bien atténués au sommet, surmontés d’une aigrette à poils élargis inférieurement et plumeux.
T. HÉRISSÉE. T. hirta Roth.— Petite ou assez petite, vivace, à racine tronquée etgarnie defibres nombreuses. Feuilles toutes radicales, oblongues-lancéolées, ordinairement sinuées-dentées, quelquefois pinnatipartitesroncinées, quelquefois entières, plus ou moins hispides, rarement glabres. Hampes ascendantes , simples, plus ou moins poilues, parfois glabres, finement striées , à capitule unique, médiocre, penché avant l’anthèse ; involucre oblong , glabre ou hispide ; demi-fleurons jaunes, les extérieurs olivâtres en dessous. Akènes de la circonférence presque lisses ; ceux du centre assez rugueux ; les premiers réfléchis, avec les folioles , à la parfaite maturité. Été, automne. Pelouses, prairies, sables. TC. — C’est surtout dans les dunes que notre Thrincie se montre tantôt très hispide, tantôt médiocrement ou peu hispide, tantôt glabre ; on l'y trouve
quelquefois avec une souche rameuse et avec des feuilles roncinées , à découpures fort étroites.
Var.—macrorhiza.—Racine longue , fusiforme, nue ou munie de quelques fibres.— Dunes. AC.—Cette plante est probablement la Thrincie hispide, Thrincia hispida Wild., DC., non Roth; mais elle m'a toujours paru vivace, et M. De Candolle dit que la T. hispide est annuelle. On réunit maintenant les Thrincia hispida Roth, et T. maroccana Pers., en donnant à l'espèce une racine fusiforme, vivace ; des akènes intérieurs tellement amincis au sommet que l’aigrette peut être regardée comme pédicellée; enfin des akènes extérieurs sensiblement atténués sous l’aigrette et seulement étalés à la pleine maturité.
LIONDENT. LEONTODON TH. sd
Involucre un peu imbriqué, à folioles appliquées. Réceptacle alvéolé, nu ou poilu. Akènes conformes , cylindracés , striés, atténués au sommet, surmontés d’une aigrette plumeuse.
L. p’AauTOMNE. L. autumnalis L. — Plante petite ou assez petite, vivace, à racine tronquée, garnie de fibres. Feuilles toutes radicales, ordinairement glabres, quelquefois un peu poilues, variables dans leur forme, tantôt. pinnatipartites ou pinnatilobées , à découpures plus ou moins étroites, tantôt lancéolées-sinuées, tantôt oblongues - linéaires, dentées ou presque entières. Hampes ascendantes rameuses, assez rarement simples, glabres. Capitules terminaux, médiocres, toujours dressés, à pédoncule renflé et chargé de bractées subulées ; involucre obconique, pubescent, blanchâtre, à folioles linéaires-pointues. Akènes légèrement ridès en travers , à aigrette rousse.—Juillet-octobre. Pelouses fraîches , bords des mares. C.
Var. — major. — Racine assez longue, moins distinctement tronquée. Feuilles pinnatipartites, à divisions linéaires , à côte poilue. Hampes de 3 à 5 déecimètres, faiblement ascendantes, presque droites. Involucre plus ou moins chargé de poils noirâtres. — Champs cultivés. AR.
PICRIDE. PICRIS L.
Involucreimbriqué, à foliolesextérieures plus petites, étalées. Réceptacle alvéolé, nu. Akènes cylindracés, un peu atténués aux deux bouts, ridés en travers, surmontés d’une aigrettesessile, caduque, à poils plumeux, soudés à la base.
P. ÉPERVIÈRE. P. hieracioides L.—Moyenne ou assez grande, bisannuelle et peut-être vivace, couverte de poils roides, à sommet souvent crochu. Tige droite, rameuse , à rameaux divergents. Feuiiles radicales et très inférieures pétiolées , oblongues - lancéolées , inégalement dentées ou même sinuées; les autres demi -embrassantes, élargies inférieurement, lancéolées, un peu dentées, recourbées. Capitules terminaux , assez médiocres, en corymbe lâche; involucre hispide, à folioles lancéolées ; demi-fleurons jaunes. Akènes un peu courbés.— Juillet-septembre. Bords des haies, lieux buissonneux. R. Lorient, Hennebont, Belz.
HELMINTHIE. HELMINTHIA Juss.
