‹ Flore du MorbihanChapitre 74 sur 156 · Tige bien feuillée. K · texte numérisé non relu

Tige bien feuillée. K

E. SYLVESTRE. H. sylvestre Tausch.—Plante assez grande, vivace. Tige droite, striée ; hispide, rameuse au sommet, à rameaux dressés en corymbe paniculé. Feuilles toutes caulinaires, rapprochées, ovales-lancéolées ou lancéolées, marquées de quelques dents et goïlues, surtout en dessous et près des bords; les

très inférieures assez rétrécies à la base ; les autres sessiles et même demi-embrassantes, devenant brusquement petites. Capitules assez médiocres, à pédoncule pubescent-hispide ; involucre hispide et scabre, noirâtre, à folioles appliquées, lancéolées-linéaires ; demi-fleurons jaunes à stigmates d’un gris livide, — Juillet-septembre. Bois, lieux buissonneux. AC.

Var. — ambiguum. Moins hispide. Feuilles plus distantes, lancéolées, toutes bien rétrécies inférieurement. Involucre scabre , non hispide, à folioles blanchâtres sur les bords.—Cette plante semble se rapprocher de l'hieracium lœvigatum Wild.—Bois. AR.

E. DE Savoie. H. sabaudum Al. — Assez grande, vivace, poilue. Tige droite, forte, striée, assez rameuse, à rameaux formant un corymbe paniculé. Feuilles toutes caulinaires ; les inférieures sessiles , ovales-lancéolécs, légèrement dentées ; les supérieures demi-embrassantes, ovales-cordiformes , acuminées , presque entières. Capitules assez médiocres ; involucre hispide et scabre, à folioles lancéolées-linéaires , noirätres au milieu, d’un vert päle sur les bords; demifleurons jaunes à stigmates livides.—Juillet-septembre. Coteaux boisés, lieux buissonneux. AC.—L'Épervière de Savoie se moñtre aussi sur les rochers , mais elle s’y développe mal.

E. EN OMBELLE. H. umbellatum L. — Moyenne ou assez grande, vivace, glabre ou légèrement poilue. Tige droite, ferme, finement striée, rougeâtre, rameuse vers le sommet, à rameaux dressésen corymbe et les derniers presque en ombelle. Feuilles toutes caulinaires, Jlancéolées ou lancéolées-linéaires , irrégulièrement dentées ou entières ; les très inféricures un peu rétrécics en péliole; les autres sessiles. Capitules.assez

médiocres, à pédoncule un peu tomenteux ; involucre -glabre ou presque glabre d'un vert foncé, à folioles extérieures Jâches et recourbées au sommet ; demifleurons jaunes, à stigmates de même couleur. — Juillet-septembre. Terrains pierreux , bois, landes, bords des champs. TC,

Fam. XLIHIL.° — LOBÉLIACÉES. Juss.

Calice plus ou moins soudé avec l'ovaire, à 5 découpures, rarement entier. Corolle irrégulière, souvent labiée à 5 divisions ou 5 lobes. Étamines 5, alternes avec les découpures de la corolle et insérées sur l'ovaire ; tilets presque toujours libres à la base et soudés entre eux vers le haut; anthères soudées entre elles, et deux au moins terminées par des houppes de poils ou par des soies. Ovaire plus ou moins infère, biloculaire à placentas centraux, rarement uniloculaire et alors à placentas latéraux ; style simple; stigmate souvent bilobé, pourvu d’un godet membraneux, ou d'un anneau de poils. Fruit ordinairement sec et déhiscent, quelquefois charnu et indéhiscent. Graines nombreuses, petites, à périsperme charnu contenant un embryon droit.—Plantes herbacées , rarement ligneuses , à suc généralement laiteux , à feuilles presque toujours alternes, dentées ou entières, privées de stipules,

LOBÉLIE. LOBELIA L.

Calice quinquéfide. Corolle bilabiée, à tube droit, fendu en dessus dans sa longueur, à lèvre supérieure bipartite, à lèvre inférieure tripartite ou trilobée. Stigmate à 2 lobes. Capsule biloculaire, s’ouvrant au sommel par 2 valves.

