‹ Flore forestièreChapitre 10 sur 295 · DES MOTS TECHNIQUES. XX · texte numérisé non relu

DES MOTS TECHNIQUES. XX

Epigé. S'applique aux cotylédons qui sont poussés hors de terre par la germination et qui se transforment en feuilles.

ESpiayne. Insertion des étamines placées sur l'ovaire.

E^iderme. Membrane qui recouvre tous les organes des plantes. L'épiflerme de l'écorce tombe de bonne heure, souvent au bout d'un an, et n'est point remplacé.

ESpine. Pointe rigide et dure, appartenant au système flbro-vasculaire du végétal et occupant une position déterminée par la nature des organes transformés, rameaux, stipules, coussinets, feuilles, etc., dont elle tire son origine.

ESpipétale. Inséré sur la corolle.

E^isperme. Enveloppe immédiate de la graine.

âpèce. Collection de tous les individus qui se ressemblent entre eux plus qu'ils ne ressemblent à d'autres et qui, par la génération, en reproduisent de semblables; de telle sorte qu'on peut, par analogie, les supposer tous issus originairement d'un même individu. (A. de Jussieu.)

Essence. En langage forestier, ce mot s'applique aux grands végétaux ligneux et devient synonyme d'espèce.

Btamine. Organe sexuel mâle ; elle est formée d'un support appelé filet et d'une anthère, corps vésiculeux, généralement à deux loges, qui surmonte le filet et contient la substance fécondante sous forme d'une matière pulvérulente nommée pollen. Le filet peut manquer.

Btendard. Pétale supérieur, à limbe ordinairement dressé, de la corolle des papilionacées.

EâZtrorse. Anthère dont la déhiscence se fait par la face extérieure.

Fascicule. Groupé en faisceau.

Feuille. Appendice, généralement étalé et plan, de nature herbacée, naissant avec le rameau qui le supporte ; on y distingue, à l'état le plus complet, un limbe, un pétiole et des stipules. «

Feuillus (Bois). Sous ce nom, on désigne, en langage forestier, les arbres dont les feuilles ont un limbe bien développé; ils correspondent aux végétaux angiospermes de la nomenclature.

Fibres. Cellules scléreuses allongées, dont la réunion forme le tissu fibreux, c'est-à-dire la masse principale et la plus compacte du bois, celle que l'on dirait pleine à l'œil nu.

Fide {bi-, tri-, multi-). Divisé jusqu'au milieu en deux, trois ou en un grand nombre de parties.

Filet. Portion de l'étamine, généralement grêle et allongée, qui supporte l'anthère.

Fistuleuz. Creusé d'un canal longitudinal en son centre.

Fleur. Appareil de fécondation et de reproduction. Composé, sous la forme la plus complète, d'organes accessoires ou enveloppes florales, calice et corolle, et d'organes essentiels ou reproducteurs, étamines et carpelles.

XXII DlCTIOiNNAlRE

Foliole. L'une des feuilles dont l'ensemble constitue la feuille composée ; on donne aussi ce nom aux pétales et aux sc^pales.

F*olUoule. Fruit sec, uniloculaire, à graines nombreuses, ne s'ouvrant que par une seule suture, la ventrale.

Fovilla. Matière fécondante du grain de pollAi.

Fructifère. Qui porte les fruits.

Fruit. Ovaire fécondé et parvenu à maturité ; se compose essentiellement d'une enveloppe, nommée péricarpe, renfermant une ou plusieurs graines.

Frutescent. Qui ressemble à un arbrisseau et s'élève sans appui.

Funicule. Support de la graine.

FuBiforme. En forme de fuseau.

Gaine. Réunion des écailles qui entourent la base des aiguilles des pins ; se dit encore de la base d'une feuille, lorsqu'elle se prolonge sur le rameau qu'elle entoure.

Galbule. Cône globuleux, formé d'un petit nombre d'érailles. (Voir Cône,)

Gamo-pétale ou -sépale. Formé de pétales ou de sépales soudés entre eux.