Involucre double , l'extérieur à 3 ou 5 folioles , l’intérieur à 8 ou 10. Réceptacle nu, ponctué. Akènes oblongs , obtus, comprimés, rugueux en travers, surmontés d'une aigrette pédicellée à poils plumeux.
H. vIPÉRINE. 11. echioides Gœrtn. Picris echioides L.
— Assez grande, annuelle, toute chargée de poils roides, accrochants ou piquants. Tige droite, rameuse, sillonnée. Feuilles inférieures rètrécies en pétiole, ovales-oblongues, légèrement sinuécs-dentées ; les supérieures embrassantes , cordiformes - oblongues , presque entières. Capitules axillaires et terminaux, longuement pédonculés, assez grands, à demi-fleurons d'un beau jaune; involucre extérieur à 5 folioles lâches , ovales-cordiformes, hispides , mucronées; l'intérieur un peu plus court , à 8 folicles lancéolées, hispides et comme aristées. — Juillet-septembre. Lieux frais, bords des chemins. TR. Belle-île (M. Taslé, N.) ; Riantec (M. be nt presqu'ile de Sarzeau (M. Pon- {arlier).
SCORZONÈRE. SCORZONERA L.
Involucre imbriqué ; folioles à bords membraneux. Réceptacle nu. Akènes oblongs ou cylindracés, surmontés d'une aigrette sessile, plumeuse, à poils secondaires souvent entrecroisés.
S. HUMBLE. S. humilis L. S. plantaginea Schleich. — Assez petite ou moyenne, vivace. Racine épaisse, noirâtre à collet nu ou garni d'écailles membraneuses. Tiges droites, ordinairementsimples, quelquefois un peu rameuses , striées, d'abord légèrement cotonneuses , puis glabres. Feuilles radicales pétiolées , lancéolées , ou lancéolées-linéaires , ou même linéaires, à 3-5 nervures; les caulinaires très distantes, demi-embrassantes; linéaires-acuminées ; toutes très entières, glabres, à pointe un peu calleuse. Capitules terminaux, solitaires, assez médiocres ; le plus souvent un seul capitule ; involucre oblong , plus ou moinscotonneux, devenant glabre ou presqueglabre, à folioles intérieures allongées,
à folioles extérieures ovales-lancéolées, à pointe obtuse; demi-fleurons jaunes. Akènes cylindracés, contractés au sommet , striés , lisses.—Mai-juillet. Prés, bois humides, marécages. TC.
Obs. Cette espèce linnéenne a paru comprendre deux plantes assez distinctes par la présence ou par l'absence de fibrilles au collet de la racine. En les séparant, il convenait de laisser à l'une d'elles le nom donné par Linné. Ce parti a été généralement pris ; mais il n'y a pas eu accord pour l'application du nom linnéen, qui, dans certaines flores, indique la plante pourvue de fibrilles , et , dans quelques autres, la plante à collet nu ou seulement entouré d'écailles. Il m'a semblé que celle-ci devait conserver l'ancien nom , puisqu'elle est bien plus commune que l'autre. Dans une flore assez récente, l'espèce de Linné est supprimée; la plante sans fibrilles y prend le nom de Scorzonère plantain, S. plantaginea Schleich , et celle à fibrilles le nom de S. d’Autriche, S. austriaca Gaud. — M. Aubry appelle Scorzonera humilis la scorzonère cultivée dans nos jardins. Cette plante est la scorzonère d'Espagne, S. hispanica L.
SALSIFIS. TRAGOPOGON L.
Involucre simple à folioles égales, soudées à la base. Réceptacle nu, alvéolé. Akènes allongés, striés , plus ou moins rugueux , amincis en bec filiforme portant une aigrelte plumeuse.
S. DES PRÉS. T. pratensis L. — Moyen ou assez grand, bisannuel, très glabre. Racine fusiforme, douce. Tige simple ou rameuse, finement striée, souvent rougeâtre. Feuilles amplexicaules, lancéolées-linéaires , élargies à la base, très étroites au sommet , un peu ca-
rénécs, entières, quelquefois ondulées et contournées. Capitules terminaux , longuement pédonculés, assez médiocres, à demi-fleurons jaunes ; pédoncule à peine renflé au sommet ; involucre à 8 folioles lancéoléesacuminées, égalant ou dépassant les demi-fleurons. Akènes plus ou moins courbés, les extérieurs très rugueux. — Été. Prés sablonneux. TR. Erdeven, — Suivant M. Aubry, cette plante serait commune dans nos prairies. Cetie indication semble le résultat d'une Crreur.
