Var. corylifolia Host
Feuilles largement ovales, scabres supérieurement, à dents larges; samares obovales ou oblongues.
Les variétés « et 5 forment un tronc élevé, nu, la tête large et touffue quand larbre croît en liberté. La nudité du tronc provient des élagages périodiques auxquels on soumet cette essence. Chez les vieux sujets, l’écorce a de l’analogie avec celle du chêne. Vers l’âge de dix ans, par suite du développement du périderme, un rhytidome fibreux ne tarde pas à apparaitre et l’écorce est fendillée. 11 y a production d’une certaine quantité de liège dans la variété suberosa ; il n’a qu’une existence éphémère, il tombe à la suite du développement du rhytidome.
L'orme développe un système radiculaire traçant qui prend naissance sur quelques grosses racines qui s’enfoncent obliquement dans le sol. Le bois de souche fournit 15-20°/, du volume total.
Quoique la fructification de l’orme soit assez régulière, il arrive, cependant certaines années, où les fruits sont en énorme quantité. Nous nous rappelons une année où notre jardin était complètement envahi par une jeune génération d’orme.
La samare, aussi longtemps qu’elle reste verte, fonctionne de la même facon que les feuilles ; aussi arrive-t-il fréquemment que les arbres ne se feuillent que fort tard.
Le kilogramme contient 150000 à 150000 graines. Celles-ci germent après une quinzaine de jours d'enfouissement dans le sol. Le jeune plant apparait avec deux petites feuilles cotylédonaires vertes, obovales, généralement un peu échancrées au sommet et offrant, chacune sur un de leurs côtés, à la base, une sorte de dent saillante. La croissance est rapide, de 5-5 décimètres en hauteur pendant les premières années ; vers l’âge de 10 ans la pousse terminale peut atteindre un mètre.
Le bois de l’orme champêtre l'emporte sur celui des deux espèces précédentes ; sa couleur rougeâtre le fait désigner sous le nom d’orme rouge. Il est dur, élastique, extraordinairement tenace, d’une fente difficile, d'une durée égale au moins à celle du chêne, surtout employé dans les lieux humides ; le charronage en fait un très-grand usage.
La variété lortuosa ou orme tortillard est recherchée pour la fabrica tion des moyeux.
L’écorce de l’orme champêtre peut s’employer pour confectionner des nattes et des cordages grossiers. Elle contient dans des cellules spéciales un principe mucilagineux abondant (20 °/,) et du tannin (6 °/,).
Les feuilles peuvent servir de fourrage pour le bétail. Desséchées à l'air. libre, c’est-à-dire fanées, elles sont presque aussi riches en azote que les luzernes et les trèfles. Leur analyse a donné les résultats suivants (M. I. Pierre, 1856).
Eau Mat. sèche Azote par kilogr. par kilogr. par kilogr.
vertes 760 240 gr. 10.00 Feuilles cueillies le 2 juin, fanées 200 800 » 99.60 vertes 655 567 SUN ES Feuilles cueillies le 9 novembre, fanées 200 800 » 17 6)
Accroissement progressif en diamètre d’un orme champêtre âgé de
40 ans re DÉCADE. 9me DÉCADE. 5me DÉCADE. Ame DECADE. CS TRE ET TN TS TT ACCROIS - ÉPAISSEUR ACCROISSE-| ÉPAISSEUR À ACCROISSE- ÉPAISSEUR À ACCROISSE- ÉPAISSEUR SEMENT | DE LA MENT DE LA MENT DE LA MENT DE LA
PROGRESS.| COUCHE. [PROGRESSIF| COUCHE. PROGRESSIF COUCHE. JPROGRESSIF| COUCHE
4 k 4 2 69,5 | 2,5 94 2 11 7 44 5 ZA LE 98 n 15 4 48 4 74,5 3,5 101 5 19 4 49,5 1,5 7i 1,5 105 4 92 5 52 9,5 78,5 2,5 107 2 95 5 54 9 BATIR MES 110 5 28 5 57 5 82,5 1,5 115 3 31 3 60 5 85 9,5 118 5 56 5 65 3 88,5 5,3 121 5.
