HÉPATIQUES. — ANALYSE DES JUNGERMANNIACÉES
. Périanthe terminal, rétréci et plissé, £ 5. . . . . Jungermannia 15 : Périanthe terminal, non rétréci, deu. trilobé et denté.
Lophocolea Dit.
3. Périanthe court, naissant sur un rameau latéral court. . Chiloscyphus Cord
III. SACCOGYNÉES. — Périanthe remplacé par un involuere ou périgynen charnu, en forme de sac, pendant au-dessous de la tige à laquelle il est attaché au sommet par un côté,
Feuilles incubes. Périgyne velu tout autour. . . . . . . . Calypogeia Rad
IV. LEPIDOZIÉES. — Rameaux fertiles, courts, naissant en dessous delà tige, garnis de folioles involuerales imbriquées. Périanthe allongé, subeylins drique. Coiffe incluse, libre. Valves de la capsule droites. Feuilles incubesss 2-4 dentées.
A. Tiges couchées, pennées ou bipennées. Feuilles très petites . . Lepidozia Dmt» B. Tiges raides, à feuilles relativement grandes . . . . . . Mastigobryum Nees®
V. PTILIDIÉES. — Périanthe obconique ou subeylindrique. Feuilles incubes, lobées, ciliées ou laciniées. Amphigastres ciliés. \
A. Feuilles laciniées jusqu’à la base. Périanthe hérissé de poils . Trichocolea Dmtm B. Feuilles à 4 lobes ciliés. Périanthe glabre . . . . . . . . Ptilidium Necess
VI. PLATYPHYLLÉES. — Rameau fructifère court. Périanthe vert, campas nulé ou ovale, entier ou bilobé. Feuilles divisées en 2 lobes très inégaux.
A. Pas d’amphigastres. Pédicelle plus long que le périanthe, lequel est entierm
Capsule divisée jusqu’à la base en 4 valves . . . . . Radula Dmts B. Amphigastres LATE Pédicelle ne dépassant Du périanthe bilabié. Capsule divisée jusqu'au À inférieur en 4 valves . . . . . . . . . Madotheca Dm
I. LEJEUNIÉES. — Feuilles de linvoluere différant des feuilles caulinaires. Périanthe obovale ou arrondi. Élatères persistants. Feuilles divisées. en 2 lobes inégaux.
A. Plantes très petites à tiges grêles, molles. Feuilles ue bilobées. Capsulé divisée jusqu’au milieu en 4 valves . . . . . Lejeunia Lib: B. Plantes moyennes ou assez grandes, souvent ns à tiges raides. Capsule à 4 valves, fendue jusque près de la base . . . . . . . Frullania Rad”
VIII. CODONIÉES. — Périanthe eh herbacé. Capsule globuleuse, se.déchirant en 4 valves irrégulières . . . . . . Fossombronia Rad. }
1 L'espèce la moins rare de ce genre est le F. pusilla Dmt., plante couchée à tiges d'environ 1 cent. de longueur, à feuilles molles, élargies au sommet, lobulées. — Sun la terre dans les sentiers des bois. R.?
HÉPATIQUES. — TRICHOCOLEA. — PTILIDIUM. 93
Famille IL. — JUNGERMANNIACÉES.
Sous-famille 1. — JUNGERMANNIACÉES FEUILLÉES.
Nous ne parlons que des espèces les moins rares de cette sous-famille 1. Pour la facilité, nous les divisons en quatre sections basées sur les dimensions des feuilles.
I. Feuilles fortement ciliées, donnant souvent un aspect tomenteux à la plante, celle-ci ordinairement de taille relativement grande.
Il. Feuilles grandes, c’est-à-dire ayant plus de 4 + m/m de larg. 2 ou de long., généralement de 2-3 m/m, parfois 4-5 m/m.
II. Feuilles moyennes, c'est-à-dire de 5 m/m à 4 £ m/m, rarement 2 m/m.
IV. Feuilles excessivement petites, à peine visibles à œil nu et n’atteignant jamais m/m de long.
1. — Feuilles fortement ciliées, donnant souvent'un aspect tomenteux à la plante, celle-ci ordinairement de taille relativement grande.
