‹ Flore forestièreChapitre 176 sur 295 · Salicorne & gros épis. Saucornia macrostachya · texte numérisé non relu

Salicorne & gros épis. Saucornia macrostachya

MORIC.

Espèce souvent confondue avec la précédente, s'en distinguant par les articles qui sont aussi larges que longs, par les épis plus gros et plus longs (3-4 millim. de diamètre sur 3-6 cent, de long.). Bords de la Méditerranée. Très commun en Algérie sur les terrains salés aussi bien de l'intérieur que du littoral. Flor., juillet-août.

[Nota. — On sépare aussi généralement aujourd'hui du S. Jruticosa le S. sarmentosa Duv. Jouv, correspondant peut-être à la var. radicans et se distinguant par ses rameaux moins franchement ligneux, plus allongés, ses épis courts, ses graines à poils uncinés, sa floraison plus précoce].

FAMILLE XLVL

FICACÉES. GAUDICHAUD.

Fleurs monoïques, très petites et nombreuses, réunies sur un réceptacle charnu très développé, concave, dont les bords, en se prolongeant, forment une cavité dans laquelle les fleurs mâles occupent la partie supérieure, les fleurs femelles Tinférieure. Périgone nul ou à 3-5 divisions; ovaire libre, uniloculaire, uniovulé. Fruits secs, très petits et très nombreux (akènes), enfermés dans la cavité du réceptacle qui est accrescent. Graine albuminée. — Arbres à feuilles alternes, simples, souvent très diversement dentées-lobées pour une môme espèce, scabres au toucher, à stipules libres, caduques, très grandes, protégeant les feuilles dans le bourgeon ; contenant des sucs propres laiteux, caustiques, qui renferment du caoutchouc.

288 FICACÉES.

peu serrés, égaux, assez minces. Chaque couche est subdivisée en un grand nombre de zones par du parenchyme ligneux très apparent, indépendant des vaisseaux et formant des lionnes blanchâtres, fines, concentriques, régulières et parallèles ou ondulées et anastomosées, ce qui confond les accroissements annuels entre eux et en rend la distinction très difficile ou impossible, à moins que le tissu fibreux du bois d'automne ne devienne plus serré et plus coloré, ce qui se présente quelquefois.

GENRE UNIQUE. — FIGUIER. FICUS, Lin,

Fleurs pourvues d'un périgone 3-sépalé chez les mâles, 5-sépalé non accrescent, dont les sépales sont soudés inférieurement en un tube décurrent sur le i>édicelle, chez les femelles; Sétamines; 1 ovaire uniloculaire, légèrement stipité. Fruit composé (sycône), formé d'akènes très petits et très nombreux, renfermés dans un réceptacle très concave, piriforme, charnu, dont les parois, relevées et rapprochées au sommet, circonscrivent une cavité close de toutes parts.

Fiç[Uier commun. Ficus cariga. Lin. Caprifiguier.

Feuilles caduques, pétiolées, de forme très variable sur un même rameau, entières et à nervation pennée ou 3-7 lobées et à nervation palmée, à lobes dressés, obtus, sinués ou souslobés, séparés par des sinus superficiels ou très profonds ; épaisses^ pubescentes-scabres en dessus, subtomenteuses et plus claires en dessous. Fruits axillaires, solitaires, gros, piriformes, glabres. — Arbrisseau ou arbre peu rameux, à pousses robustes, revêtu d'une écorce assez mince, grisâtre, finement rugueuse, dont le liber, peu développé, est recouvert d'un périderme subéreux d'un faible accroissement. France méridionale; Corse et Algérie. Flor., avril. Fructif., fin d'août.

Origine. Le [figuier a été considéré pendant longtemps

comme] originaire des régions méditerranéennes orientales et méridionales, introduit et cultivé en Europe depuis la plus haute antiquité. [Il parait au contraire être indigène sur tout le pourtour de la Méditerranée et môme aux Canaries. Il se] rencontre assez fréquemment dans la France méridionale. Il [se trouve à Tétat subspontané dans TOuest jusqu'au Finistère.] Il est commun dans les forêts de 1 Algérie.

FICACÉES. — MORÉES. 289

Il est le plus souvent à Tétat d'arbrisseau, cepen- Taille, dant il devient aussi un arbre de 4-5 mètres de hauteur sur 1 mètre à 1°»,30 de circonférence. La croissance en est active dans la jeunesse, mais elle se ralentit de bonne heure. [Il recherche les rochers, Sor. les vieux murs], repousse très bien de souche, se reproduit facilement de boutures.

Le bois est blanc-jaunâtre ou grisâtre, mou, Boî». spongieux, riche en parenchyme et gorgé de sucs laiteux ; aussi est-il peu estimé, se pourrit-il rapidement et ne fournit-il qu'un médiocre combustible. Cependant celui du figuier sauvage, parvenu à un certain âge et bien desséché, semble supérieur à sa réputation et acquiert de la dureté et de la densité. Celle-ci varie de 0,547-0,716 {ColL Éc. For,),

Le figuier sauvage fructifie abondamment tous Fruits, les ans, mais le fruit en est de mauvaise qualité et ne se récolte pas.

On connaît les qualités et les usages de la figue obtenue par la culture, qu'elle soit tralche ou desséchée.

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