PROCEDES DE MULTIPLICATION
grossi et atteint un décimètre de diamètre, elles formeront un perchis. Enfin, lorsque les fûts seront complètement constitués, le massif sera devenu une haute futaie. Les arbres ont alors atteint l'âge mûr et donnent d'abondantes semences.
Des nombreux brins qui constituaient le fourré, la plupart ont disparu ; dans un peuplement ^ serré, les arbres ont à soutenir un combat sans répit, la cime de chacun d'eux cherchant à percer et à s'étaler le plus possible à la lumière. Au cours de cette lutte les plus faibles sont bientôt dépassés par les cimes des sujets plus vigoureux et périssent tôt ou tard ; il résulte de cette compétition un allongement rapide des tiges aux dépens de leur grosseur ; le phénomène de lélagage naturel, que nous avons signalé dès le début du gaulis, se produit avec intensité, c'est-à-dire que les branches inférieures, privées de lumière par lescimes voisines, se dessèchent rapidement ; le houppier est réduit à un bouquet inséré à l'extrémité du fût.
Quand le peuplement est devenu vieille futaie, les arbres sont proches de leur maturité et peu à peu dépérissent ; ce fait se produit souvent vers 150 ans, quelquefois vers 300 ans seulement ou même plus tard .
PROCÉDÉS DE MULTIPLICATION. — La graine seule peut donner naissance à un nouvel arbre, mais il existe des procédés de rajeunissement et de multiplication.
Rejets et drageons. — Lorsqu'on coupe un arbre au ras de terre, il se produit, si les conditions sont propices, des jeunes pousses dites rejets qui croissent sur la souche du sujet coupé soit par développement de bourgeons proventifs, soit par la formation de bourgeons adventifs.
La faculté de donner des rejets existe généralement chez les arbres feuillus, tout au moins lorsqu'ils ne sont pas trop âgés, mais elle est plus rare et limitée à certaines espèces chez les résineux.
Quand le rejet naît près de terre, il peut entrer en con-
1. Oa appelle ainsi l'ensemble des tiges qui s'élèvent sur le sol forestier.