L. BRULANTE. L. urens L.—Assez petite ou moyerine, annuelle , à suc très âcre. Tige droite, simple ou peu rameuse , anguleuse, légèrement scabre. Feuilles glabres, à bords rudes ; les radicales et les caulinaires très inféricures rétrécies en pétiole, oblongues-spatulées, crénelées ; les autres sessiles, lancéolées, inégalement dentées. Bractées linéaires-aiguës, presque entières , bien plus courtes que les fleurs. Celles-ci un peu pédonculées, assez petites, bleues ou faiblement violettes, très rarementtblanches, disposées en grappe terminale, droite, allongée ; calice scabre, à tube obconique , à lobes étroits; corolle légèrement poilue , à tube cylindracé de moitié plus long que ies lobes calicinaux, à lèvre supérieure dressée, à lèvre inférieure étalée ; anthères pubescentes et les 2 inférieures terminées par une houppe de poils. Capsules cylindracées; graines ovoïdes , brunâtres.—Juillet-septembre. Bords des champs, pâturages, landes. C.

Fam. XLIV.‘—CAMPANULACÉES DC.

Calice plus ou moins adhérent à l'ovaire, assez diversement découpé, rarement entier. Corolle monopétale, régulière ou presque régulière, à découpures alternes avec celles du calice. Étamines3, 5, 6,8 ou 10, alternes avec les découpures de la corolle et insérées sur l'ovaire; filets libres ; anthères ordinairement libres, rarement soudées entre elles. Ovaire infère bi ou pluriloculaire, à placentas centraux. Style 1, plus ou moins chargé de poils collecteurs caducs ; stigmate ordinairement divisé, rarement en tête. Capsules s’ouvrant par des pores ou par des fissures, ou par des valves incomplètes, en nombre égal à celui des

ioges. Graines nombreuses, petites, à périsperme charnu renfermant un embryon droit.—Herbes lactescentes , rarement sous-arbrisseaux ; feuilles sans stipules, généralement alternes, entières ou seulement dentées.

JASIONE. JASIONE L.

Calice quinquéfide. Corolle régulière, à 5 divisions profondes. Étamines 5, à filets gréles ; anthères soudées entre elles par la base. Stigmate bifide. Capsule biloculaire , s’ouvrant au sommet par un trou. — Fleurs en tête sur un réceptacle muni d’un involucre.

J. DE MONTAGNE. J. montana L.— Assez pelite ou moyenne , ordinairement annuelle, quelquefois bisannuelle ou même vivace, à racine simple ou presque simple, dure, blanchâtre. Tiges ascendantes, un peu rameuses, striées, noilues-hispides ; parfois une seule tige droite. Feuilles sessiles, oblongues-spatulées ou lancéolées-linéaires, obscurément dentées, souvent ondulées , plus ou moins poilues; les inférieures distinctement rétrècies à la base. Pédoncules terminaux très longs, glabres ou presque glabres, portant un capitule médiocre, à fleurs pédicellées, d'un beau bleu ; involuere un peu hispide, à folioles assez courtes, ovales - pointues, entières ou peu dentées. Capsules obovoïdes ; graines oblongues. — Été. Coteaux pierreux, bords des champs, talus. TC.

Var. — Maritima. — Petite ou assez petite, souvent vivace. Tiges étalées, couvertes de poils très rapprochés, grisâtres. Feuilles courtes, très poilues. Pédoncules assez poilus, rarement presque glabres. Capitules plus petits que ceux du type, à fleurs bleuâtres ou blanches. Dunes. C.

— — Filiformis. — Petite, à tiges très courtes, rap-

prochées en touffe. Pédoncules filiformes, glabres ; Involucre seulement poilu-hispide à la base ;. Capitules fort pelits, bleuâtres.— Dunes. R.

PHAYTEUME. PHYTEUMA L.

Le

Calice à 5 divisions ou lobes. Corolle régulière à 5 divisions profondes, linéaires, d’abord soudées, puis se séparant de la base au sommet. Etamines 5 , à filets dilatés inférieurement, à anthères libres. Stygmate bi ou trifide. Capsule bi ou triloculaire, s’ouvrant par des trous latéraux.—Fleurs rapprochées en tête ou en épi.

P. EN Épi. P. spicatum L. — Plante assez petite ou moyenne, vivace, à racine fusiforme, charnue , blanchâtre. Tige droite, simple, glabre. Feuilles radicales et caulinaires très inférieures longuement pétiolées , cordiformes-ovyales , doublement crénelées , glabres ou légèrement velues, parfois tachées de brun ; les caulipaires moyennes médiocrement ou courtement. péliolées, lancéolées, simplement crénelées ou dentées, glabres ; les supérieures sessiles , lancéolées-linéaires ; bractées, linéaires-aiguës. Fleurs assez. petites, d'un blanc jaunâtre, formant un épi terminal, serré, d'abord ovoïde, puis allongé et cylindrique. Stigmate bifide. Capsules ovoïdes-slobuleuses, à. deux loges. — Maijuillet. Bois. R. Pont-Kallech, Camors, Josselin.

