C. Anthères 1-loculaires ; étamines fléchies
sur la lèvre inférieure de la corolle. . . Lavande. . 2 C*. Anthères biloculaires ; étamines divergentes Hyssope . . 3
B'. Calice bilabié; étamines divergentes, à
anthères biloculaires Thvm 4
GENRE I. - ROMARIN. ROSMàRINUS, Lin.
Calice campanule, bilabié; 2 étamines seulement; loges très divergentes, presque confondues en une seule.
Romarin ottcinal. Rosmarinus officinalis. Lin.
Feuilles presque fasciculées, coriaces et persistantes, sessiles, linéaires, obtuses, d'un vert sombre en dessus, blanches-tomenteuses et fortement enroulées sur les bords en dessous ; fleurs bleues, rarement blanches, formant des sortes d'épis au sommet de courts rameaux latéraux, feuilles à la base. — Sous-arbrisseau toujours vert, très aromatique, de 0",50 à 1 mètre, à tige très rameuse et dressée. Commun sur les versants pierreux, surtout calcaires, de la Provence, du Languedoc, de l'Aveyron (Coste), du Roussillon, des Pyrénées orientales et centrales ; Corse, Algérie ; fréquemment cultivé. Flor., mars-avril.
On extrait du romarin une huile essentielle utilisée en parfumerie et en médecine ; on remploie dans les magnaneries pour la montée des vers à soie.
GENRE II. — LAVANDE. LàVàNDULA, Lin.
Calice tubuleux, à 5 dents courtes; 4 étamines fléchies sur la lèvre inférieure de la corolle, dont les anthères deviennent uniloculaires par avortement. — Petits sousarbrisseaux dressés, rameux, à rameaux droits, efiBlés, à fleurs petites, disposées en épis terminaux ; très aroma-
tiques et fournissant à la distillation une essence qui contient 25 p. 100 de camphre.
A. Fleurs bleues, en épis grêles et lâches, à l'extrémité de longs rameaux nus, non surmontés d'un bouquet de larges bractées ; feuilles adultes vertes sur les deux faces.
B. Bractées membraneuses,larges,
rhomboTdales, acuminées. . . L. offiqnale 1
B'. Bractées foliacées, très étroitfes,
linéaires L. a larges feuilles. 2
A'. Fleurs pourpre foncé, en épis denses au sommet de rameaux feuilles, surmontés d'un bouquet de grandes bractées d'un bleu-violet; feuilles blanchestomenteuses sur les deux faces. L. Stéchas 3
1 • LiEvande officinale. Lavandula spica. Lin. L. Spic. Aspic. L. femelle.
Feuilles sessiles, linéaires, subobtuses, atténuées à la base, enroulées sur les bords ; fleurs bleues, en épis grêles, lâches, interrompus à la base, au sommet de rameaux allongés, effilés et nus ; bractées membraneuses, rhomboldales-acuminées, brunes, sans bractéoles. — Sous-arbrisseau dressé, très rameux, de 0",30 à 0",60, à rameaux droits, nombreux ; couvert sur toutes ses parties de poils qui le rendent grisâtre ; très aromatique. Couvre des versants entiers, pierreux et calcaires des Alpes, de la Provence et du Dauphiné, des Cévennes et des Pvrénées; subspontané en beaucoup de lieux, souvent cultivé. Flor., juillet-août.
La lavande n'est pas dépourvue de toute valeur ; dans les lieux où elle abonde, on retire de ses extrémités florifères, par distillation, l'essence de lavande employée en pharmacie sous le nom d'huile de spic, et par corruption d'aspic. 250 kil. de fleurs fraicnes donnent 1 kfl. d'essence, d'une valeur de 8 à 9 fr.
2. LiEvande à larges feuilles. Lavandula latifolia. Vill. Lavande mâle.
Très voisine de la lavande officinale ; se distingue principalement aux bractées et aux bractéoles linéaires, étroites, foliacées; aux feuilles ordinairement plus larges, lancéolées, enroulées sur les bords dans la jeunesse seulement, planes plus tard. — Croît aux mêmes lieux que la précédente, sans s'écarter autant du littoral méditerranéen ; de taille plus petite, d'odeur moins Vive.