Trichocolea tomentella Dmt. — Plante à grosses touffes vertes ou jaunâtres. Tige plus ou moins couchée ou dressée, bipennée, simulant une fronde tomenteuse, longue de 4 à 10 cent. Feuilles rapprochées — peu distinctes à la loupe par suite de l'abondance des poils entre-croisés — divisées jusque près de la base en deux lobes laciniés, et ciliés de nombreux poils qui recouvrent la tige et les rameaux d’un duvet épais. Amphigastres divisés
comme les feuilles. — AR. Bords des ruisseaux de l’Ard., R., ou RR. ailleurs, dans les lieux humides et les marécages. Ptilidium ciliare Nees. — Plante rougeûtre ou brune. Tige couchée ou
redressée, pennée ou bipennée, de 2-6 cent. Feuilles étalées, divisées jusqu'au milieu en quatre lobes inégaux, les deux inférieurs lancéoléslinéaires, déjetés de côté, tous les quatre garnis de nombreux poils. Amphigastres ciliés et lobés comme les feuilles. — Sur la terre, les rochers, dans les bois. R. ou RR. Ard.
Il, — Feuilles grandes, c'est-à-dire ayant plus de 4 m/m de larg. ou de long., généralement de 2-3 m/m, parfois 4-5 m/m.
A. - Feuilles divisées en deux lobes, l’inférieur beaucoup plus petit.
Scapania undulata Dmt. — Plante verte ou rougeñtre ayant vaguement, ainsi que les deux espèces suivantes, le port d’une Mousse du genre Mnium.
1 Rarement, le débutant découvrira des espèces en dehors de celles signalées. 2 Les divisions Il et III ne sont pas toujours bien délimitées. En cas de doute, il faudra lire et comparer dans les deux sections.
94 HÉPATIQUES. — SCAPANIA, MASTIGOBRYUM, ALICULARIA.
Tige raide, noire, dénudée à la base, de 2 à 10 cent. de haut (mesurantà l'état sec avec les feuilles 2-4 m/m de larg.) 1, Feuilles espacées dans là partie inférieure des tiges, rapprochées, imbriquées vers le sommet; ondulées et crépues à l’état sec, divisées en deux lobes inégaux, entiers; l’in= férieur obové, le supérieur arrondi et moitié plus petit. Dans les feuilles du sommet de la tige, les lobes sont moins inégaux. — Plante variable, plus ou moins submergée dans Les ruisseaux, croissant sur les pierres et les rochers siliceux humides. AG. Ard., R. ailleurs.
Scapania nemorosa Dmt. — Diffère de la plante précédente, particulières ment par les deux lobes de la feuille qui sont ovales, obtus et dentés (f. 2) sur tout le contour. La teinte de la plante est assez souvent d’un vert brunàtre ou violacé. La tige m. s. f. 2-3 m/m larg. — Sur la terre et les rochers dans les bois montueux. AR. Calc. et Ard,
Si la loupe n’est pas d’un bon grossissement, on remarque assez difiis cilement les dents de la feuille, mais le grand lobe oboval et la station suffisent pour le distinguer du S, undulata.
B. — Feuilles entières ou munies de 3 dents au sommet.
Plagiochila asplenoides Dmt. — Plante verte ou un peu jaunâtre. Tige de 2-10 cent., souvent rameuse, m. s. f. 2 5-6 m/m larg. (La partie inférieure de la tige forme un rhixome garni d’écailles.) Feuilles étalées, décurrentes, obovales, arrondies. — Sur la terre, au pied des arbres, dans les bois et les rochers. AC.
Mastigobryum trilobatum Nees. (f. 3). — Touffes grosses, d’un beau vert: Tige raide, dichotome, de 4-10 cent., m. s. f. 25-5 m/m larg., munie de stolons à folioles espacées. Feuilles imbriquées, convexes, ovales, larges de 2 m/m, divisées au sommet en {rois dents triangulaires aiguës. Amphigastres arrondis, triangulaires, plus larges que la tige, irrégulièrement dentés. = Sur la terre et les rochers des terrains siliceux. R. Ard., RR. ailleurs.
III, — Feuilles moyennes (3-1 +, rarement 2 mm).
A. — Tige peu ramifiée, parfois simple ou seulement fourchue.
Alicularia scalaris Corda. — Plante verte ou verdâtre, parfois un peu brunâtre au sommet. Tige couchée, redressée supérieurement, peu rameuse, de 6 à 20 mym, m. s. f. 5-1 m/m larg. Feuilles dressées, imbriquées, orbi culaires, entières, de ?-1 m/m. Amphigastres assez nombreux dans la partie
1 Ce qui est entie parenthèses sera dorénavant mis en abréviation par m. s. f.
larg.