Var. Cœruleum. Tige plus grêle; épi plus court ; à fleurs bleues. — L'existence de cette variété dans le département n'est pas bien constatée.

PRISMATOCARPE, PRISMATOCARPUS L hér.

Calice longuement tubuleux, à 5 lobes. Corolle en entonnoir ou en roue, à 5 découpures. Etaminés 5, à filets non dilatés. Stigmate bifide ou trifide. Capsule

allongée, prismatique ou cylindracée, bi ou triloculaire, s’ouyrant au sommet.

P. ayprine. P. hybridus L'hér. — Campanula hybrida L. Specularia hybrida DC. f. — Plante petite ou assez petite, annuelle. Tige droite , rameuse, surtout à la base, anguleuse, pubescente-scabre; parfois plusieurs tiges et les extérieures ascendantes. Feuilles assez distantes, sessiles, obovales ou oblongues, crénelées , faiblement ondulées, plus ou moins scabres. Fleurs axillaires, presque sessiles, les 3 ou 4 dernières rapprochées; calice à lobes oblongs ou lancéolés, dressés; corolle petite, bien plus courte que les lobes calicinaux, à peu près fermée, rougeâtre, rarement blanche. Capsule prismatique , scabre, à 3 loges. — Mai-juillet. Champs sablonneux près de la mer et dunes. R. Quibéron (M. Aubry); Erdeven (M. Taslé); presqu'ile de Gavyre, Larmor en Plæmeur (N) ; Etel (M. Lloyd).

Obs. Le Prismatocarpe miroir, Prismatocarpus speculum L'hér., Campanula speculum L., se trouvera peut-être dans les moissons de la région maritime. Cette plante, généralement plus grande et moins scabre que la précédente, s’en distingue surtout par son calice à lobes plus longs, linéaires, étalés, et par sa corolle bien en roue, égale aux lobes calicinaux et de couleur violette.

WAHLENBERGIE. WAHLENBERGIA Schrad.

Calice à 5, rarement à 3 ou 4 lobes. Corolle régulière à tube large ou étroit et à 5 lobes, rarement à 3 ou 4. Etamines en même nombre que les lobes de la corolle, à filets un peu dilatés, à anthères libres. Style inclus ; stygmate à 2, 3 ou 5 divisions. Capsule à 2, 3 ou 5 loges, s'ouyrant au sommet par autant de valves septifères.

W. LIERRÉE. W. hederacea Reich. Campanula hederacea L. — Petite ou assez petite , très délicate, annuelle, glabre. Tiges couchées ou même rampantes , bien rameuses , très grêles. Feuilles pétiolées , minces, arrondies-cordiformes , anguleuses, à 5-7 angles plus ou moins prononcés. Fleurs longuement et très finement pédonculées, solitaires, axillaires ou terminales, fort médiocres , penchées , d’un bleu pâle; calice court à 5 lobes lancéolés-subulés ; corolle campanulée-tubuleuse , quatre fois plus longue que le calice, à 5 lobes. Capsule hémisphérique, triloculaire ; graines ovoïdes, ponctuées. — Eté. Pelouses humides, talus frais. C.

CAMPANULE. CAMPANULA L.

Calice turbiné, quinquéfide. Corolle régulière, ordinairement en cloche , quelquefois en roue, à 5 découpures. Etamines 5, libres , à filets très dilatés à la base et couvrant le sommet de l'ovaire. Style inclus ou saillant ; stigmate tri ou quinquéfide. Capsule à 3 ou 5 loges, s’ouvrant par des valvules latérales.

C. GaNTELÉE. C. Trachelium L. — Moyenne ou assez grande, vivace. Tige droite, ferme , simple ou peu rameuse , anguleuse, plus ou moins hispide. Feuilles inférieures longuement pétiolées, cordiformes-acuminées ; les supérieures courtement pétiolées , ovales- Jancéolées ; toutes grossièrement dentées, légérement hispides ou seulement scabres. Pédoncules axillaires à 1-3 fleurs; celles-ci assez grandes , bleues , formant ensemble une grappe lâche; calice hispide, à lobes profonds, ovales-lancéolés , entiers, dressés ; corolle en cloche, trois fois plus longue que le calice, à lobes assez profonds, poilus; style inclus ; stigmate trifide. Capsules penchées, presque globuleuses, triloculaires, s’ouvrant

près de la base. — Été. Lieux buissonneux, bois. AC. — Lorsque la tige se ramifie vers le haut, les feuilles supérieures sont plus étroites, les fleurs en général se trouvent rapprochées au sommet des rameaux, le calice offre des lobes lancéolés subulés, et la corolle n’est guère que double du calice.