Obs. Le salsifis à feuilles de poireau, Tragopogon porrifolius L., se montre quelquefois sur les murs de jardin ou dans les lieux pierreux voisins, mais il ne paraît pas se reproduire à l'état sauvage. C'est une plante très glabre, un peu glauque, bisannuelle, à racine fusiforme , épaisse ; à tige droite , presque toujours rameuse ; à feuilles embrassantes , lancéoléeslinéaires, acuminées ; à pédoncules terminaux , longs, très renflés au sommet, portant chacun un capitule assez médiocre, à demi-fleurons d’un bleu violet. — Ce salsifis m'a été envoyé de Belle-île, comme plante non cultivée, mais sans indication du lieu où'il se trouve.
PISSENLIT. TARAXACUM Hall.
Involucre imbriqué, à folioles presque sur deux rangs ; les extérieures généralement étalées ou réfléchies, les intérieures dressées. Réceptacle nu, ponctué. Akènes obiougs, un peu comprimés, strièés, plus ou moins rugueux , surmontés d’une aigrette pédicellée, à poils simples.
P. oFriciaL. T. officinale Vill. T. dens leonis Desf. Leontodon Taraxacum L. — Petit ou assez petit, vi-
vace, à racine pivotante. Feuilles toutes radicales , glabres ou très légèrement poilues , oblongues, un peu élargies vers le haut , tantôt lyrées-roncinées ou seulement sinuées , tantôt , et le plus souvent, pinnatipartites ou pinnatilobées, à découpures inégales, un peu dentées ou entières, triangulaires , ovales-pointues ou lancéolées, recourbées. Hampes droites ou presque droites , simples, tout-à-fait nues, fistuleuses , d'abord plus ou moins floconneuses, puis glabres, terminées par un capitule ordinairement assez grand, à demifleurons d’un beau jaune ; involucre glabre , à foiioles extérieures assez longues, réfléchies. Akènes bien rugueux , muriqués-épineux au sommet, d'un brun olivâtre. — Mars-novembre, mais surtout au printemps. Prés, champs, bords des chemins, vieux murs. FC.
Var. — Arenarium. — Feuilles pinnatipartites, à divisions lancéolées-linéaires ou linéaires et quelquesunes presque filiformes. Capitules assez médiocres, involucre à folioles extérieures étalées ou même réfléchies. Akènes oblongs-étroits, presque cylindracés, assez lisses inférieurement , rugueux-muriqués au sommet , d’un rouge de brique. — Print. Été. Coteaux arides, dunes. C.
— — Palustre. — Feuilles oblongues du lancéoiées, assez étroites, tantôt entières ou peu dentées, tantôt sinvées , tantôt pinnatilobées ou pinnatipartites, à découpures larges, faiblement recourbées, obtuses ôu peu aiguës. Capitules assez médiocres ; involucre à folioles extérieures courtes , ovales-acuminées, appliquées ou seulement un peu lâches. Akènes assez lisses inférieurement , rugueux muriqués au sommet, d'un brun très pâle. T. Palustre DC. — Été. Prés très humides , marécages C.
LAITRON. SONCHAUS L.
Javolucre imbriqué, devenant ventru. Réceptacle nu, ponctué. Akènes oblongs, comprimés, striés, surmontés d'une aigrette sessile, à poils simples très fins.
L. DES CULTURES. S. oleraceus L. — Moyen ou assez grand, annuel, à racine en fuseau. Tige droite , rameuse, fistuleuse, glabre, quelquefois poilue-glanduleuse au sommet. Feuilles glabres , un peu glauques en dessous, oblongues ou ovales-oblongues dans leur circonscription, embrassantes par des orcilleltes acuminées ; du reste fort variables, tantôt indivises, dentées-ciliées ou presque entières , tantôt sinuées et dentées-ciliées , tantôt pinnalipartites, à divisions ovalespointues on lancéolées , recourbées, diversement dentées et parfois lobées. Capitules médiocres, disposés en corymbe, à pédoncule et bas de l’involucre souvent laineux-floconneux , à demi-fleurons jaunes. Akènes offrant sur chaque face 3 strics finement rugueusrss. — Été. Terrains cultivés, décombres, talus. TC.