HÉPATIQUES. — JUNGERMANNIA, LOPHOCOLEA, RADULA. 95
supérieure des tiges, ovales-lriangulaires. — Sur la terre, aux bords des chemins, sur les rochers. AG., bassin de la Meuse, AR. ailleurs.
Jungermannia albicans L. — Plante verte ou jaunâtre, parfois un peu brunâtre, ayant un peu leport du Æissidens bryoides, plus allongée cependant. Tige simple ou bifurquée, de 1-4 cent., m. s. f. 1-2 m/m larg. Feuilles distinctes, c'est-à-dire non complètement imbriquées, plus ou moins distiques, rapprochées, divisées en deux lobes inégaux, oblongs, arrondis ou apiculés, dentés au sommet, le supérieur moitié plus petit et appliqué contre l'inférieur, présentant tous deux une fausse nervure médiane plus ou moins transparente. — Bords des chemins, rochers, talus ombragés. C. dans les terrains siliceux.
Jungermannia barbata L. — Tige simple ou rameuse, ‘longue de 2-5 cent., m.s. f, 1 5-3 m/m larg. Feuilles distiques plus ou moins carrées, à 3 fortes dents, rarement plus. Amphigastres à deux lobes. — Terres et rochers, au milieu des mousses, dans les montagnes. AC. 2
Lophocolea bidentata Dmt. (f. 1). — Touffes très lâches, d’un vert pâle ou jaunâtre. Tige couchée, simple ou peu rameuse, de 2-4 cent., m.s. f. 1 5-2 ? m/m larg. Feuilles planes, distiques, peu imbriquées, parfois espacées, ovales-triangulaires, divisées au sommet en deux fortes dents laissant un sinus lâche ou arrondi. Amphigastres nombreux, divisés en 4 dents inégales; les deux intérieures plus grandes, les 2 extérieures linéaires. — Sur la terre, plus souvent sur les mousses, dans les haies et les bois. CC.
Chiloscyphus polyanthus Corda. — Touffes lâches, d’un vert tendre ou pâle. Tige de 2-4 cent., couchée, simple ou dichotome, radiculeuse, m. s. f. 2-3 m/m. larg. Feuilles étalées, carrées, arrondies au sommet, distiques, peu imbriquées. Amphigastres divisés en deux lobes atteignant la base, mais souvent détruits. Plante variable, — Endroits humides des bois, pierres près des ruisseaux. AR.
Calypogeia Trichomanis Corda. — Plante d’un vert pâle ou un peu glauque. Tige simple ou peu rameuse, couchée, radiculeuse, de 1-3 cent, de long., "m.s.f.1-2m/m larg. Feuillesimbriquées, convexes, ovales-arrondies, obtuses ou légèrement émarginées au sommet. Amphigastres nombreux, larges, à deux dents. — Sur la terre des sentiers des bois, AR.
B. — Tiges très rameuses.
Radula complanata Dmt. — Touffes aplaties, d'un vert foncé ou jaunâtre. Tigede 1-4 cent., m.s.f,3-15 m/mlarg., complètement couchée, très rameuse. Feuilles convexes, imbriquées, divisées en deux lobes : le supérieur suborbiculaire, l’inférieur caché, quatre fois plus petit, rectangulaire, replié vers le lobe supérieur et muni de rhizines très ténues. Amphigastres nuls. — Sur les troncs d’arbres et sur les rochers. C.
95 HÉPATIQUES. — MADOTHECA, FRULLANIA.
Madotheca platyphylla Dmt. — Touffes d'un vert souvent très foncé, parfois jaunûâtres. Tige grande de 4-8 cent., rameuse, m, s. f. ?-1 4, parfois 2 m/m larg., à rameaux étalés-dressés. Feuilles tmbriquées, bilobées, à lobes supérieurs ovales-suborbiculaires, le lobe inférieur ovale, moitié plus petit. Amphigastres nombreux, ligulés, entiers, bien visibles à la loupe. — Sur les arbres et les rochers. AG., bassin de la Meuse. — Cette espèce est une des plus jolies Hépatiques du pays.
