E. Cinerea L. sp. 501. Bruyère cendrée
Fleurs d’un rose purpurin, rarement blanches portées sur des pédoncules axillaires feuillés 1-5-flores, disposées en panicule spiciformes terminales. Feuilles verticillées par #4, longues de 4 mill., linéairesoblongues, pubescentes, vertes en dessus, blanches et à bords roulés en dessous; bordées de cils étalés, glanduleux. Sous-arbrisseau de 0,50 à 0,50, à rameaux très-grêles, redressés, pubescents ou hérissés.
Bruyères. — R. Walmen, Laenaken, op-Glabbeck. FI. juin-septembre.
Les deux espèces de bruyère de notre flore ne sont de presque pas d'utilité pour les gens de la campagne. Là, cependant, où la première espèce croit en assez grande abondance, on la donne comme litière aux animaux domestiques ; quelquefois on l’utilise comme combustible, mais dans ce dernier usage elle est presque sans valeur.
Calluna Sauss. in Lin. trans. VII. 517. — Calluna.
Calice à 4 sépales libres, colorés scarieux, pétaloïdes. Corolle beaucoup plus courte que le calice, campanulée, profondément 4-fide. Etamines 8. Capsule à 4 loges, à déhiscence septifrage. Graines peu nombreuses ou solitaires dans chaque loge.
Sous-arbrisseau très-rameux, à tiges tortueuses, rapprochées en touffes. Feuilles persistantes, opposées, étroitement imbriquées sur 4 rangs. Fleurs roses purpurines, rarement blanches, munies de 6 feuilles florales imbriquées par paires et formant un involucre régulier, appliqué sur le fruit. Bois à grain très-fin, très-compacte, très-homogène. Tissu fibreux fin, à parois épaisses, vaisseaux très-petits, isolés, assez abondants, uniformément répartis ou à peine décroissant du bord interne au bord externe ; rayons médullaires assez fins, peu hauts, espacés.
C. vulgaris Sauiss. loc. cit. — Ærica vulgaris L. sp. 501. Bruyère commune. — Gewoone bessemheide.
Fleurs roses, rarement blanches disposées en longues grappes simples et lâches, terminant les rameaux ; entourées à la base de six petites feuilles qui simulent un calice ; celui-ci scarieux, coloré, cache la corolle qui est de moitié plus courte. Capsule globuleuse, velue. Feuilles opposées, étroitement imbriquées sur 4 rangs, concaves-canaliculées en-dessus, convexes-anguleuses en-dessous, à face inférieure réduite à un sillon par la réflexion du limbe, prolongées au-dessous de l'insertion en un éperon bifide à lobes rapprochés ou divergents, glabres ou pubérulentes, finement ciliées aux bords apparents.
Tige de 5 à 5 décimètres, à rameaux glabres ou pubescents, donnant naissance latéralement à un grand nombre de rameaux stériles courts.
La bruyère commune est une plante exclusivement silicicole. En Belgique elle couvre à peu près à elle seule de très-grandes étendues de terrain. Son abondance sur le sol est l’indice certain d’une terre stérile ou épuisée.
On l’utilise pour la fabrication de balais; ses jeunes pousses peuvent servir à la nourriture du bétail ; on en fait une assez mauvaise litière ou du feu.En revanche,si la bruyère commune ne procure pas à l’homme des produits de quelque importance; les abeilles recherchent les fleurs avec avidité pour y récolter les matériaux qui leur sont nécessaires pour la préparation du miel et de la cire.