Géminé. Inséré par deux sur le même point.

Gemmule. Partie supérieure de l'embryon ; c'est le premier bourgeon terminal de la plante, celui qui en formera la première pousse.

Genre. Collection des espèces voisines.

Glabre. Dépourvu de poils.

Glabrescent. Presque i^labre.

Gland. Fruit sec, indéhiscent, presque toujours unilocnlaire et monosperme par avortement, disposé, un à trois, dans un involucre cupuliforme, péricarpoTde ou foliacé.

Glaucescent. Presque glauque.

Glauque. D'un vert-grisâtre, presque toujours dû à une finiylllorescence.

Gfousse. Fruit sec, uniloculaire, déhiscent en deux valves, dont chacune supporte des graines unisériées.

Graine. Partie essentielle du fruit, renfermée dans le péricarpe en nombre variable suivant les espèces, quelquefois nue ; composée de l'épisperme et de l'amande, elle-même formée de l'embryon avec ou sans albumen.

Grappe. Inflorescence indéfinie composée d'un axe primaire allongé et d'axes secondaires, simples ou rameux, égaux.

Grimpant. Qui ne s'élève qu'à l'aide d'un appui et s'y soutient de divei»ses manières, par torsion, par des vrilles, des radicelles, etc.

Gymnosperme. A graines nues, c'est-à-dire non contenues dans un péricarpe.

Hermaphrodite. Fleur qui réunit les organes des deux sexes.

Di:S MOTS TECHNIQUES. XXll

Hile. Cicatrice laissée sur la graine par son support.

Hispide. Couvert de poils raides et dressés.

Hybride. Produit du croisement de deux espèces différentes ; l'hybride est fréquemment stérile, et rentre, dans le cas de fécondité, plus ou moiiis rapidement dans l'un des types dont il descend.

Hypogé. S'applique aux cotylédons qui ne sortent f>as de terre par la germination et qui pourrissent sans produire de feuilles cotylédonairès.

Hypooyne. Insertion des étamines sur le réceptacle, en dessous de l'ovaire.

Imparipaxmé. S'appliq^ue à une feuille composée pennée, terminée par une foliole unique.

Indéfinies. Etamines en nombre illimité, au delà de dixhuit.

Indéhiscent. Qui ne s'ouvre pas.

Indice d'insertion. Fraction par laquelle on indique la nature de la spirale suivant laquelle les feuilles, dites épaisses oo alternes, sont insérées. Le numérateur exprime le nombre de tours que l'on décrit pour réunir deux feuilles superposées ; le dénominateur, le nombre des feuilles que l'on a rencontrées en chemin.

Inéquilmtéral. Se dit d'une feuille qui n'est point symétrique du côté de sa nervure médiane.

Inerxne. Dépourvu d'épines ou d'aiguillons.

Infère. S'applique à un ovaire couronné par les divisions du calice et par conséquent adhérent à son tube. — En bien des cas, ce que l'on décrit comme ovaire infère n'est autre qu'an réceptacle en forme d'urne sur les bords duquel sont insérés les sépales, les pétales et les étamines, et dans l'intérieur duquel se trouvent les carpelles, distincts ou réunis, libres ou soudés avec lui.

Inflorescence. Disposition des fleurs ; s'entend principalement des groupes que forment les fleurs, lorsqu'au lieu de naître chacune à l'aisselle d'une feuille véritable, elles ne se produisent qu'à l'aisselle d'une bractée, qui peut être très réduite ou même avortée.

Infundibuliforme. En forme d'entonnoir.

Insertion. Mode suivant lequel les feuilles sont distribuées sur les rameaux ; hauteur à laquelle semblent naître les étamines relativement à l'ovaire.

Introrse. Anthère s'ouvrant par la face qui regarde l'axe de la fleur.

Involucre. Réunion de bractées, libres ou soudées entre elles, disposées en un ou plusieurs verticilles.

Involucre fructifère. Enveloppe de bractées qui persistent et s'accroissent ; contient un ou plusieurs fruits.