M. laevigata Dmt. — Touffes d’un vert jaunâtre ou brunâtre, brillantes. Tige rameuse, de5-10 cent., m. s. f. 1-2 m/m larg. Feuilles et amphigastres dentés (à part cette caractéristique, l’ensemble est le même que pour le M. platyphylla).
Frullania dilatata Dmt. — Plante appliquée sur les écorces des arbres, d'un rouge brun foncé, parfois notrâlre. Tige de 2-5 cent., très rameuse; m. s. f. £-1, souvent { m/m larg, au sommet, Feuilles imbriquées à 2 lobes: le supérieur orbiculaire, entier, +-5 m/m de diam., l’inférieur très petit, ovale-arrondi, tellement concave qu’il ressemble à un capuchon, vu au microscope (f, 4); à la loupe, il se montre comme un point brunûlre foncé au milieu de la feuille (lobe supérieur), mais un peu rapproché de la tige, Amphigastres ovales à bords plans (a, f. 4) plus ou moins dentés, bilobés. = Sur les troncs d'arbres, particulièrement ceux isolés. CG.
F, Tamarisci Dmt. — Plante assez robuste, brunâtre. Tige de 4-8 cent, couchée, bipennée, m. s. f. +-1 m/m larg. Feuilles imbriquées, très inégalement bilobées; lobe supérieur orbiculaire, recourbé au sommet, lequel est subaigu; l’inférieur très petit, oblong-renflé, paraissant à la loupe comme une granulation oblongue, brune, opaque, assez rapprochée de la tige. Les granulations se remarquent à chaque feuille surtout au sommet des tiges: Amphigastres ovales-carrés, émarginés. — Sur les rochers, aussi sur les souches. C. Ard., AR. ailleurs.
IV. — Feuilles excessivement petites, à peine visibles à l'œil nu el n'alteignant jamais + m/m de long.
Jungermannia bicuspidata L.— Plante d’un vert blanchâtre ou ferrugineux. Tige grêle, couchée, plus ou moins rameuse, longue de 5-10 m/m, m. s. f moins de + de m/m larg. Feuilles espacées, ovales, divisées jusqu’au milieu en deux dents lancéolées aiguës. Périanthe cylindrique, hAyalin, plissé, cilié à l'orifice. — Sur la terre dans les endroits frais. AC.
Jungermannia crenulata Sm. — Plante verte ou rouge. Tige de 1-8 cent. m. s. f. ?-1 m/m larg., couchée, émettant des rameaux grêles. Feuilles suborbiculaires, entières, imbriquées-étalées sur les tiges principales, espacées et plus petites sur les rameaux grêles. — Périanthe obovale, rouge, comprimé, plissé et lobé-lacinié à l’orifice. — Bords des chemins encCaissés,
bois, bruyères humides. AR.
HÉPATIQUES. — LEPIDOZIA, PELLIA, ANEURA. 97
Lepidozia reptans Dmt. — Touffes peu fournies, d’un vert pâle, rarement jaunâtres. Tige de 1-3 cent., m. s. f, 3-5 m/m larg., couchée, pennée ou bipennée, à rameaux étalés, quelques-uns atténués, stoloniformes. Feuilles imbriquées, convexes, carrées, à 4 dents recourbées en dessous, celles des rameaux stoloniformes, espacées et bidentées. Amphigastres carrés, à 3-4 dents. — Sur la terre au milieu des mousses, aussi sur les vieilles souches. AC.
HÉPATIQUES FRONDACÉES.
Les Hépatiques frondacées comprennent, outre plusieurs espèces de la famille des Jungermanniacées (capsule solitaire, pédicellée, s'ouvrant en 4 valves), quatre autres familles dont les descriptions ont été données précédemment page 90.
Sous-famille 2. — JUNGERMANNIACÉES FRONDACÉES,
A. Un involucre court.
4. Nervure nulle ou peu distincte. Coiffe glabre ou granuleuse.
a. Élatères persistant au centre de la capsule. Coiffe ovale . . : . Pellia.
b. Élatères persistant au sommet des valves. Coiffe subeylindrique bien visible.
Aneur a.
2, Nervure très distincte. Coiffe hérissée . . . . . . . . . . Metzgeria. BPAS A INVENTÉ RES RER PERTE PE AT RE CRE T7 ST
Pellia epiphylla Corda. — Fronde de 4-7 cent., verte, couchée, large ordinairement de 4-8 m/m, lobulée, ondulée, rameuse. Nervure peu marquée. — Capsule globuleuse, longuement pédicellée. Élatères persistant à la base des valves (caractère du genre), f.6. — Lieux humides et ombragés. C.
