‹ Flore élémentaire des cryptogamesChapitre 82 sur 195 · Amblystegium Sch · texte numérisé non relu

Amblystegium Sch

Ce genre a de grandes affinités avec le suivant (Hypnum). Le fruit est au moins aussi développé, la capsule est lisse, penchée, horizontale, assez fortementcourbée, resserréesous l’orifice. Opereule grand.Péristome généralement jaunâtre. Au microscope, les cellules des feuilles paraissent parenchyma= teuses, tandis qu’elles sont étroites, linéaires, vermiculaires dans la majorité des Æypnum. Stations : lieux frais et humides, bords des eaux, bois pourris”

Quelques espèces sont délicates et énerves; elles sont trop peu répandues pour nous en occuper.

MOUSSES. — HYPNUM. 77

A. serpens Sch. — Tige couchée, radicante, flexueuse, à rameaux nombreux, grêles. Tapis plus ou moins serré, étendu, d’un vert olivâtre, jaunissant au soleil. Feuilles caulinaires (1 4-1 5 X À m/m) ovales-lancéolées, assez longuement aeuminées, un peu concaves, dressées-étalées en tous sens. Nervure s’évanouissant au milieu, atteignant assez souvent la base de l’acumen. Feuilles des rameaux plus étroites, oblongues-lancéolées, acuminées. — Rameaux fertiles radicants. Pédicelle pourpre. Capsule assez grande, subcylindrique, légèrement bombée, oblique ou subhorizontale. A la fin très arquée et étranglée sous l’orifice. Péristome brun ou jaunâtre. — Été. — Pierres, rochers ombragés, base des vieux murs et des trones d’arbres. C.

A.irriguum Sch. — Tige grêle (4-8 cent.), raide, un peu dénudée à la base, plus ou moins régulièrement pennée; rameaux grêles, redressés ou procombants, ordinairement atténués. Touffes étendues, en partie flottantes, dures, enlacées, d’un vert gai ou foncé. Feuilles ovales, décurrentes, dilatées à la base (4 + X ? m/m), terminées en un long et fin acumen, étalées, concaves, se crispant un peu par la sécheresse. Nervure épaisse s'avançant jusqu'au sommet. Feuilles raméales oblongues, oblongues-lancéolées, acuminées.— Pédicelle pourpre à la base, jaune au sommet. Capsule, 3-3 : m/m de long. Péristome jaune pâle. — Été. — Sur les pierres et les rochers siliceux humides. R.

A. fluviatile Sch. — Tige flottante, peu divisée, à branches parallèles. Feuilles souvent de couleur foncée, lâchement imbriquées, oblongues ou ovales-oblongues, non élargies à la base, terminées en une pointe courte subaiguë où subobtuse. Nervure et fructification comme dans l'A. rriguum. — Été. — Bords des cours d’eau, sur les pierres et les rochers siliceux, AC. Ard., R. ailleurs.

À, riparium Sch. — Tige couchée, molle, irrégulièrement pennée, ou presque simple. Touffes souvent étendues et flottantes. Feuilles moyennes (2-3 X 5 m/m) oblongues-lancéolées, assez longuement rétrécies, finement acuminées, plus ou moins aplanies, distiques, munies d’une nervure s’évanouissant du milieu aux ?. Plante assez variable. — Juin. — Bords des eaux, sur la terre, les bois pourris; a une préférence pour le Calc. AC., AR.

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