‹ Flore forestière de BelgiqueChapitre 31 sur 47 · lantana L. sp. 484. — Viorne mancienne · texte numérisé non relu

lantana L. sp. 484. — Viorne mancienne

Arbrisseau à rameaux flexibles, à écorce couverte dans le jeune âge, d’une pubescence étoilée ; puis d’un brun jaunûtre clair ; rugueuse et longitudinalement gercurée avec l’âge.

Feuilles grandes, caduques, courtement pétiolées, ovales aiguës ou presque obtuses, cordées à la base qui est quelquefois inégale, dentées, vertes et parsemées en dessus de poils simples, presque appliqués ; d’un vert grisâtre ct recouvertes en dessous de poils rameux, particulièrement abondants sur les nervures ; stipules nulles. Fleurs toutes fertiles, à corolle rotacée, disposées en un corymbe plan. Fruits comprimés, rouges avant la maturité, noirs à la maturité.

Les rameaux de la Viorne mancienne s’utilisent comme liens. Les racines pilées et macérées dans l’eau donnent de la glu. FI. juin. A.C. dans la Province de Namur ; R. Chimay, Marche, Engis.

2, V. opulus L. sp. 584. Viorne obier. — Swelken-hout.

Arbrisseau souvent élevé à rameaux cassants, glabres, à écorce d’un gris cendré. Feuilles glabres ou presque glabres en dessus, à face inférieure d’un vert blanchâtre plus ou moins pubescentes, à poils espacés ou fasciculés, ordinairement à 5 lobes profonds sinués ou lâchement dentés à dents inégales ; pétiole portant des glandes cupuliformes plus ou moins stipitées ; stipules linéaires ou incisées. Fleurs à divisions inégales, en cime lâche, plane, pédonculée, à rameaux glabres, les centrales fertiles à corolle campanulée-rotacée, celles de la circonférence stériles rayonnantes à corolle rotacée très-ample. Fruits globuleux, succulents, d’un rouge vif.

Cette espèce est sans usage, si ce n’est dans les jardins ou l’on cultive une variété à fleurs stériles connue sous le nom de Boule-de-neige ou Rose de Gueldre.

FI. mai-juin. Fr. septembre-octobre.

Bois, coteaux boisés. C., A. C. dans presque toutes les provinces.

DIVISION III. — APÉTALES.

CLASSE Ir. — APÉTALES NON AMENTACÉES.

FAMILLE XVIIL — ULMACÉES Mine, élém. 905.

Fleurs hermaphrodites, rarement polygames par avortement. Périgone persistant, à 5 et rarement à 4-8 divisions soudées et campanulées ou turbinées, à préfloraison imbricative. Étamines ordinairement en nombre égal à celui des divisions périgonales et opposées à elles, à filets filiformes, libres. Anthères introrses, biloculaires à déhiscence longitudinale. Ovaire non soudé au calice, formé de deux carpelles, dont le bord interne s’infléchit pour former la cloison qui parfois est complète et donne ainsi 1-2 loges uniovulées. Ovule suspendu, réfléchi, solitaire, fixé près du sommet de la cloison. Styles deux, étalés-divariqués. Fruit sec (samare) coriace, lisse ou rugueux, uniloculaire et à une graine par avortement. Graine suspendue, à test membraneux, à raphé saillant. Albumen nul. Embryon droit, à cotylédons plans ; radicule courte, di-

rigée vers le hile.

Arbres à feuilles distiques, penni-nervées, inéquilatérales à la base, généralement rudes au toucher ; rameaux distiques et dans un même plan; stipules grandes, presque herbacées, caduques; fleurs très-précoces, paraissant avant les feuilles. Bourgeons revêtus d’écailles nombreuses, imbriquées sur deux rangs; les axillaires insérés obliquement au-dessus de la cicatrice de la feuille.

Bois très-bien caractérisé, très-tenace et très-élastique, à aubier blanc jauntre, cœur brun ou brun rougeâtre plus ou moins prononcé et varié. Fibres à parois épaisses ; vaisseaux inégaux, les internes gros, serrés, formant une zone poreuse, étroite, continue ; ceux du milieu et du bord externe petits, groupés en grand nombre, associés à du parenchyÿme ligneux et dessinant des lignes concentriques, régulières onduleuses ou en zigzag ; rayons médullaires fins-moyens, assez longs, assez haut, serrés.

Uilimus L. Gen. 516. — Orme.

Caractères de la famille.

\ Fleurs longuement pédicellées ; fruits ciliés aux bords . . . U. effusa. | Fleurs brièvement pédicellées ; fruits glabres aux bords . . 2

| Graine placée au milieu de la samare, éloignée de la base de l'échanerure ; feuilles brusquement et longuement acumi-

2 nées. . Er) DÉÉRMES re à PRE LE MONO:

Graine immédiatement contiguë à la base de l’échancrure, feuilles ovales aiguës, rarement un peu acuminées . . . Ü. campestris.

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