Involuté. A bords enroulés en dedans.

Imbriqué. Se recouvrant comme les ardoises d'une toiture.

XXIV DICTIONXAIUK

Isoatémones. Etamines dont le nombre est égal à celui des pétales ou des sépales.

Labié. Prolongé en lèvre.

Liacinié. Découpé en lanières.

Liancéolé. Elliptique-allongé et terminé en p>ointe aux deux extrémités.

Lienticelles. Petites excroissances subéreuses de l'écorce, qui traversent Tépiderme et forment saillie à sa surface; d'abord arrondies, les lenticelles prennent, avec l'âge, la forme de lignes transversales plus ou moins allongées.

liiber. Portion la plus interne de l'écorce des arbres, dont la structure et Taccroissement présentent de grandes différences suivant les espèces ; tantôt et plus habituellement en partie fibreux ; tantôt complètement cellulaire, mais toujoui*s présentant des cellules cribreuses. 11 peut se développer avec activité et former plusieurs couches par année ou, au contraire, posséder peu de vigueur et l'ester toujours représenté par une seule et môme couche.

liibre. Sans adhérence.

liignine. Matière surhydrogénée, de composition mal définie, qui incruste la cellulose des jeunes tissus ligneux ; elle varie en quantité et en nature suivant les essences.

liimbe. Portion de la feuille qui est plane et supportée par le pétiole ; partie élargie et étalée des pétales et des sépales, qu'ils soient libres ou soudés.

liObe. Portion du contour de la feuille plus profondément séparée que ne le sont les dents, sans que, néanmoins, la profondeur des incisions soit déterminée. S'applique aussi aux portions saillantes de certains fruits.

liObé. Garni de lobes.

liObule. Petit lobe.

lioculaire {uni-, bi-, pluri-, multi-). Contenant une, deux, plusieurs ou beaucoup de loges.

liOCUlicide. Mode de déhiscence d'une capsule qui s'ouvre suivant des fentes, dont chacune correspond à une loge, de sorte que chaque valve emporte avec elle une cloison en son milieu.

liOges. Cavités du fruit, de l'anthère.

Mailles ou maillures. Taches nacrées et miroitantes que les rayons médullaires produisent quand ils sont de dimensions convenables et que le bois est débité en long, suivant leur direction.

Mâle (Fleur), Qui n'a d'autres organes sexuels qu'une ou plusieurs etamines.

Marcescent. Organe qui persiste, quoique desséché.

Méiostémones. Etamines dont le nombre est inférieur à celui des pétales ou des sépales.

Micropyle. Petite ouverture du sommet de l'ovule, par laquelle pénètre le tube pollinique et se fait en général la fécondation.

liKS MOTS TKCHNIQL'KS. XXV

Monadelphes. Etaniines en nombre quelconque, réunies par l»^s filets en un seul faisceau.

Monoïque. Plante dont les Heurs sont unisexuées et dont les deux st^xes sont réunis sur le même pied. Mo no sperme. A une seule graine.

Mucroné. Terminé par une pointe grêle, raide et droite. Mucronulé. Diminutif de mucroné.

Multi-. Hadical qui exprime l'idée d'un grand nombre. Mu tique. Oui n'est ni cuspidé, ni apiculé, ni mucroné. Mycélium. l*roduction filamenteuse et rameuse qui constitue lurgane végétatif des cfiampignons.

Nectaire. Organe glanduleux de la fleur, sécrétant le nectar.

Nervure, Prolongement et ramifications principales du pétiole dans le liïube des feuilles.

Nu (/taurgeon). Dépourvu d'écaillés.

Nuculaine. Fruit charnu à plusieurs noyaux ou à un seul iioyau pluriloculaire.

Nue (Fieur). Dépourvue d'enveloppes florales. Ob-, Hadical (pri exprime une idée d'inversion. Oblong. Kn ellip.se très allongée, Obovale. Kn ovale renversé.

