BASILIC
Comme le basilic a pour patrie un climat moins rigoureux que le nôtre , il faut le semer, chez nous, en mars, sur couche chaude et sous cloche. Lorsque le plant, qui croît avec rapidité, est assez fort , on le repique en pots, que l’on replace sur la couche à l'ombre, et sans cloche si le temps est doux. Dès qu'il est repris, on l’expose au grand soleil, et on l’arrose copieusement. Ainsi traité, le basilic forme un joli petit buisson bien touffu , bien arrondi, duquel s’exhale uneodeur très-suave, qu'on aime à retrouver dans la plante desséchée.
La saveur forte, piquante, agréable, et comme anisée du basilic, lui assigne un rang parmi nos meilleures épices.
Dioscorides, qui accorde à cette plante la vertu diurétique, lui reproche, sans raison plausible, d’affaiblir la vue lorsqu'on en fait un usage trop abondant. Les feuilles fournissent une grande quantité d'huile volatile, vantée par l'illustre Frédéric Hofmann comme céphalique et nervine. Cette huile, dit Gilibert, est utile dans les névroses atoniques, telles que la paralysie et la goutte-sereine. Desséchées et pulvérisées , les feuilles de basilic deviennent un sternutatoire employé avec succès dans la perte de lodorat causée par lépaississement de la morve.
Proposé par le docteur Bd comme dd. du camphre, le basilic est banni par d’autres de la matière médicale, et borné aux usages culinaires. Ces deux opinions s’éloignent de la vérité. Le eamphre est un remède héroïque, dont l’art de guérir pourrait difficilement se passer, et que jusqu’à présent on a vainement essayé de remplacer. Le basilic partage les propriétés toniques, stimulantes, de la plupart des labiées, telles que la sauge, le romarin, la méhsse, le thym, le serpolet, la lavande. |
Quelques espèces d’ocimunr répandent une odeur encore plus aromatisée que le basilic ordinaire : tels sont le petit basilic, ocimum minimum, L., que nous élevons communément dans des pots, pour parfumer nos appartemens, et celui de Ceylan, ocimum gratissimum , que M. Bodard substitue à la vanille et au giroflier.
EXPLICATION DE LA PLANCHE. [La plante est réduite aux deux tiers de sa grandeur
naturelle.) — 1. Fleur entière de grandeur naturelle. — 2. Calice vu du côte de la lèvre supérieure. — 3. Pistil. — 4. Corolle ouverte, dans laquelle on voit l’insertion des quatre élamines; les deux inférieures, coudées à leur base , ont un appendice velu. — 5. Calice onvért,
faisant les fonctions de capsule, dans le fond duquel sont placées quatre graines ovales.
NET 2. Cire
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