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Feuilles énerves, ou nervure double invisible à la loupe

H. molluscum Hedw. — Tige couchée (3-5 cent. ordint), très peu radicu=

leuse, divisée en plusieurs branches élégamment pennées ; rameaux grêles;

souvent très étalés. Coussinets denses, d’un jaune vif dans les lieux décou-«

verts, d’un beau vert ailleurs. Feuilles caulinaires (1-3 X ?-1 ? m/m), large-

ment ovales-triangulaires, à oreillettes arrondies, rapidement contractées el«

prolongées en un fin et assez long acumien, assez légèrement plissées. Nervure double, invisible à la loupe. Mousse variable. — Hiver.— C. sur les rochers calc., R. ou même RR. ailleurs.

H. cupressiforme L.— Cette espèce est une des Mousses les plus communes et les plus variables. Quelques variétés diffèrent essentiellement comme

aspect. — Outre les caractères généraux de l’analyse, nous donnerons quel:

ques détails sur les principales variétés.

Var. lacunosum Brid. — Robuste. Touffes larges et lâches, brunâtres où lurides. Tige peu divisée, à rameaux ayant 3 m/m d'épaisseur avec les feuilles: Celles-ci largement ovales-oblongues, homotropes par l’inflexion de l’acumen,; très concaves, de 3 m/m X 15. — Terrains assez secs ou un peu humides: clairières, broussailles. AG. Calc.

Var. tectorum Sch. — Robuste. Rameaux courts, denses. Touffes bombées,

d'un vert jaunûâtre velouté. Feuilles plus finement acuminées que dans la

variété précédente, — Toits de chaume, vieux murs. AC.

Var. brevisetum Sch.— Assez robuste. Touffes compactes. Rameaux dressés, Feuilles imbriquées, très légèrement homotropes, concaves, finement acuminées, — Pédicelle dépassant peu les rameaux.—Vieux murs ombragés; pieds des arbres découverts dans les bois secs. R.?

MOUSSES. — HYPNUM, 81

Var. ericetorum Sch. — Touffes assez fortes, molles, d’un vert parfois argenté ou pâle. Tige grêle, assez régulièrement pennée; rameaux en pointe, Feuilles insensiblement atténuées, lâchement imbriquées, homotropes. — Capsule courte, à opercule brièvement acuminé. — Bruyères et broussailles. AC.

Var. mamillatum Sch. — Touffes étendues, d’un vert jaunûtre brillunt. Tige grêle de 4-8 cent., régulièrement et élégamment pennées, ou bipennées. Feuilles oblongues-lancéolées, longuement acuminées, homotropes. — Pédicelle fin. Capsule subsymétrique, à opercule convexe, obtus ou très peu apiculé. — Pierres et blocs siliceux ombragés. G. Ard., AR. ailleurs.

Var. longirostrum Sch. — Se caractérise par l’opercule surmonté d’un bec fin assez long. — Touffes déprimées, radiculeuses, souvent d’un vert foncé, rarement jaunâtres. Rameaux très inégaux. Feuilles légèrement homotropes, oblongues-lancéolées, finement acuminées. — A la base des troncs d’arbres dans les terrains bas ou ombragés. AC.

Var. uncinatulum Sch. Sous-variété de la précédente, ayant également l'opercule surmonté d’un bec fin; elle en diffère par une taille réduite dans toutes ses parties et par ses feuilles fortement homotropes. — Troncs d’arbres — Dispersion peu connue.

Var. filiforme Brid.— Cette variété se reconnaît aisément à ses tiges grêles, longues, à rameaux allongés, parallèles, pendants, filiformes, de 10 à 12 cent. de long. Feuilles légèrement homotropes. — Sur les trones d'arbres, même sur les troncs lisses des hêtres et à des hauteurs de 1,50 à 3» du sol. C.

Toutes ces variétés se relient par de nombreuses formes intermédiaires. Fructification : premier printemps.

H. patientiæ Lindb. — Tige (6-10 cent.), à rameaux épais, crochus, redressés, atteignant un même niveau. Touffes rousses ou d’un jaune luride. Feuilles concaves (2-3 X ©-1 m/m), longuement lancéolées-acuminées, fortement courbées en dessous. — Fructifie rarement en Belgique. — Sur la terre : aux bords des chemins, des fossés humides. AC. Ard., R. ailleurs.

8. Feuilles nerviées, papilleuses sur le dos, ondulées transversalement,

H, rugosum Ehrh. — Tige robuste (6-12 cent.), se dénudant à la base, épaisse, longuement décombante, se redressant à l'extrémité, régulièrement pennée; rameaux courts, très étalés, souvent déjetés d’un même côté, obtus, Touffes lâches, déprimées, d'un jaune d’or vif, parfois verdâtres, brunes à l'intérieur.— Feuilles concaves, imbriquées, largement oblongues-lancéolées, décurrentes à la base, acuminées (5-6 X 1 : m/m), à demi tordues, falciformes. Nervure s’avançant jusqu’au milieu. — Espèce très reconnaissable, ne fructifiant pas en Belgique. — Lieux secs, rochers. AC. Calc.