Le P. calycina Nees. a la fronde un peu plus étroite, dichotome et la nervure plus distincte. — Bords des sources, cours d’eau, marais, dans les endroits ombragés. AC., bassin de la Meuse, AR. ailleurs.
Aneura Dmt. — Ce genre diffère du précédent par la fronde énerve, la capsule ovale ou oblongue et par les élatères persistant au sommet des valves.
A Fronde large de plus de 2 m/m. 28. . . . . . . . : , ‘A. pinguis Dmt. B. Frondes larges de moins de 2 m/m.
4. Rameaux digités. Fronde n’ayant que À cent . . . .: . . À. palmata Dmt. 9, Rameaux non digités. Frondes longues de plus de 4 cent. a. Rameaux atténués à la base. . . . . . . . . . À. multifida Dmt. b. Rameaux non rétrécis à la base . . : . . . . . À. pinnatifida Dmt.
Ces espèces croissent dans les lieux humides, bords des ruisseaux, marécages. La plus commune est l'A. pinguis; les autres sont rares, l'A. pinnalifida est très rare.
= [il
98 HÉPATIQUES. — BLASIA, METZGERIA, LUNULARIA.
Blasia pusilla L. — Fronde verte, couchée — à l’exception des rameaux fructifères dressés au sommet, — dichotome, nerviée, longue de 1-8 cent., large de 1-3 m/m, disposée en rosette, — Involucre nul. Pédicelle partant du renflement de la nervure. Capsule ovale. — Dans les lieux humides. AR.,R.
Metzgeria furcata Dmt. — Fronde de 1-3 cent., nerviée, verte ou un peu jaunâtre, étroite (moins de 2 m/m de larg.), couchée, bifurquée, glabre en dessus, munie en dessous de cils surtout sur la nervure et sur les bords. —
CC. sur les troncs d’arbres, R. sur les rochers. — Il y a une var. tenella, à
touffes compactes, à frondes très étroites, d’un vert prononcé et une var. violacea, à fronde gemmifère, violacée. Ces deux variétés se rencontrent plus particulièrement en Ard.
M. pubescens Raddi. — Ne diffère de l'espèce précédente que par les rameaux alternes couverts sur les deux faces de poils très courts, même peu visibles à une loupe ordinaire. — Sur les rochers, plus exactement sur l'Anomodon viticulosus revêtant déjà les rochers, aussi sur les troncs d'arbres. AC. dans le bassin de la Meuse. — A première vue, on peut confondre les Metxgeria avec les Hépatiques foliacées, tellement les frondes sont étroites et généralement en touffes.
Fam. II. — MARCHANTIACÉES.
Fruits agrégés au sommet d’un pédoncule. — Les espèces de cette famille et des suivantes sont toutes frondacées. Nous signalons les cinq genres suivants :
Lunularia Micheli. — Involucres étalés en croix, cohérents à la base seulement: Fronde portant des cupules semi-lunaires contenant des corpuscules.
Marchantia L. — Réceptacle femelle, garni de rayons distants au sommet, non étalés en croix mais en ombelle.
Preissia Corda. — Réceptacle femelle hémisphérique, à 4-6 rayons en forme de côtes
saillantes, libres seulement à la partie inférieure. Fegatelia Raddi. — Réceptacle femelle conique, sinué seulement à la base. Reboullia Raddi. — Réceptacle femelle subhémisphérique. Fronde lobée.
Lunularia vulgaris Mich. — Fronde de 2-4 cent., couchée, radiculeuse, bifurquée, lobée, sans nervure distincte, portant souvent des godets semilunaires, où mieux en quartier de lune, contenant des corpuscules ovales. — Pédoncule naissant à la base supérieure de la fronde, long de 2-3 cent., entouré à la base d’une double gaîne : l’extérieure dentée au sommet, l’intérieure blanche, membraneuse, divisée en 3 ou 5 lobes ciliés. Involueres souvent au nombre de 4, disposés en croix au sommet du pédoncule et cohérents à la base. — Très rarement fructifère en Belgique. — Bords des chemins, allées des jardins, terre des pots de fleurs. AR.
