Peltigera Ach
Thalle membraneux, ordinairement très développé, gris verdâtre, brun ou livide en dessus, blanchâtre ou en partie noirâtre en dessous, lobé, lacinié, veiné ou tomenteux à la face inférieure. — Apothécies onguiculées ou aplaties, de grandes dimensions, marginales, naissant sur les bords
1 Châtaigne : mis pour couleur de la châtaigne.
LICHENS. — PELTIGERA. : 121
supérieurs du thalle. — Sur la terre, parmi les mousses : bois, bruyères, pelouses, ete,
A. — Apothécies grandes, plus où moins ascendantes (onguiculées) (£. 9).
P. aphtosa Hoffm. — Thallé un peu coriace, couvert de petites verrues, vert gris à l’état humide, livide par la sécheresse, presque complètement noir en dessous, ou sillonné de veines noires sur un fond plus clair, marge blanche cependant. Lobes larges, — Apothécies rougeâtres. — R. dans les bois de l'Ard.
P. canina Hoffm, — Thalle très développé, souvent érés finement tomenteux en dessus, blanchâtre ou brun verdâtre; face inférieure garnie jusqu'aux bords de veines et de rhixines fauves, rousses au centre, avec interstices concolores ou un peu plus päles. — Apothécies arrondies-oblongues, de 5-8 m/m de diam., souvent révolutées, d’un brun roux. — Parmi les mousses : bois, bruyères, haies, pelouses, ete. G. ou CC.
Var. membranacea Ach. — Thalle de érès grandes dimensions, à lobes pleins, largement arrondis. Nervure et rhizines blanches. — Gette variété affectionne les bois secs de l’Ard., R. ailleurs.
Var. crispa Nyl. — Thalle à lobes crispés, d’un brun jaunâtre. — Apothéeies très rares. — AR.
P. rufescens Schaer. — Thalle de dimensions moindres que celles de l'espèce précédente, glabre et brillant, d’un brun roux ou un peu cendré. Face inférieure garnie d’un {omentum spongieux d’un jaune prononcé, avec des interstices blanes ressemblant quelque peu à des cyphelles, le centre parsemé de veines et de rhizines brunes n’atteignant pas les bords; lobes ondulés-crispés. — AG.
P. polydactyla Hoffm. — Thalle développé, très glabre, brillant, fendillé, d’un brun roux par la sécheresse, mais vert livide par l'humidité. Face inférieure tomenteuse, réticulée par des veines noires ou roussâtres très peu abondantes. — Lobes fertiles, nombreux, digités. Apothécies brunes ou rousses, fortement révolutées, quelque peu erénelées sur les bords. Espèce variable. — AC. dans les bois.
B. — Apothécies complètement horixontales.
P. horizontalis Hoffm. — Thalle développé, membraneux, glabre, peu brillant, brun roux ou cendré à l’état sec, verdâtre étant humide, Faceinférieure rétieulée par des veines et des rhizines noires, fines ét nombreuses, plus pâles au bord. Lobes stériles courts, arrondis ; lobes fertiles plus longs. — Apothécies arrondies-oblongues — le plus grand diamètre étant dans le sens transversal — à bord légèrement crénelé. — AC., AR.
P. venosa Hoffm. — Thalle membraneux, flabelliforme, ne dépassant pas
122 2 LICHENS. — SOLORINA, STICTA.
2 cent., glabre, gris cendré, glauque à l’état sec. Face inférieure blanche, garnie de fortes nervures noïres. — Apothécies d’un brun noirâtre, assez crandes, à rebord épais et entier. R?
G. — Apothécies placées au centre du thalle (Solorina Ach.).
S. saccata ACh. — Thalle membraneux, aplati, lobé, imbriqué arrondi, cendré verdâtre, parfois saupoudré d’un pruine blanchâtre. Face inférieure blanche, nue, où sillonnée par quelques nervures concolores. — Apothécies arrondies, légèrement urcéolées, d’un noir fauve, de 8-6 m/m de diam. — Sur la terre : au pied des arbres et des rochers. RR.
Tribu VII. — PARMÉLIÉES.
Thalle foliacé, lobé ou lacinié, membraneux, ordinairement appliqué, sur le support et fixé par plusieurs points au moyen de rhixines. — Apothécies disséminées sur le thalle, seultelliformes-técanorines, f. 1, 2 (en godet), colorées diversement, rouges, brunes, noires, ete. Dans le jeune âge, le disque de l’apothécie est fermé par le rapprochement des bords. Les espèces de cette tribu sont corticoles ou saxaticoles.