La Campanule gantelée à pédoncules tous uniflores est la Campanule à feuilles d'ortie, C. urticifolia de Schmidt.

C. rarponce. C. Rapunculus L. — Moyenne ou assez grande, bisannuelle, à racine fusiforme, blanchâtre. Tige droite , simple ou presque simple, sillonnée , glabre , ou pubescente, ou poilue-hispide. Feuilles radicales et les caulinaires très inférieures pétiolées, obovales ou oblongues ; les autres sessiles, lancéolées et lancéolées-linéaires ; toutes légèrement crénelées, un peu ondulées, tantôt glabres, tautôt pubescentes. Fleurs assez médiocres, bleues, très rarement blanches, disposées en panicule resserrée ou même en grappe; pédoncules dressés ; calice glabre, à lobes profonds, linéaires-subulés; corolle campanulée, bien lobée; style inclus, à stigmate trifide. Capsules dressées, obconiques , triloculaires , s’ouvrant assez près du sommet. — Mai-septembre. Prés, bords des champs, talus. C.

Fam. XLV.° — ERICACÉES DC.

Calice adhérent à l'ovaire ou libre, persistant, rarement entier, presque toujours à 4 ou 5 découpures. Corolle monopétale , généralement régulière , à 4-5 divisions, ou lobes, ou dents. Etamines 8 ou 10, parfois sans adhérence à la corolle ; anthères à loges s’ouvrant au sommet par un pore. Ovaire infère , semi-infère ou

supère ; un style ; un stigmate entier ou lobé. Fruit charnu ou capsulaire, pluriloculaire, à loges généralement polyspermes et à colonne centrale placentifère. Graines petites , inverses, à périsperme charnu contenant un embryon droit. — Plantes ligneuses, à feuilles alternes et quelquefois opposées ou verticillées, simples, entières ou dentées, dépourvues de stipules.

Quelques botanistes réduisent cette famille aux genres qui offrent un calice libre et par suite un ovaire supère ; ils forment, avec les genres à calice adhérent, la famille des Vacciniées.

VACIET. VACCINIUM L.

Calice adhérent , entier ou denté. Corolle régulière, de forme assez diverse, à 4 ou 5 découpures. Etamines en nombre double des découpures de la corolle, Ovaire infère ; stigmate entier, obtus. Baie globuleuse, à 4 ou 5 loges polyspermes.

V. MyrTILLE. V. myrtillus L.—Sous-arbrisseau de 3 à 5 décimètres, à racine traçante, à tige droite, glabre, à ramtaux très anguleux. Feuilles alternes , presque sessiles , ovales, finement dentées, glabres, d'un vert assez pâle. Fleurs axillaires, solitaires, courtement pédonculées, penchées , d’un rose terne; calice à 5 dents très petites; corolle en grelot, avec 5 dents obtuses , recourbées ; étamines incluses ; anthères munies inféricurement de 2 cornes. Baïes d’un bleu très foncé, à graines blanchâtres.—Ces baies , qui ont une saveur aigrelelte, sont très connues sous le nom de lucets.—Mai, juin. Bois, surtout dans les parties montagneuses. AC.

BRUYÈRE. ERICA L.

Calice libre, à 4 divisions. Corolle de forme un peu diverse, à 4 lobes ou dents. Étamines 8. Ovaire supère ; style filiforme, à stigmate entier ou faiblement lobé. Capsule quadriloculaire et quadrivalve , à cloisons naissant du milieu des valves.

B. cENDRÉE. Æ. cinerea L.—Sous-arbrisseau petit , diffus, à rameaux finement pubescents, quelquefois glabres, grisätres. Feuilles verticillées par trois, étalées , linéaires, assez obtuses, glabres, luisantes. Fleurs comme verticillées, courlement pédonculées , petites, violâtres, parfois rosées ou blanches, formant ensemble des grappes terminales, plus ou moins lâches; 2 ou 3 bractées calicinales; calice court , à divisions oyales-lancéolées, carénées, membraneuses-ciliées ; corolle ovoïde-urcéolée à lobes courts, arrondis; étamines incluses, anthères munies inférieurement d’appendices incisés ; ovaire glabre ; style peu saillant, à stigmate en tête. — À l’aisselle des feuilles on voit souvent d'autres feuilles plus petites en faisceau ; elles proviennent de rameaux dont le développement se trouve arrêté. — Juillet-octobre. Landes, bois, coteaux secs. TC.