L. RuDE. S. asper Vill. — Ce laitron diffère du précédent par sa tige plus roide et souvent rougeâtre ; par ses feuilles généralement plus larges, fermes, luisantes, à dents roides, épineuses, à oreillettes très obluses et souvent contournées ; par ses akènes plus comprimés , à'stries lisses. On le trouve quelquefois avec des feuilles pinnatipartites, à divisions lacérées,, crispées, bien épineuses; dans cet état, il a un peu l'aspect d'un chardon. — Été. Terrains pierreux ou sablonneux , décombres. C.
L. Des cHAmps, S. arvensis L. — Moyen ou assez grand, vivace, à racine rampante. Tige droite, très peu
rameuse, cylindracée, fistuleuse , chargée vers le haut de poils roides, glanduleux. Feuilles glabres , lancéolées, pinnatipartites-roncinées ou seulement sinuées, bordées de petites dents épineuses ; les caulinaires embrassantes par des orcillettes obluses. Capitules assez grands , en corymbe peu fourni ; pédoncules et involucres hérissés de poils glanduleux , brunâtres ; demifleurons d'un beau jaune. Akènes moins comprimés, un peu tétragoncs, rugueux en travers. — Juilletseptembre. Champs. C.
L. mariTimE. S. maritimus L. — Moyen, quelquefois assez grand, vivace, à racine rampante. Tige droite ou ascendante, simple ou peu rameuse, cylindrique, finement striée, tout-à-fait glabre. Feuilles un peu glauques , allongées-lancéolées , obtusément auriculées, faiblement sinuées et dentées, ou seulement dentées, à dents courtes un peu épineuses, souvent recourdées. Capitules peu nombreux, assez médiocres, à pédoncule et involucre d’abord légèrement floconneux , puis glabres, à demi-fleurons jaunes. Akènes presque tétragones , obscurément ridés en travers. — Été. Marécages maritimes. TR. Arradon (M. Pontarlier).
Obs. Le laitron des marais, S. palustris L., parait étranger à la Bretagne. Il s'élève beaucoup plus que le laitron des champs et s’en distingue surtout par les oreillettes longues et acuminées de ses feuilles caulinaires.
LAITUE. LACTUCA L.
Involucre ablong ou cylindracé, imbriqué, à folioles extérieures courtes. Réceptacle nu. Akènes comprimés, obovales ou oblongs, striés , amincis en bec filiforme portant une aigrette à poils simples.
L. vVIREUSE. L. virosa L. — Assez grande ou mêmê grande , bisannuelle, d'une odeur désagréable et suspecte, à suc laiteux abondant, âcre. Tige droite rameuse , plus ou moins chargée de petits aiguillons. Feuilles étalées, glabres ; les inférieures obovales où oblongues-obtuses, sinuées ou pinnatilobées-roncinées; les supérieures oblongues-lancéolées , très auriculées, inégalement lobées ou faiblemeñt sinuées ; les unes ct les autres bordées de dents spinescentes ét souvent à nervure principale pourvue en dessous de petits aiguil- Jons. Capitules petits, en grappes raméales formant ensemble une panicule ; involucre glabre ; demi-fleurons d'un jaune pâle. Akènes noirs, à rebord bien prononcé, à sommet peu sensiblement cilié.—Été. Terrains pierreux, murs, bords des haies. AC.—Comme M. Aubry ne mentionne pas cette espèce dans son catalogue, où peut croire qu'il l'a confondue avec l'espèce suivante.
L. scarIOLE. L.scariola L. L. sylvestris Lam.—Assez grande , bisannuelle, légèrement glauque, un peu yireuse. Tige droite, rameuse, chargée inférieuremeñt de quelques petits aiguillons. Feuilles généralement verticalés ou obliques, glabres, à bords dentés-spinescents ; les inférieures ovales-oblongues , pinnatilobées-roncinées ou seulement sinuées ; les supérieures oblongues ou lancéolées , peu ou point sinuées ; assez longuement auriculées; nervure principale souvent chargée en dessous d’une rangée d’aiguillons. Capitules petits, disposés en panicule plus ou moins ouverte ; involucre glabre ; demi-fleurons jaunâtres. Akènes gris, à rebord étroit, lisse, à sommet cilié. — Été. Vieux murs, terrains pierreux. AR. Lorient, Auray, la Roche-Bernard, ete.