{re période de 10 années de croissance 0,039
9me » » » 0,028 Gme » » » 0,025 Ame » » » 0,031 5
Fe0M95S
Le mesurage a été fait sur un rayon partant de la moëlle à la dernière couche de bois. La grosseur en diamètre était donc après quarante années de croissance de 0,247.
D'après les expériences de T. Hartig, la puissance calorifique du bois d’orme de 100 ans et d’une densité de 0,68, desséché à l’air, est à celle du hêtre de 120 ans et d’une densité de 0,75, également desséché à l'air, dans les rapports suivants.
Poids égaux. Volumes égaux.
ascendante 92 : 100 85,7 : 100 Plus haut degré de chaleur.
rayonnante 92 :.100 85,7 : 100
ascendante 158 : 100 128,5 : 100 Durée de la chaleur croissante.
rayonnante 157 : 100 127,6 : 100
Durée de la chaleur décroissante
( LR D lle A) D Pi 00)
rayonnante 90 : 100 85,8 : 100 ascendante 90 : 100 83,8 : 100 Total de la chaleur développée.
rayonnante 89 : 100 82,9 : 100 Eau vaporisée. 76 : 100 70,8 : 100
Le charbon d’orme est léger ; sa pesanteur spécifique est de 0,195. La puissance calorifique est à celle du charbon de hêtre comme 879 : 100.
On rencontre le long des routes et des avenues plusieurs variétés parmi lesquelles nous signalerons l’orme de Hollande et l’orme de Pitteurs, tous deux à végétation plus active et à feuillage plus ample.
L'Ulmus sparsa Duwrr. est probablement une variété de l’Ulmus campestris.
FAMILLE XIX. — DAPHNOIDÉES.
Fleurs bermaphrodites, plus rarement unisexuées, à périgone régulier, simple, coloré, tubuleux ou infundibuliforme, à limbe 4-5 fide ou rarement presque nul, quelquefois muni à la gorge d'écailles pétaloïdes ; divisions périgonaies ordinairement égales, à préfloraison imbricative. Disque périgyne soudé avec la base du périgone, quelquefois nul. Étamines 8-10, insérées sur le tube ou la gorge du périgone, en nombre égal à celui des divisions périgonales et alternant avec elles, ou en nombre double dont le rang externe alterne avec l’interne et avec les divisions du périgone. Ovaire libre, uniloculaire, uniovulé, rarement pluriovulé ; ovule réfléchi, suspendu vers le haut de la paroi stylifère. Style simple où nul, latéral ou sublatéral; stigmate capité. Fruit sec
indéhiscent ou drupacé, uniloculaire, à une et très-rarement à plusieurs graines, nu ou enveloppé par la base persistante du périgone. Graine suspendue, à test mince; albomen nul ou peu développé. Embryon droit.
Sous-arbrisseaux ou herbes dont les feuilles sont simples, très-entières, non stipulées, éparses, à nervation formée d’une nervure médiane dominante et de nervures pennées fines, fréquemment cachées par le parenchyme.
Bois identique dans toute la famille. Vaisseaux égaux, très-petits, associés à du parenchyme ligneux et formant avec lui des lignes composées rayonnantes, dendritiques, blanchâtres qui produisent un dessin réticulé. Rayons fins. Écorce interne et moëlle vertes.
Daphne L. gen. 485. — Daphne.
Fleurs hermaphrodites ; périgone caduc, infundibuliforme, 4-fide. Étamines 8, incluses, insérées sur deux rangs près de la gorge. Style presque nul. Fruit; drupe charnue ou presque sèche, à noyau crustacé. Sous-arbrisseaux ou arbustes à bourgeons écailleux, à fleurs généralement très-odorantes.
Fleurs rougeûtres; réunies par 2-5 sessiles ; feuilles caduques . . D. Mezereum. Fleurs d’un jaune verdâtre, en grappes pédonculées ; feuilles persistantes, épaisses, lrès-coriaces . . . . . . . . . . . D. Laureola.