‹ Flore forestièreChapitre 96 sur 295 · Ronce arbrisseau. Rubus fruticosus. Lin · texte numérisé non relu

Ronce arbrisseau. Rubus fruticosus. Lin

11 est incontestable que sous ce nom sont confondues des esDèces nombreuses et réelles, incomplètement connues jusqu alors. A part le caractère commun tiré du fruit, qui est luisant et dépourvu d'efDorescence glauque, on observe en effet que la ronce arbrisseau, entendue dans le sens linnéen, présente des différences nombreuses dans chacun de ses organes. Ainsi les tiges sont dressées-décombantes ou rampantes, plus ou moins longues, grêles ou robustes, arrondies, pentagonales ou creusées de 5 sillons ; glabres, velues, glanduleuses ; armées d'aiguillons nombreux ou rares, forts ou faibles, droits ou crochus, vulnérants ou non. Les feuilles ne varient pas moins ; généralement quinées sur les rameaux stériles, ternées sur les florifères, mais aussi parfois toutes ternées, elles sont de formes différentes; vertes, glabres ou velues, blanchestomenteuses sur la face inférieure ou sur toutes les deux à la fois. Les fleurs, blanches ou roses, offrent des inflorescences diverses, des piélales de forme et ae grandeur variées ; enfin, les fruits eux-mêmes sont plus ou moins gros, composés d'un nombre plus ou moins grand de carpelles. — Très commune dans les forêts, dans les haies, aux bords des chemins et dans les lieux vagues; parait être, sous des formes diverses, la seule ronce existant en Corse. Flor., juillet-août. Fructif., octobre.

GENRE IV. — ROSIER. nOSÀ, Lin.

Pédoncule dilaté au sommet en un réceptacle creux, ovoïde ou globuleux, simulant un ovaire infère, sur les bords duauel s'insèrent le calice, la corolle et les étamines. Calice de 5 sépales entiers, dentés ou pennatiséqués, caducs ou persistants ; pétales à onglets courts ; carpelles libres ; nombreux, sessiles ou stipités, surmontés d'un long style, insérés dans le fond et sur les parois internes de l'urne réceptaculaire, qui devient charnue et contient à la maturité autant de fruits secs, poilus, indéhiscents, monospermes (akènes). C^est cet ensemble distinct qui est généralement considéré comme le fruit (cynorrhodon) ; c'est aussi dans cette acception que dans la description des espèces de ce çenre ce mot sera employé. — Sous-arbrisseaux à feuilles oppositi imparipennées, à stipules soudées au pétiole et à tiges aiguil lonnées.

Bois. — Bois à tissu fibreux dominant. Vaisseaux iné-

fl^aux, isolés, assez gros au bord interne, décroissant dans a région médiane et externe, où ils sont très fins et rares; à peu près uniformément espacés. Rayons assez larges, indéfinis.

loi

La végétation des rosiers a beaucoup d'analogie avec celle des ronces. La souche émet annuellement des rejets aériens vigoureux, stériles la première année, florifères au bout de 2 à 3 ans ; seulement ces rejets ne périssent pas comme ceux des ronces après avoir fructifié. Cette souche produit en outre de longs coulants souterrains qui drageonnent au loin et abondamment.

Sans compter les rosiers cultivés, de provenance étrangère, que Ton observe quelquefois à Fétat subspontané, les rosiers sauvages indigènes, parmi lesquels il se rencontre beaucoup d'hybrides, sont nombreux, d'une spécification difficile.

Cette considération et le peu d'importance forestière de ce genre permettent de ne parler ici que des espèces les plus communes et le plus généralenient admises.

[Pour les raisons exposées dans la préface, je n'ai à peu près pas touché à la rédaction de ce genre; je dois dire cependant que M. Crépin me parait y avoir

f)orté la lumière ; il a fort bien montré en particuier que parmi les formes élevées au rang d'espèces, beaucoup sont des variations individuelles sans grande importance, d'autres des variétés intéressantes dues à l'action des milieux, un grand nombre enfin des produits de l'hybridation qui se produit fréquemment dans le genre].

A. Aiguillons sétacés ou subulés, droits ou faiblement arqués, parfois nuls.

B. Stipules des rameaux stériles ou florifères semblables.

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