‹ Flore médicale (volume 3)Chapitre 96 sur 97 · QUINQUINA PITON · texte numérisé non relu

QUINQUINA PITON

M. Pugnet, qui a souvent eu occasion d'employer ce quinquina, le regarde comme plus amer, plus astringent, et plus promptement fébrifuge que les autres espèces ; il lui reconnaît surtout des propriétés émétiques et purgatives plus développées que dans les autres. Administré en poudre, à la dose d’un gros, dans un verre d’eau , à jeun, ce quinquina des montagnes a bientôt occasioné le vomissement. La même dose, administrée en trois prises , à demi-heure d’intervalle l’une de l’autre, a déterminé des évacuations alvines. D’après le même observateur, la même quantité suffit pour arrêter les accès des fièvres intermittentes. Mais, pour cela, il faut qu’elle soit ingérée en trois prises, à six heures d'intervalle l’une de l’autre.

Les quatre espèces de cénchona dont il vient d’être question , ne sont pas les seules qui aient été employées en médecine. Beaucoup d'autres espèces du même genre possèdent les mêmes propriétés astringentes et amères, et jouissent d’une réputation analogue contre les fièvres intermittentes. On peut consulter, sous ce rapport, le savant mémoire que M. Laubert a publié récemment dans le Jowrnal de médecine militaire. Tes nombreuses espèces et variétés de quinquinas, qui y sont déterminées , sont même souvent confondues, dans le commerce, avec les quatre espèces dont nous venons de nous occuper, et sur lesquelles les médecins ont plus particulièrement dirigé leurs observations. C'est même à ces mélanges inconsidérés qu'il faut peut-être attribuer, au moins en partie, la différence des effets qu’on en obtient, dans certains cas , et la dissidence d’opinion qui règne depuis long-temps, parmi les médecins, sur ses avantages réels.

On ne sait pas encore si l’écôrce des jeunes branches de quinquina est préférable à celle des vieilles branches ou du tronc. On préfère, toutefois, la première; mais il est bien certain que cette circonstance doit influer puissamment sur les qualités physiques et sur les propriétés médicinales de cette substance, ainsi que la nature du sol, et l'exposition des arbres qui la fournissent.

EXPLICATION DE LA PLANCHE. (La plante est réduite aux deux tiers de sa grandeur naturelle.) — x. Calice et pistil. — 2. Portion du tube d’une corolle, à la base duquel sont insérées cinq étamines. .— 3. Fruit entier.

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