‹ Flore forestièreChapitre 50 sur 295 · I XVI · texte numérisé non relu

I XVI

> TÉRÉBINTHAGÉES.

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lurent épineux, à fleurs régulières, me pomme, dont les feuilles sont imposées, à stipules caduques.

ilièées, sti-

Feuilles persistantes; baie.

Papilionacées.

Page 86.

Feuilles caduques; fruit sec, j à loges superposées; grai- | nés à épisperme charnu. ]

s régulières, produisant une baie j le, dont les feuilles sont alternes, h-nemées.

lus-arbrisseaux ou arbrisseaux \ dressés, à fleurs en ombelle. \

rus-arbrisseaux sarmenteux, ram- ] pants ou grimpants, à fleurs régu- ( lières, en ombelle simple, à feuil- ( les alternes, toujours vertes. J [iirisseaux à fleurs régulières, en ^ ombelle simple ou en corymbe, à I feuilles opposées, simples, en- i tières, caduques.

CÉSALPINIEES.

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Amygdalébs.

Page 129.

Rosacées.

Page 145.

POMAGÉES.

Page 156.

Myrtacées.

Page 186.

Granatées.

Page 195.

Grossulariées.

Page 196.

Ombellifères.

Araliacées.

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Cornées.

) Page 202.

Pista>chier, CaméUe.

Sumac,

Ànagyre, Ajonc, Sparïier, Sarothcmne, Genêt Argyrolobe, Cytise, Àdénocarpe, Bugrane.

Erinacée.Lalycotome.Dorycnie, Anthyllide, Robinier, Baguenaudier , Coronille,

I Galnier, Caroubier.

) Amandier. Pêcher.

[ Cerisier. Prunier.

) Abricotier.

l Spirée. Potentille.

\ Ronce. Rosier.

Cotonéaster. Aubépine.

Buisson-ardent I Néflier. Coignassier.

I Poirier. Pommier.

Alisier. Sorbier.

, Amélanchier.

Myrte.

Eu4:alyptus.

Grenadier.

Groseillier.

( Buplèvre.

Lierre.

Cornouiller.

64 RHAMNÉES.

Bois, — Tissu fibreux très serré et homogène ; rayons égaux, très minces, très rapprochés ; vaisseaux très fins, égaux, isolés ou plus rarement réunis par 2 à 3, moyennement nombreux, uniformément répartis ; parenchyme ligneux associé aux vaisseaux et les entourant, constituant en outre à la limite des accroissements une ligne très fine d'un ra^g de cellules. Bois très dur et lourd, homogène, dont les couches annuelles sont peu apparentes.

.Paliure épineux. Pauurus aguleatus. Lam. Rhamnus Paliums. Lin. Argalou; Porte-chapeaux.

Feuilles caduques, alternes et distiques, courtement pétiolées, obliquement ovales, aiguës ou obtuses, très légèrement dentées, glabres ; formées de trois nervures dominantes, dont une médiane et deux latérales basilaires, arquées-convergentes; stipules épineuses, inégales, l'une allongée, droite et dressée, l'autre courte, arquée, réfléchie. Fleurs en petites grappes définies, globuleuses, axillaires ; calice à divisions lancéolées, étalées ; corolle à pétales spatules. Samare d'un rou^e brun, hémisphérique, couronnée par une exnansion orbiculaire, plissée-rayonnée et ondulée sur les boras. — Arbrisseau de 2-5 mètres, à petites fleurs jaunâtres, à tige dressée, rameuse, à rameaux et ramules grêles divariqués, flexueux. Bourgeons très petits, à deux écailles spinescentes. Ecorce d'un ffrisnrun, lisse d'abord; faiblement gerçurée plus tard. Abondant dans les terrains incultes et arides, particulièrement calcaires, de la région méditerranéenne; remonte vers le Nord jusqu'à Valence ; cultivé comme haie, fréquemment subspontané en plusieurs localités d'Algérie. Flor., juillet-août. Fructif., automne.

Le paliure épineux se reproduit par drageons ; les nombreuses épines dont il est pourvu le rendent très propre à faire de bonnes haies. Le bois en est dur, blanc, passant insensiblement au rougeâtre dans le cœur. Il a pour densité 0,83 {ColL Éc. For,). Il est de faibles dimensions et ne présente aucune importance.

GENRE II. - JUJUBIEB. ZIZYPHUS, Toumef,

Fleurs pentamères ; calice à tube rotacé ; pétales enroulés en dedans. Ovaire enfoncé dans le disque et lui adhérant ; 2 styles ; fruit charnu, à noyau unique, 2-3loculaire ou 1-loculaire par avortement.

Bois. — Structure générale identique à celle du bois de paliure, mais vaisseaux plus nombreux et plus serrés

RHAMNEES.

encore, très généralement isolés, à peine accompagnés de parenchyme ligneux. Une zone interne d'un rang ae vaisseaux un peu plus gros que les autres, une zone externe très étroite dépourvue de vaisseaux, rendent parfois assez facile la distinction des accroissements.