HÉPATIQUES. — MARCHANTIA, PRESSIA, FEGATELLA, ANTHOCEROS. 99
Marchantia polymorpha L. (f. 7). — Fronde de 4-10 cent., verte, large (8-15 m/m), couchée, lobée, munie d’une nervure noirâtre, à surface supérieure présentant de nombreux losanges bien manifestes à la loupe. On rencontre souvent, à la face supérieure, de petits godets dentelés sur les bords et contenant des corpuseules lenticulaires. — Appareil fructifère porté par un pédoneule relativement rigide, composé de 8-10 raÿons libres, distants à l'extrémité et disposés en ombelle. Réceptacle mâle sur une autre plante, pédonculé, pelté, marqué en dessus de côtes rayonnantes. — Bords des fontaines, des ruisseaux, pied des murs. CG.
Preisoia commutata Nees. — Fronde de 2-4 cent., couchée, verte, parfois violacée où rougeñtre, dichotome, sinuée, nerviée, à stomates saillants. — Réceptaele femelle bien pédonculé, hémisphérique; 4-6 côtes saillantes, libres seulement à la parlie inférieure, ce qui rend le contour lobé. Réceptacle mâle pédonculé. — Rochers. R., vallée de la Meuse, RR. ailleurs.
Fegatelia conica Corda. — La fronde de cette espèce ressemble à celle du Marchantia polymorpha, sinon qu’il n’y a jamais de godets à lentilles et que la face supérieure, outre les losanges, montre de nombreux points foncés qui sont des stomates. — Appareil fructifère conique, sinué à la partie inférieure seulement et à 6-8 lobes peu accentués. Pédoncule très long. Réceptacle mâle sessile, disciforme. — Bords des ruisseaux, pierres, rochers humides. AC., AR.
Reboullia hemisphaerica Raddi.—Fronde épaisse, de 1-3 cent. de long., d’un vert pâleen dessus, violacée ourougeâtreen dessous, ondulée, lobée,rameuse. Nervure peu distincte. Réceptacle femelle pédonculé, hémisphérique, divisé jusque vers le milieu en 4-8 lobes, garni en dessous de longs poils blancs qui descendent sur le pédoncule; celui-ci également garni à la base de poils blancs ascendants. Involucres fixés aux lobes du réceptacle, s’ouvrant du côté du pédoncule par une fente longitudinale. — Lieux ombragés, bords des chemins, rochers, vieux murs. AC., AR.
FAM. III. — ANTHOCÉROTÉES.
Capsule solitaire, linéaire, très longue, s'ouvrant en deux valves, munie d'une columelle (axe de la capsule); élatères dépourvus de spire.
Anthoceros punctatus L. — Fronde de 1-3 cent., couchée, énerve, lobée, ondulée, crispée, garnie de papilles à la surface supérieure. — Involucre étroit, cylindrique, long de 2-3 m/m. Capsule linéaire, subulée, de 2-4 cent., s'ouvrant jusque vers le milieu en 2 valves. Columelle très étroîte. Spores d'un brun noirâtre. — Été-Aut. — Endroits fräis, champs argileux et calc.,
rochers humides. R.
L’A. laevis L. (f. 8).— Diffère de l’espèce précédente par sa fronde lisse en
100 HÉPATIQUES. — TARGIONIA, SPHAEROCARPUS, RICCIA.
dessus et par ses spores jaunes. — Lieux humides, bords des chemins, des fossés et des sources. AR.
Fam, IV. — TARGIONIACÉES.
Involucre bivalve, sessile. Capsule solitaire, subsessile, globuleuse, se déchirant irrégulièrement. Élatères à 2 spires.
Targionia hypophylla L. (£. 9). — Fronde de 4 m/m à 1 cent., étroite (moins de 2 m/m), élargie au sommet, simple ou peu rameuse, canaliculée à l'état. sec, verte en dessus et percée de stomates nombreux et saillants paraissant comme des ponctuations décolorées; face inférieure pourpre, violacée ou noirâtre. — Involucre placé au sommet de la fronde, mais en dessous, sessile, coriace, noir, obovale-subglobuleux, s'ouvrant en 2 valves concaves. — Sur la terre et les rochers siliceux. AC. dans la zone argilo-sablonneuse.
Fam. V. — RICCIACÉES,
Fructification sessile ou brièvement pédicellée. Périanthe nul. Capsule globuleuse se déchirant irrégulièrement. Pas d’élatères.