Ghèyre-f ouille des bois. Lonicera pericltmenum. Lin
Feuilles caduques^ elliptiques ou ovales-oblongues, aigués [parfois si n nées-lobées], un peu glauques en dessous, courtement pétiolées, à l'exception des supérieures des rameaux fleuris qui sont sessiles, mais jamais soudées entre elles. Fleurs d un blanc-rosé, odorantes, en capitules longuement pédoncules. Baie ovoïde, d'un rouge vif. — Sous-arbrisseau grimpant et volubile, à jeunes rameaux pubescents. Très commun dans les haies et les bois ; seulement en montagne dans la région méditerranéenne. Flor., juin-août.
En s'enroulant en spirale sur la tige des jeunes arbres, ce chèvre-feuille, comme tous ceux de cette section, finit par y produire une forte constriction, qui oblige la sève descendante à circuler dans les intervalles des tours de spire. Le grossissement plus considérable qui se produit sur son trajet donne naissance à une tige torse d'ime régularité souvent remarquable.
Le cnèvre-feuille des bois abonde parfois dans les jeunes peuplements, dont il enlace et étouffe les jeunes plants.
2. Chèvre-feuille commun. Lonicera capripouum. Lin. Feuilles caduques, glauques en dessous, pétiolées et ovales
sur les rameaux stériles, sessiles dans le voisinage des inflorescences, devenant, en s'en rapprochant, de plus en plus orbiculaires ; se soudant finalement 2 à 2 par leur bases élargies, de manière à simuler une feuille unique traversée par la tige. Fleurs purpurines ou d'un blanc iaunâtre, odorantes, en capitule terminal sessile au centre de la dernière paire de feuilles. Baie ovoïde, d'un rouge-écarlate. Rameaux pubescents. — Très fréquemment cultivé et subspontané ; spontané en Lorraine, dans les bois dn calcaire jurassique. Flor., maijuin.
3. Chèvre-feuille des Baléares. Lonicera implexa. Ait. L. Balearica. DC. Chèvre-feuille de Minorque.
Feuilles persistantes, très coriaces, luisantes en dessus, très glauques en dessous, pvales-a^piculées, sessiles ; celles des
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rameaux fleuris d'autant plus largement souciées entre elles qu'elles se rapprochent davantage des fleurs. Celles-ci en ca^
{)itules terminaux, sessiles. Baies ovoïdes, d'un rouge écarate. Jeunes rameaux glabres. — Région des oliviers, France, Corse et Algérie. Flor., mai-juin. Fructif., août.
4. Chèvre-feuille d'Étrurie. Lonicera etrusca. Santi. Feuilles caduques, obovales, glauques en dessous, courte-
ment pétiolées ; les supérieures des rameaux fleuris sessiles, puis soudées entre elles par leurs bases. Fleurs formant 1-3 capitules longuement pédoncules, à corolle glabre. Baies ovoïdes, d'un rouge vif. Jeunes rameaux pubescents-hérissés. Région méditerranéenne, remonte jusqu'à Lyon, Gap, Auvergne ; Corse et Algérie. Flor., juin-août.
Section IL — Tiges dressées, non volubiles.
Fleurs non longuement tubuleuses, MIalnées ou presque régulières, géminées sur des pédoncules axillaires et non rapprochées en verticiUes capitules; baies non couronnées par les dents du calice; bourgeons à écailles sèches,
5. Chèvre-feuille à balais. Lonicera xylosteum. Lin. Camérisier.
Feuilles caduques, molles et mollement velues, ovalesaiguës, pétiolées, d'un vert clair en dessus, d'un vert-blanchâtre en dessous. Fleurs petites, bilabiées, velues ainsi que leur pédoncule, qu'elles égalent; d'un blanc-jaunâtre ; bractée linéaire, plus longue que l'ovaire. Deux baies globuleuses, rouges, distinctes, mais soudées par la base. — Sous-arbrisseau à tige dressée, rameuse, de 1 mètre à 1",50, grisâtre, à rameaux opposés, grêles, blanchâtres, dont les bourgeons sont très étalés. — Très commun dans l'Est, dans les Dois, surtout dans ceux dont le sol est calcaire, rare dans l'Ouest et faisant défaut sur de grandes surfaces ainsi dans toute la Bretagne ; dans la région des oliviers c'est exclusivement une espèce montagnarde. Flor., mai-juin.
On fait des balais grossiers avec les rameaux de ce chèvre-feuille.