‹ Flore forestièreChapitre 223 sur 295 · Saule rampant. Salix repens. Lin · texte numérisé non relu

Saule rampant. Salix repens. Lin

Feuilles petites, très variables» ovales-arrondies, ovaleselliptiques, elliptiques-lancéolées ou même lancéolées linéaires, obtuses ou brusquement acuminées, aiguës, dont la longueur peut égaler 4-6 fois la largeur, à pointe généralement oblique et ployée en gouttière; entières ou bordées de dentelures glanduleuses, espacées ; à bords souvent réfléchis ; réticulées, vertes, luisantes, glabres ou pubescentes en dessus, soyeusesargentées, plus rarement glabres ou pubescentes et glauq^ues en dessous. Stipules nulles ou petites, lancéolées-aigués. Chatons petits, globuleux ou ovoïdes, sessiles ou pédoncules et plus ou moins feuilles à la base, à écailles velues, discolores, noirâtres à l'extrémité ; les femelles, à capsules ovoïdes-lancéolées, soyeuses-tomenteuses, rarement glabres, portées sur des pédicelles allongés, 3-4 fois aussi longs que la glande; style médiocre ; stigmates ordinairement ovales, bifides, d'un vert-jaunâtre ou pourpres. — Petit el grêle sous-arbrisseau, ne dépassant pas 0",50 à 1 mètre, à tige le plus souvent rameuse et presque souterraine par suite de son fréquent récépage dans les prés, émettant de nombreux rejets effilés, grêles, souples, pubescents ; couverts de petites feuilles qui dépassent à peine la taille de celles des airelles myrtilles. Prés et clairières au bord des bois, en sol sablonneux humide, marécageux et tourbeux : Nord, centre, ouest et nord-est de la France ; Ardennes, Vosges, Jui*a, Alpes et Pyrénées. Flor., avril-mai. Fructif., juin.

Parmi les innombrables formes du saule rampant on distingue principalement les suivantes :

Var. a. 5. rampant, argenté (S. argentea, Sm.), Feuilles largement ovales, terminées en pointe oblique, ployée en gouttière ; soyeuses-argentées, au moins en dessous. Chatons longuement pédoncules et largement feuilles à la base.

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glauqups-bleaûires, à peine soyeuses en dessous {S, fusca. Sm.). Chatons courts, presque sessiles, à peine feuilles à la base.

Var. y. S, ravipant, à feuilles de romarin. (S. rosmarinifolia, Koch. S. augustifolia. Wulf.) Diffère du précédent par les feuilles lancéolées-linéaires, insensiblement terminées en pointe droite et plane, 6 fois au moins aussi longues que larges.

f Saule ambigu. Salix ambigua. Ehru. 5. aurita-repens, Wimm.

Feuilles obovales ou obovales-lancéolées, entières ou superficiellement et lâchement dentelées, courtement acuminées, à pointe recourbée et pliée en gouttière, crépues et ridées en dessus, réticulées en dessous, d'abord recouvertes, surtout en dessous, d'un léger duvet soyeux-lomenteux, finalement glabrescentes ; stipules des rameaux stériles persistantes, assez grandes, semi-ovales. Chatons d'abord sessiles, puis subpéaonculôs et garnis de quelques bractées foliacées à la base, denses, à écailles velues ; les mâles, ovoïdes ; les femelles, ovoïdes-aliongés ; capsule ovoïde-conique, allongée, tomenteuse, à pédicelle 3-4 fois aussi long que la glande ; stigmates presque sessiles, ovales, non échancrés. — Petit arbrisseau de 1 mètre au plus, très rameux, à rameaux glabres, effilés, dressés ; disséminé parmi les saules à oreillettes et les saules rampants, dont il est un hybride et qu'il relie par une foule de formes transitoires, de sorte qu'il n'est pas toujours aisé de le distinguer sûrement des parents. Diffère néanmoins du saule à oreillettes par sa taille plus petite, par les feuilles, surtout les inférieures, moins rugueuses, très entières ou très faiblement dentelées, dont la face n'est pas couverte d'un duvet franchement tomenteux et persistant ; du saule rampant, par les feuilles fortement réticulées en dessous et les stipules plus développées. Lieux tourbeux du Jura, Aveyron (Coste). Flor. avril-mai. Fructif., juin.

Section IX. — S, alpestres.

Petits arbrisseaux des régions alpestres et alpines, à tige dressée, très rameuse, ranieaux toruleux. Chatons latéraux, à écailles concolores ou discolores; capsules presque sessiles.

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