Oligosperme. Qui contient un petit nombre de graines. Ombelle. Inflorescence, généralement accompagnée d'un invulucre dont tous les axes partent d'un même point et sont également longs. Ces axes peuvent èli-e simples ou divisés à leur tour en ombelles plus petites, dites Ombellules,

Ombilic. Dépression qui se trouve à la base ou au sommet de certaiïis fruits.

Ombiliqué. Pourvu d'un ombilic.

Onglet. Hase allongée et rétrécie d'un pétale ou d'un sépale. Onguiculé. Effilé en onglet.

Opposé. Se dit de deux feuilles insérées en face l'une de I autre à la même hauteur ; s'applique aussi aux parties des verticilles floraux consécutifs qui n'alternent pas entre elles.

Oppositipenné, Disposition de folioles opposées deux à deux et insérées à droite et à gauche du pétiole commun d'une feuille composée.

Ovaire. Portion inférieure plus ou moins renflée du carpelle ou du pistil, qui contient les ovules. Ovale. Ellipse renflée à sa partie inférieure. Ovoïde. Solide engendré par un ovale.

Ovule. Etat de la graine avant la fécondation. Ovulé {iuù-, bi-, multi-). Qui contient un, deux ou beaucoup d'ovules.

Palmé, palmati-. W o\r Difiiiè.

Panicule. Inflorescence dans laquelle les axes secondaires, siniples on composés, partent de diiïérents points de l'axe primaire et sont de longueur décroissante de bas en haut, de manière à donner à l'ensemble une forme conique.

XXVI DICTlONNAIliE

Papilionacée. Forme de corolle irréguKèpe, 'de cinq pétales, dont le supérieur est appelé étendard, dont les deux latéraux sont symétriques et nommés aile*, et dont les deux inférieurs, également symétriques, tantôt libres, tantôt soudés, constituent la carène.

Parasite. Qui vit sur un autre, de sa propre nourriture. On emploie abusivement ce mot pour désigner une foule de plantes qui envahissent le sol forestier au détriment d^s essences principales ou qui se développent sur les vieilles écorces des arbres.

Parenchyme. Amas de tissu cellulaire.

Parenchyme ligneux. Tissu composé de cellules allongées, mais non effilées en pointe comme les fibres, qui se trouve associé au tissu fibreux et aux vaisseaux de certains bois. Il est rare qu'on puisse le distinguer à l'œil nu ou même à la loupe ; lorsque cela est possible, on le reconnaît à sa couleur plus claire et plus mate.

Pariétale. Mode de placentation dans lequel les ovules sont attachés à la face interne des parois de Tovaire, qui, dans ce cas, n'est point cloisonné.

Paripenné. S'applique à une feuille composée dont les folioles sont opposées par paires jusqu'à l'extrémité.

Partite. Désigne les divisions du contour de la feuille qui dépassent la moitié du limbe sans atteindre la nervure médiane.

Pauciflore. Pourvu de peu de fleurs.

Poilu. Parsemé de poils longs et mous.

Pectine. Disposé comme les dents d'un peigne; s'applique soit aux divisions étroites et allongées d'un organe, soit aux feuilles, dites aiguilles, de quelques conifères.

Pédicelle. Diminutif de pédoncule.

Pédoncule. Portion de 1 axe qui supporte immédiatement la fleur.

Pelté. Disposition d'une expansion quelconque, feuille, écaille, etc., qui est attachée par son centre à un support et lui est perpendiculaire, comme l'est la tête d'un clou à sa pointe.

Pennati-. Radical qui indique une disposition pennée.

Penné. Disposé comme le sont les barbes d'une plume de chaque côté de leur tige.

Pentamère. Fleur dont les verticilles, au moins les extérieurs, sont de cinq parties.

Perfoliée (Feuille), Dont le limbe est traversé par la tige.

Péricarpe. Enveloppe du fruit provenant des parois développées de 1 ovaire et composée de trois régions : l'épicarpe ou membrane externe; mésocarpe, zone moyenne qui, en deve-

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