B. QuATERNÉE. E. tetralix L.—Sous-arbrisseau petit, assez droit, à rameaux poilus-pubescents, un peu rougeâtres. Feuilles verticillées par 4, courtes, linéaires, pubescentes, enfin glabres , à bords épais, comme roulés en dessous, garnis de cils longs et glanduieux. Fleurs petites, penchées , rosées ou carnées, rarement blanches, disposées en capitules terminaux ; lâches ; pédoncules pubescents-cotonneux , blancs; 2 ou 3 bractées à la base du calice ; celui-ci court, à divisions

fancéolées, pubescentes et bien ciliées ; corolle ovoïdeurcéolée, à lobes courts, arrondis ; étamines incluses, anthères munies de deux appendices subulés ; ovaire pubescent ; style peu saillant, terminé par un stigmate en tête. —Juillet-septembre. Landes humides. C.

B. ciiée. E. ciliaris L. — Sous-arbrisseau petit, assez droit, à rameaux pubescents et poilus, grisâtres. Feuilles verticillées par 3, fort petites, ovales-oblongues, vertes el rudesen dessus, pubescentes-blanchâtres en dessous, à bords enroulés, chargés de longs cils. Fleurs assez petites , rouges, rarement rosées ou blanches, disposées en grappes unilatérales au sommet des rameaux ; pédoncules poilus, munis de deux bractées opposées ; calice court, à divisions lancéolécs, pubescentes-rudes et ciliées ; corolle 4 ou 5 fois plus longue que le calice, en grelot oblong, à lobes courts, un peu inégaux ; étamines incluses, à anthères sans appendices ; ovaire glabre ; style assez saillant, renflé au sommet; stigmate pelté. — Été. Bois, landes un peu fraîches. C.

B. vAGABONDE. E. vagans L.—Sous-arbrisseau petit, ascendant, un peu tortueux, à rameaux touffus, glabres, grisâtres. Feuilles verticillées par 4 ou 5, très étalées!, linéaires , étroites, marquées d’un sillon en dessous. Fleurs axillaires, petites, rosées, très rarement blanches, formant ensemble des grappes terminales’, allongées, feuillées ; pédoncules capillaires, colorés, à 3 bractées membraneuses, dont 2 souvent opposées ; calice très court, coloré, à divisions ovales, concaves, légèrement frangées ; corolle courte (3 à 4 millimètres) , en cloche, à larges lobes; étamines bien saillantes , anthères mutiques, à loges ovales-oblongues, séparées, divergentes; ovaire glabre, à style saillant, égalant ou

dépassant les étamines ; stigmate en tête.—Été. Région maritime ; landes sablonneuses. R. Environs du Port- Louis, île de Groix (M. Thépault , N.), Belle-île.—Dans cette dernière localité, la plante occupe de grands espaces. M. De Candolle l'y remarqua, lors de son voyage agronomique dans l’ouest de la France, et crut devoir la rapporter à l'Erica multiflora L. Cette erreur a passé de la flore française dans le Botanicon gallicum ; mais elle se trouve réparée dans le Prodrome. La Bruyère multiflore se distingue assez bien de la B. vagabonde par ses feuilles moins étroites, par son calice à divisions lancéolées, et surtout par sa corolle plus longue et moins campanulée. On ne la trouve en France que dans les provinces méridionales.

Obs. La Bruyère à balais, Erica scoparia L., paraît étrangère au département, bien qu’elle soit mentionnée comme indigène et assez commune dans le catalogue de M. Aubry. En voici la description : sous-arbrisseau antièrement glabre, à tige droite atteignant souvent un mètre, à rameaux grisâtres. Feuilles verticillées par 3 ou #, linéaires, un peu épaisses , à bords roulés en dessous. Fleurs axillaires, courtement pédonculées, très petites, verdâtres, formant ensemble des grappes raméales , feuillées; calice à divisions ovales, concaves; corolle à peinede3 millimètres, campanulée-globuleuse, à lobes profonds; étamines incluses, à anthères mutiques ; ovaire glabre ; style saillant, à stigmate pelté. — Cette bruyère, qui fleurit de mai en juillet, se plaît dans les bois montueux et dans les landes sèches.