Jujubier commun. Zizyphus vulgaris. Lam. Rhamnus Zizypkitë. Lin,

Feuilles caduques, alternes-distiques, courtement pétiolées, obliquement ovales, obtuses, dentées, formées de 3 nervures dommantes, dont une médiane et 2 latérales basilaires, arquées-convergentes; 2 stipules spinescentes, inégales, souvent avortées, caduques. Fleurs petites et jaunâtres, en grappes définies, pauciflores, axillaires; calice à divisions subtriangulaires; pétales spatules. Fruit ovoïde, presque sessile, de la taille d'une grosse olive, rouge à la maturité, de saveur douce et sucrée. — Arbre de moyenne taille, à rameaux tortueux, ramules grêles, effilés et flexueux, se ramifiant plusieurs fois dans le cours d'une année; à écorce brune, profondément gerçurée-écailleuse, qui rappelle beaucoup celle des pins. Probablement originaire de Chine; fréquemment cultivé comme fruitier et çà et là, quoique rarement, subspontané dans la région méditerranéenne; France, Corse et Algérie. Flor., avrilmai. Fructif., fin de septembre.

Le jujubier peut s'élever à 6-8 mètres et atteindre 1-1^,80 de circonférence. Il drageonne très facilement, mais se reproduit peu par rejets de souche. Cet arbre fournit l'un de ces exemples, bien plus fréquents qu'on ne l'avait supposé, de bourgeons multiples à chaque aisselle ; il en offre jusqu'cà 3, disposés en triangle, dont le supérieur est le principal.

Le bois est dur, compacte, homogène, susceptible d'un très beau poli. Blanc jaunâtre à l'état d'aubier, il est d'un rouge uniforme, au moins aussi vif que celui de l'acajou à l'état parfait ; il est employé, comme ce dernier, en ébénisterie et désigné sous le nom d'acajou d'Afrique. Il fournit un excellent chauffage, un charbon de première qualité.

Complètement desséché à l'air libre, il a une densité qui varie de 0,948 à 1,122. {ColL Ec. For.),

Toutes les parties du jujubier contiennent des principes astringents et amers ; néanmoins les fruits, connus sous le nom de jujubes, sont mucilagineux,

Taille.

Bouriîeons.

Bois.

Produils accessoires.

66 RHAMNÉËS.

sucrés et comestibles. On en fabrique une boisson alcoolique qui a le goût du cidre ; les pharmaciens en font ou en devraient faire la pâte pectorale du même nom (1).

GENRE m. — NERPRUN. RHAMNUS. Lin.

Fleurs dioïques ou polygames, le plus souvent tétramères, rarement pentamères, en petites cymes plus ou moins contractées, axillaires ; calice à tube urcéolé, persistant ; pétales plans, quelquefois nuls. Ovaire libre. Styles 2 ou 3. Nuculaine munie d*un sillon dorsal. — Arbrisseaux à feuilles alternes ou opposées, caduques ou persistantes, très généralement dentées, à nervation pennée ; à stipules linéaires, plus ou moins caduques ; souvent épineux par transformation des rameaux et pourvus de bourgeons écailleux, à écailles imbriquées, spiralées.

Bois. — Tissu fibreux serré, homogène, à parois épaisses ; rayons sensiblement égaux, assez rapprochés,

(i) L'Algérie possède deux aulres espèces de jujubier ; [l'une cultivée dans les oasis, c'est Z. spina Chriêtl [L) Desf,; Ventre sponlanée, très commune ; elle va être décrite].

Jujubier des lotophages. Zizyprus lotus. Desf. Bois souterrain.

Feuilles plus petites que celles du jujubier commun, ovales ou elliptiques-oblongues, obtuses, finement crénelées^» glabres ; pétioles, ramules et calices veloutés. Fruit subglobuleux, jaune-rouge, de la taille d'une cerise. Buisson de 3-4 mètres, à branches tortueuses, inclinées, garnies d'aiguillons géminés. Flor., fin de mai. Fructif., fin d'octobre. Commun en Alpérie, dans les plaines ou sur les coteaux, jnsques et y compris la région Saharienne ; peuple seul ou mélange avec les oliviers, les lentisques, etc., des étendues assez considérables.

Le jujubier de lotophages, malgré ses dimensions peu élevées, ne manque pas d'intérêt; les racines très longues et traçantes, généraement plus grosses que le sujet qui les a produites, sont d'une extraction facile et donnent un volume de très bon bois de chauffage,

RHAMNÉES. 67

minces et courts ; vaisseaux Ans, égaux, groupés entre eux en grand nombre et formant au bord interne de chaque couche une zone poreuse plus ou moins large ou étroite, de laquelle se détachent des lignes onduléesrameuses et rayonnantes qui, sur la section transversale, produisent un élégant et remarauable dessin réticulé, de couleur mate et plus claire que la miasse fondamentale du bois. Bois dur et dense, à aubier distinct, de structure très caractéristique.

Les fruits des nerpruns sont tous plus ou moins purgatifs ; ils contiennent, avant la complète maturité, des matières colorantes, vertes ou jaunes, utilisées dans les arts et dans Tindustrie.

A. Feuilles alternes.

B. Feuilles persistantes.

C. Feuilles à bords cartilagineux, dentés : nervation vaguement pennée. Arbrisseau non épineux... N. Alaterne 1

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