A. Face inférieure du thalle garnie de cyphelles ou de taches blanchâtres, ou mème
de quelques rhizines d'une odeur caractéristique. . . . . . . Srictées Nyl. B. Thalle dépourvu en dessous de cyphelles, de taches, et garni en place de rhizines (petites racines ou fibrilles). . . . . . . . : , IMBRICARIÉES Nyl.
Sous-rrisu |. — STICTÉES.
+ Thalle à lobes profondément incisés et tronqués. 11. Sticta Nyl.
S. pulmonacea Ach. (Pulmonaire du chêne). — Thalle membraneux, déve loppé, atteignant parfois plus de 15 cent. de larg., à lobes profondément incisés et tronqués, plus longs que larges, plus rarement arrondis, fortement réticulés et présentant au-dessus des creux profonds produisant, sur l’autre face, des gibbosités blanchâtres. La teinte, d’un vert clair à l’état humide, devient Jaune chamois par la sécheresse. Face inférieure légèrement tomenteuse, d’un brun rougeûtre, parsemée de bosselures blanches dont il a été question. Le thalle peut être sorédié. — Apothécies submarginales, arrondies (5 m/m de diam.), d’un roux fauve, souvent accumulées dans un même point. — Sur les chênes dans les bois, presque toujours stérile. R. ou RR.?
En Sibérie, la Pulmonaire du chêne remplace le houblon dans la fabrication de la bière. On sait, dans notre pays, que ce Lichen est employé par le peuple dans les maladies de poitrine, d’où son nom de Pulmonaire,
LICHENS. — STICTINA. : 123
++ Lobes ordinairement largement arrondis 49. Stictina Nyl.
S. scrobiculata Nyl. — Thalle de grande dimension, atteignant parfois 15 cent., membraneux, largement et profondément réticulé; frais, d’un vert glauque; sec, jaune gris; bords des lobes principalement, couverts de sorédies grisâtres ou blanchâtres. Face inférieure tomenteuse, brune, ou de couleur plus pâle, à gibbosités inégales, non tomenteuses, blanchâtres. Lobes largement arrondis avec bords plus ou moins crénelés. — Apothécies disséminées sur la surface du thalle (3 m/m de diam.), d’un roux fauve. — Sur les arbres, ou dans la mousse au pied des arbres. RR.?
S. fuliginosa Nyl. — Thalle membraneux, orbiculaire, lobé. atteignant ordinairement 3-10 cent. de diam., couvert de verrues noirâtres, très légèrement réticulé, vert brunâtre supérieurement, devenant rouge brun à l’état sec. Face inférieure tomenteuse, plus pâle que la supérieure, d’un jaune verdâtre ou cendré, parsemée de cyphelles blanchâtres légèrement concaves. Lobes arrondis, entiers, ou crénelés, ou divisés. — Apothécies submarginales, très rares, petites (4 £ m/m de diam.). — Sur les troncs d'arbres des forêts. RR ?
S. sylvatica Nyl. Variété de l’espèce précédente à lobes irréguliers, bitrifides au sommet, tronqués et obtus. RR?
Sous-Trisu 2. — IMBRICARIÉES.
Cetté sous-tribu a les caractères généraux des Parméliées. Les Imbricariées diffèrent des Stictées par l'absence des cyphelles ou de taches blanchâtres à la face inférieure. Par contre, les Imbricariées, à l'exception du Parmelia physodes, ont la face inférieure du thalle munie de nombreuses petites racines ou rhixines fixant la plante au support. On divise cette sous-tribu en 3 genres, par des caractères basés sur des observations microscopiques (sur les spores). Néanmoins on peut distinguer assez bien ces 3 COUpPES :
Parmelia Ach. — Thalle foliacé, assez régulièrement orbiculaire dans la plupart des espèces. — Apothécies scutelliformes, disséminées sur la surface du thalle, se dilatant beaucoup avec l’âge, d’un brun fauve. La majorité des espèces se présentent toujours, sous notre climat, à l’état stérile . . . RO EU ET
Physcia Fr. — Thalle horizontal ou un on A SCenTant Séhéralement d un blanc cendré ou cendré brunâtre. — Apothécies scutelliformes, ne prenant pas les proportions de celles des Parmelia, d'une teinte noire à l’état adulte, d'un bleu effleuri dans la jeunesse. Les espèces de ce genre se trouvent presque toujours à l’état fertile. . 44.
Xanthoria Stizenb. — Thalle et apothécies d'un jaune prononcé, souvent orangés (ces dernières d’un jaune plus foncé que le thalle), presque toujours à l’état fertile 45.
LA 194 LICHENS. — PARMELIA. : à.