82 MOUSSES. -- HYPNUM.

I, — Feuilles obtuses ou brusquement acuminées.

* Feuilles imbriquées ou étalées de tous côtés, jamais homotropes.

H. giganteum Sch. — Touffes lâches, jaunâtres ou lurides, d’un brun ferrugineux à l’intérieur. Tige de 7-20 cent. plus ou moins régulièrement pennées. Rameaux courts, ordinairement denses et élalés, atténués par l'en roulement des jeunes feuilles, mais assez souvent, Cependant, mutiques où obtus. Feuilles caulinaires concaves, de 3-3 m/m de long. Nervure mince, s'avançant vers le sommet. — Été, — Marais et tourbières. AR,

H. cordifolium Hedw. — Plante molle, allongée (8 à 20 cent.), déprimée: Touffes lâches, vertes. Tige divisée en plusieurs branches très imparfaitement pennées. Feuilles espacées (24-35 X 1:-2 m/m), lâchement dressées où très étalées, légèrement concaves, ovales, largement lancéolées, rapidement contractées et décurrentes à la base, insensiblement rétrécies et obtuses, arrondies au sommet, et même courbées en cuiller. Nervure s’avançant prés du sommet. Mousse variable, — Été. — Marécages, tourbières. AC., AR.

H. stramineum Dicks. — Tige grêle, allongée (8-20 cent.), peu ramifiée, garnie parfois inférieurement de jets grêles à feuilles espacées. Touffes d’un vert pâle ou d’un jaune clair. Feuilles rapprochées, imbriquées, largement oblongues-lancéolées (2 X ©? m/m), arrondies et courbées en cuiller au

sommet. Nervure mince, atteignant presque le sommet. — Print. — Dans les Sphaignes : tourbières, prairies marécageuses. R. H. Schreberi Willd. — Tige rougeûtre, raide, se dénudant à la base, à

branches pennées, à rameaux atténués ou arqués. Touffes larges et profondes d’un vert jaunûâtre brillant à la surface, décolorées à l’intérieur. Feuilles caulinaires très rapprochées (25 X 15 m/m), imbriquées, concaves, ovales, très obtuses et courbées en cuiller au sommet. Nervure double, invisible à la loupe. Feuilles des rameaux paraissant aiguës par l’inflexion des bords. — Hiver. — Sur la terre : bois et bruyères. C.

H. cuspidatum L. — Tige rougeûtre, se dénudant peu, sans radicules, redressée à l'extrémité, plus ou moins régulièrement pennée. Rameaux terminés en pointe subulée raide par l’enroulement des jeunes feuilles. Touffes d’un vert jaunûtre ou parfois d’un jaune orangé, ou {urides, ou ferrugineuses® Feuilles scarieuses, un peu comprimées et aplanies, Concaves, à nervuren invisible à la loupe. Feuilles caulinaires (21 X 15 m/m), ovules-lancéolées obtuses, arrondies, Concaves au sommet, les raméales plus étroites, aiguës ou apiculées. — Cette Mousse varie un peu, mais elle est généralement reconnaissable à vue. — Print. — Prairies humides, bords des eaux, C.

H. purum L. — Tige allongée (10-15 cent.), molle, obluse au sommet, peu dénudée, divisée en deux ou trois branches assez régulièrement pennéesy rameaux «distiques, très étalés, souvent arqués en dehors, mous, atténués: Touffes molles, généralement d’un vert très pâle à la surface, décolorées à l'intérieur. Feuilles moyennes des branches (2-2: X 15-2 m/m) largement

MOUSSES. — HYLOCOMIUM. > 83

elliptiques, très concaves, imbriquées, denses, arrondies, brusquement terminées par un apicule. Nervure atteignant ou dépassant le milieu. Deux petits plis de chaque côté de la nervure. Feuilles raméales plus étroites, plus insensiblement rétrécies, acuminées. — Print. — Sur la terre : dans les haies, les buissons, les bruyères. C.

“#* Feuilles homotropes.

H. palustre L. — Tige dénudée à la base. Touffes déprimées d’un vert jaunûtre, souvent munies d’incrustations calcaires. Feuilles concaves, ovales, puis rétrécies, brièvement lancéolées-aiguës, ou largement elliptiques, apiculées. Nervure atteignant ou dépassant peu le milieu. Pédicelle pourpre, de 10 à 45 m/m. Capsule couleur de brique à la fin, courte, renflée, oblongue, arquée, resserrée au-dessous de l’orifice après l’émission des spores. Opercule convexe, conique, aigu ou apiculé; péristome jaunâtre pâle. — Varie assez bien et est souvent fructifère. — Eté. — Sur les pierres aux bords des eaux. AC. Calc.

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