CALLUNE. CALLUNA Salisb.

Calice libre, scarieux , coloré, plus grand que la corolle, et entouré de #4 bractées. Corolle en cloche,

à 4 divisions. Étamines 8. Ovaire supère. Capsule quadriloculaire et quadrivalve, à cloisons opposées

aux sutures et seulement adhérentes à la colonne centrale.

C. commune. C. vulgaris Salisb. C. Erica DC. f1. fr. Erica vulgaris L.—Sous-arbrisseau petit ou assez petit, ascendant ou presque droit, un peu tortueux, à rameaux nombreux, glabres ou légèrement pubescents. Feuilles très petites, sessiles, oblongues, souvent comme sagittées, glabres, imbriquées par # rangs sur les jeunes rameaux. Fleurs petites, courtement pédonculées , rouges ou rosées, très rarement blanches, assez luisantes , disposées en grappes terminales ; Calice à divisions ovales-oblongues ; corolle de moitié plus courte que le calice ; étamines incluses et deux appendices à la base des anthères ; style saillant : stigmate en tête, un peu quadrilobé. Capsules à loges dispermes; graines ovoïdes.—Eté. Landes, bois. TC.

Var.—pubescens. —Rameaux velus ; feuilles pubescentes-grisätres. R.

Fam. XLV.‘—MONOTROPÉES Nutt.

Point de calice ou calice persistant, libre, à 4 ou 5 divisions. Corolle tantôt monopétale, à 4 ou 5 découpures, tantôt formée de 4 ou 5 pétales alternes avec les divisions du calice et imbriqués en préflcuraison. Étamines 8 ou 10, libres ; filets subulés ; anthères quelquefois uniloculaires. Ovaire. supère ; style 1, à stigmate entier ou lobé. Capsule à 4 ou 5 loges polyspermes , avec autant de valves; cloisons naissant du milieu des valves, et seulement adhérentes par la base à l'axe central portant les placentas. Graines très petites, à tégument lâche ou dilaté ; périsperme charnu;

embryon apicilaire, à peine visible. —Plantes herbacées, parasites, ayant le port des orobanches.

HYPOPYTIS. ÆAYPOPYTIS Dill.

Calice coloré, à 4 ou 5 divisions très profondes, lancéolées. Corolle de même couleur que le calice ; pétales dréssés, gibbeux à la base, avec une glande en dedans. Étamines en nombre double des pétales. Style cylindracé, à stigmate en coupe. Capsule ovoïde ou globuleuse , à # ou 5 loges.

FH. mucrirLore. H. multiflora Scop. Monotropa hypopytis L. Vulgt Sucepin.—Plante assez petite, vivace, assez charnue, glabre, d’un blanc jaunâtre, mais noircissant par la dessication. Tige simple, anguleuse. Feuilles ressemblant à desécailles, appliquées contre la tige, ovales-oblongues, un peu dentées. Bractées plus larges, ovales ou presque arrondies. Fleurs courtement pédonculées, médiocres, jaunâtres, disposées en . grappe terminale d'abord penchée, enfin droite ; calice glabre, à divisions légèrement ciliées ; pétales oblongs spatulés , un peu crépus ou crénelés au sommet, poilus à l’intérieur ; étamines plus courtes que la corolle, à filets poilus. Style chargé de poils. Capsules ovoïdes. — La fleur terminale est à 5 parties, les latérales à #. Les pédoncules s’allongent après la fleuraison. Maijuillet.— Parasites sur les racines de nos grands arbres, notamment sur celles du pin et du sapin. AR. Vannes, Auray, Lorient, Ploërmel, etc.

Sous-cLassE III. COROLLIFLORES.

Calice d’une seule pièce. Corolle monopétale sans aucune adhérence avec le calice. Etamines plus ou moins soudées avec la corolle, Oyaire presque toujours libre.

Fam. XLVI.® — ILICINÉES Brongn.

Calice à 4-6 lobes ou dents. Corolle régulière à 4-6 divisions imbriquées en préfleuraison. Elamines 4-6, alternes avec les divisions de la corolle. Ovaire supère, à 2-6 loges contenant chacune un ovule ; style presque nul; stigmates 4 à 6. Fruit charnu, à noyaux indéhiscents, monospermes. Graines pendantes, bien périspermées; embryon petit, droit, bilobé.—Plantes ligneuses, à feuilles ordinairement alternes, à fleurs hermaphrodites ou unisexuelles.

Page 1