LA FLEUR
Fleur de Merisier : c, ovaire.
Fig. 90.
Examinons une fleur de Merisier (Fig. 90): elle est portée sur une queue ou pédoncule au sommet duquel on distingue de l'extérieur à j^ l'intérieur : 1° une collerette formée de cinq petites feuilles vertes ou sépales, c'est le calice ;
2° Une autre enveloppe la corolle, composée de cinq pétales blancs ;
3° A l'intérieur se trouvent les organes mâles ou étamines.
Chaque étamine (Fig. 91) comprend un mince filament ou filet et à
l'extrémité de celui-ci un double renflement ou anthère : petit sac à deux loges dont on a comparé la forme à celle d'un pain fendu.
Les loges de l'anthère renferment une poussière jaune dite pollen.
4° Enfin, au centre de la fleur, se trouve l'organe femelle nommé pistil. Il comprend un corps renflé appelé ovaire, (c, Fig. 90) surmonté d'un appendice effilé ou style, dont l'extrémité visqueuse est le stigmate.
Etamme : f, filet ; ^ Tintérieur de l'ovaire, existent deux
a, anthère ;/,/.
loges de l'anthère petits corps arrondis, ce sont les ovules.
voir'tpoiîet""* Chez d autres plantes, ils existent en nombre
Fig. 91. beaucoup plus grand. La fleur de Merisier
ayant cinq sépales et cinq pétales, on dit pour
abréger qu'elle est construite sur le type cinq.
Les différentes parties de la fleur sont constituées par des feuilles modifiées. Supposons, par exemple, une feuille sans pétiole, à pointe effilée se repliant sur elle-même de façon à rapprocher et souder ses bords, et nous concevons comment une feuille peut être transformée en un pistil semblable à celui de la fleur du Merisier.
Les ovules représentent des folioles charnues insérées sur le pourtour de la feuille et rejetées en dedans par la soudure de ses bords ; ces derniers forment à l'intérieur de l'ovaire deux bourrelets appelés placentas.
L'ovaire n'est pas toujours simple, comme dans la fleur étu-